Quand lirons-nous pareille chose au Québec?

« …je serai donc amené à faire de nombreuses propositions lors des mois à venir. Je profite de ce blog pour préciser que […] j’aimerais que ce projet ait pour fil conducteur la recherche de l’intérêt général […] C’est pourquoi je vous invite tous, lecteurs de ce blog, socialistes ou non, à me faire partager votre opinion. La structure pyramidale des partis et la concentration du système médiatique font qu’il est parfois difficile pour un militant ou un citoyen de faire entendre sa voix et de diffuser ses idées : que ce blog y contribue ! Je m’engage à vous lire, je m’engage à me déplacer aussi souvent que possible en province pour vous rencontrer, je m’engage enfin qu’à l’issue de cette année nous ayons un projet qui préparera la grande transformation sociale que je souhaite. »

Source: 2005, l’année du projet, sur le carnet de Dominique Strauss-Kahn.

Une vision inspirante de la ville pour 2005

Il y a un an, je formulais le projet « de rassembler des visions inspirantes de la villes de Québec ». L’année s’est écoulée. Le projet n’a pas encore pu voir le jour… ou pas sous la forme initialement prévue en tous cas!

Parce qu’au fond, d’ici à , il n’y a qu’un pas…

Je pense (je souhaite!) que ce sera une expérience à suivre dans les prochaines semaines, parce que 2005 sera une bien grosse année de politique municipale à Québec!

Georges Leroux et le rôle des intellectuels dans la société

Entrevue intéressante à Indicatif présent cette semaine avec Georges Leroux, professeur de philosophie à l’UQAM.

Le segment le plus intéressant, il me semble, est celui où M. Leroux aborde, à l’invitation de Marie-France Bazzo, le rôle et la place des intellectuels (des philosophes en particulier) dans la société québécoise. Intéressant, sauf que je n’ai pas été convaincu par le fait que l’affirmation selon laquelle « la question n’est pas celle du rôle des intellectuels, mais celui du rétrécissement de l’espace public ». On ne peut certes pas nier ce rétrécissement, mais on doit assurément le nuancer quand on constate que bien des artistes (pour ne nommer que ceux-là) réussissent à s’engager dans les débats publics bien plus efficacement que les intellectuels.

L’écoute de l’entrevue, stimulante, me ramène l’idée que je développais dans ce texte il y a quelques mois: le rôle des intellectuels est celui d’experts, bien sûr (comme le mentionne d’ailleurs Georges Leroux) mais aussi (surtout?) celui de PROPOSER. Et c’est là que leur absence de l’espace public est le plus condamnable à mon avis.

Sans compter que dénoncer le rétrécissement de l’espace public sans s’engager activement dans l’exploration de ce que les nouvelles technologies peuvent offrir comme moyens pour contrer cette tendance (en particulier les carnets web) me semble pour le moins étonnant comme attitude. Facilité?

S’ils vivaient aujourd’hui, Sarte, Nietzsche, Habermas et Platon n’auraient-ils pas occupé le nouvel espace ouvert par les carnets Web? Je le pense.

Exit la malbouffe… ici on apprend!

Voilà qui devrait intéresser François Guité… ainsi que plusieurs autres éducateurs québécois:

Des choix alimentaires sains dans les écoles pour des élèves en santé

« Le gouvernement McGuinty fait des écoles des endroits plus sains et propices à l’apprentissage pour les élèves, en demandant aux conseils scolaires de retirer la malbouffe des distributeurs automatiques installés dans les écoles élémentaires, a affirmé aujourd’hui Gerard Kennedy, ministre de l’Éducation. »

Ce sont les amateurs qui vont changer le monde!

Des sources de la science, au monde du logiciel libre, en passant par le Rap et The Sims… c’est d’abord et avant tout au retour des amateurs, mis en réseau par les technologies qu’il convient de porter attention. Charles Leadbeater le décrit très bien dans la plus récente livraison de Fast Company:

« The 20th century was marked by the rise of professionals in medicine, science, education, and politics. In one field after another, amateurs and their ramshackle organizations were driven out by people who knew what they were doing and had certificates to prove it. Now that historic shift seems to be reversing. […]

Passionate amateurs, empowered by technology and linked to one another, are reshaping business, politics, science, and culture. […]

Some professionals will find that unsettling; they will seek to defend their monopolies. The more enlightened will understand that the landscape is changing. Knowledge is widely distributed, not controlled in a few ivory towers. The most powerful organizations will enable professionals and amateurs to combine distributed know-how to solve complex problems. […]

Rising participation in education will give people skills to pursue those activities. New media and technology enable Pro-Ams to organize. […]

After a century in decline, amateurs will rise again. And they will change the world. »

Cette révolution amateure est un phénomène très proche de ce que j’essayais de décrire dans mon deuxième essai sur la cyberpédagogie… et qui renforce ma conviction pour le modèle de la cité éducative — parce que c’est la cité idéale pour les amateurs.

Flexibilité

« Le ministre de l’Éducation pose un jalon de plus à la lutte patronale pour une organisation du travail plus souple: ouvrant la porte à des ententes locales, Pierre Reid souhaite que la négociation avec les enseignants permette d’activer une clause favorisant les ententes entre syndicats locaux et commissions scolaires, en dehors des balises nationales. » (Le Devoir, 31 août 2004).

Hors des stratégies de négociation qui, de part et d’autre, brouillent trop souvent les véritables enjeux, il me semble qu’un peu plus de souplesse dans l’application des paramètres nationaux d’une convention collective, de manière à permettre à chaque milieu de s’ajuster adéquatement le projet éducatif local… ça tombe sous le sens! À suivre

Report de la réforme…

Mario Asselin en rapport avec l’annonce du ministre de l’Éducation concernant le report d’un an de l’entrée en vigueur de la réforme de l’éducation au secondaire:

« Ce signal ne me plaît pas […] Je préfère faire confiance au personnel scolaire. […] en ce qui me concerne, ça ne servira qu’à séparer « les hommes des enfants », en langage sportif ! […] Les éducateurs sérieux, les équipes-écoles responsables, les directions d’école exerçant un leadership pédagogique empreint de vision et les parents soucieux de continuité et de bon sens sauront faire les bons choix! […] J’attendrai [néanmoins] un peu avant de me faire une tête sur les intentions politiques du nouveau gouvernement libéral en matière d’éducation. » (toute son intervention…)

Voilà qui est bien résumé.