Le territoire que l’on construit soi même…

Je reprends, pour archivage, de larges extraits d’un texte de Bruno Devauchelle, animateur au CEPEC Craponne (France). J’ai, par ailleurs, découvert avec plaisir que celui-ci tenait maintenant un carnet Web dans lequel il regroupe (enfin!) ses principaux textes.

Celui-ci s’intitule Internet, une arme de guerre

Extraits de « Internet, une arme de guerre »:

Une page du journal Le Monde en date de ce samedi 6 Aout 2005, rapporte les liens entre Al Quaeda et Internet, ainsi que la lutte qui semble s’installer autour de cet usage. On y apprend entre autres l’utilisation très habile d’Internet par des terroristes […]

Si nous essayons d’envisager la dimension éducative et citoyenne de ces faits, il nous faut penser Internet aux deux niveaux : un espace pour dire, un espace pour échanger.

Si c’est un espace pour dire, la question qui se pose est celle de celui qui lit ? comment peut-il être amené à lire tel ou tel propos s’il n’y est pas dirigé à un moment ou un autre. […]

Si c’est un espace pour échanger, nous nous trouvons devant la question des réseaux. il est logique qu’un réseau humain utilise un réseau technologique. C’est d’ailleurs ce qui a permis la multiplication des contenus non institutionnels sur Internet.

En choisissant Internet pour échanger on peut soit passer par l’espace public, soit organiser un sous réseau, protégé, sur Internet. […]

Eduquer à Internet c’est aussi prendre conscience de ces dimensions. Quand des jeunes adolescents (es) mettent sur des blogs des photos et des textes très intimes, on mesure à quel point ils ne mesurent pas les enjeux réels des communications. Ainsi espace public et espace privé n’existent plus de la même façon qu’avec des médias plus traditionnels pour ces jeunes. […]

Or c’est cela qui est un phénomène nouveau : il y a simultanéité des intentions dans le même espace public. Que je veuille faire partager mon intimité ou mon intention de nuire, j’utilise désormais les mêmes canaux. (ndlr: le gras est de moi) […]

Ce qui trouble désormais, c’est l’absence de frontière, la dé-territorialisation. La notion de territoire, telle que l’utilisent les géographes dès lors qu’ils s’intéressent au vivant dans son environnement, me semble être un concept central pour analyser la communication en général, et celle sur Internet en particulier.

Apprendre aux jeunes à « dessiner les territoires », c’est à dire à les identififier, les repérer, les décrire, est un travail qui attend tous les éducateurs qui veulent permettre aux jeunes de comprendre le monde qui les entoure.

Ces mêmes éducateurs devront aussi travailler auprès de chacun de ces jeunes, à l’aide des blogs par exemple, pour que chacun d’eux comprenne que parmi tous les territoires qui se croisent, le premier c’est d’abord celui que l’on construit soi même, parfois sans en avoir conscience…

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