Une soirée pour préparer Québec Horizon Culture

J’ai assisté ce soir à la soirée Participe Présent qui avait lieu au Musée de la civilisation en prévision de la journée Québec Horizon Culture du 16 février prochain — dans deux semaines tout juste!

Étaient invitées à s’exprimer:

Dominique Brown, président-directeur-général de la compagnie de jeux vidéo Beenox, Daniel Gélinas, directeur du Festival international d’été de Québec, Marc Gourdeau, vice-président du Conseil régional de la culture, Claire Simard, directrice du Musée de la civilisation, Dominique Violette, directrice du Carrefour international de théâtre et Simon Brault, vice-président du Conseil des arts du Canada.

Je reprends plus bas l’ensemble des notes que j’ai prises au cours de l’événement — en vrac et pratiquement sans révision. Mais de façon un peu plus synthétique (tout en restant spontané):

J’ai aimé:

que quelqu’un déplore la faible implication le milieu de l’éducation dans Québec Horizon Culture alors que c’est à l’âge scolaire qu’on apprend le mieux à entretenir une relation d’engagement avec la culture (plutôt que de simple consommation).

qu’on signale aussi l’importance de soutenir la culture de proximité, dans les quartiers, à partir des bibliothèques, des parcs, etc.: de favoriser la rencontre de la culture au quotidien.

qu’on rappelle que la présence de l’art dans la ville doit s’accompagner d’une médiation permanente qui permette à tout le monde d’apprivoiser, de comprendre et d’apprécier les oeuvres: « il n’y a pas que les bustes et les statues qui doivent être accompagnées d’explications ».

qu’on signale à de nombreuses reprises le rôle essentiel de la diversité dans le développement culturel et économique de la ville et qu’on déplore le manque de diversité à Québec — la culture c’est la rencontre.

entendre dire que la pire méthode pour solliciter la participation des gens d’affaire dans la culture, c’est de leur demander de l’argent. Mieux vaut solliciter leur participation, susciter leur engagement — faire appel à leurs passions. : « Ask for money you’ll get advice, ask for advice you’ll get money. » Je suis bien d’accord: c’est d’abord la main à la pâte qu’il faut souhaiter.

Je retiens particulièrement:

que la clé du succès de Québec Horizon Culture repose probablement sur la mise en place, dès le 16 février, de mécanismes précis pour assurer le suivi de l’événement.

Je reste troublé par cette question — très provocante:

« Est-ce qu’on peut former les créateurs de demain — la relève culturelle, comme le dit le maire Labeaume — dans une ville où il n’y a pas de diversité culturelle? »

Je trouve qu’on a oublié:

de donner la parole aux créateurs eux-mêmes: auteurs, comédiens, musiciens, peintres, etc. — plus encore, je suis intrigué par le silence de ceux qui étaient dans la salle: désintérêt? résignation? cynisme?

de parler du rôle de la presse et des médias et de la façon dont ils traitent de la culture.

de dire qu’il faudrait apprendre à « donner plus souvent la chance au coureur » en présumant qu’une idée proposée est bonne jusqu’à preuve du contraire, et non l’inverse, comme on le fait encore trop souvent. Ouverture d’esprit, je cris ton nom…

Je trouve plus dommage encore:

qu’on ait très peu parlé (voire pas du tout!) du rêve et de l’inspiration, de façon générale — du fait que pour miser sur la culture, une ville doit être inspirante, tant pour stimuler les créateurs que leurs publics.

pas parlé non plus de l’importance de développer l’entrepreuneuriat dans le domaine culturel — pour développer dans la population (et chez les jeunes, en particulier) un regard sur le monde comme quelque chose sur lequel on peut avoir une influence, qu’on peut transformer, pour réaliser ses rêves.

et que rien sur le rôle que les technologies de l’information peuvent jouer pour favoriser la rencontre des personnes, organismes et institutions culturelles dans la région — pourtant évoqués à maintes reprises comme un besoin.

Je suis aussi déçu:

que devant les défis que pose le manque de diversité à Québec, personne n’ait évoqué l’importance de valoriser le voyage et les expériences à l’étranger des citoyens — les jeunes en particulier — comme façon de « rapporter des bribes de diversité », stimuler l’ouverture d’esprit, développer des réseaux et provoquer les rencontres nécessaires à la création et à l’innovation.

* * *

Bien sûr, j’aurais pu aussi me lever et dire tout ça — ou une partie de ça! — mais j’ai préféré prendre des notes et les reformuler ici, afin d’essayer (à nouveau) de susciter des réaction et de solliciter la participation des gens d’ici le 16 février; parce que cela me semble fondamental.

Je m’accorde encore quelques jours pour formuler adéquatement le message que j’aimerais partager avec les participants à Québec Horizon Culture… en étant de plus en plus obsédé par une question que me pose régulièrement Ana-Laura, à peu près en ces termes:

« … bon, c’est bien beau tout ça, mais alors, on fait quoi, concrètement, toi et moi, pour contribuer à ce que cette vision de la ville se réalise ? ».

Elle a raison: ce serait tellement bien d’arriver suggérer quelques propositions simples, qui puissent avoir pour effet de favoriser l’engagement des gens au lieu de leur donner (faussement?) l’impression qu’ils ont été dépossédé de leur influence au profit des institutions culturelles.

Pour le moment, l’idée qui me vient à l’esprit, ce serait de faire un témoignage sous forme de récit — d’incarner mon propos à travers des personnages et des lieux, dans une ville imaginée; inspirante. J’aurais envie d’aller raconter une courte histoire…

* * *

Devant la difficulté de communiquer efficacement ses idées, comment ne pas terminer en avouant ma très grande admiration pour Simon Brault dont toutes les interventions ont été particulièrement saisissantes ce soir. J’ai été vraiment très impressionné par la simplicité et la clarté avec laquelle il s’exprime. Si seulement je pouvais arriver à en faire autant… Il me reste à en faire autant!

* * *

—/ début de la transcription de mes notes /—

Participe Présent

Québec Horizon Culture… Mais quelle culture?

— Notes personnelles de Clément Laberge / sans révision —

Invités:

  • Dominique Brown (DB)
  • Daniel Gélinas (DG)
  • Marc Gourdeau (MG)
  • Claire Simard (CS)
  • Dominique Violette (DV)
  • Simon Brault  (SB)

— environ 150 personnes présentes —

…la capitale souhaite se doter d’un plan d’action afin de développer son capital culturel lors de l’événement Québec Horizon Culture — mais autour de quelle culture les participants se réuniront-ils?

SB: …la place accordée au créateur / présence forte d’infrastructures culturelles de haut niveau / pouvoir politique, influence politique de la ville — proximité politique et culture / engagement des citoyens dans l’activité culturelle. [référence à Richard Florida vs indice d’authenticité].

CS: vie démocratique dans une capitale vs démocratisation de la culture — engagement des citoyens.

DV: réf. à SB.  Culture vivante. Des artistes et des artisans dans la ville. Infrastructure vs institutions [stabilité / événements]. Des organismes/événements assez forts pour se projeter… Les lieux culturels à Québec sont souvent fermés: il faut les rendre plus vivants.

DB: il y a tout plein de créateurs qui travaillent pour Beenox. Concentrer les créateurs dans Saint-Roch, pour être en mesure de rendre plus vivants nos lieux de culture vs les créateurs de Beenox par exemple: musique, arts visuels, etc.

DG: communiquer avec le public — la culture est une communication entre le créateur et le public. Une capitale culturelle est un lieu où les créateurs ont la capacité de faire évoluer les publics.

MG: participation citoyenne, engagement/adhésion de la population à la vie culturelle de la ville. Attention, il ne s’agit pas seulement de la capacité de rejoindre rapidement beaucoup de monde. Le milieu de la culture est un écosystème. La rencontre ne doit pas être le seul critère d’évaluation.

Comment continuer à soutenir l’engouement/l’engagement des citoyens constaté en 2008?

CS: les activités étaient gratuites, nombreuses et spectaculaires, mais aussi (surtout?) bien intégré dans la ville: animer nos lieux de culture, mais aussi animer d’autres lieux, au coeur de la ville. Il y a un potentiel exceptionnel, vs rapport aux fleuves, parcs, lieux de déambulation.

— atouts: cadre naturel et cadre bâti —

SB: il y a un alignement de planètes politiques et culturelles exceptionnel pour Québec… mais on ne décrète pas une capitale culturelle, on la bâtit, on la construit, dans le temps. Il faut miser sur les capacités culturelles internes de la ville — favoriser l’expression du leadership, les alliances. Une des conditions gagnantes est l’équilibre entre l’événementiel et la culture telle qu’elle se vit au quotidien dans la ville.

MG: la dynamique créée par la ministre et par le maire (ne vient pas des gens qui font au quotidien… pourrait suggérer à une orientation qui s’inscrit dans un programme politique). Enfin, la valeur de la culture dans la vie de la ville n’est plus portée uniquement par les artistes.

DG: …une recette qui s’appuie sur la capacité de rejoindre tout le monde, les plus intellectuels comme la masse des gens — idem pour les types médias. La météo et l’argent, oui, ça aide, mais l’essentiel c’est l’imagination qu’on met à concevoir les projets, les événements, etc.

— rapprocher le milieu des affaires et le milieu culturel (en contexte de difficulté économique?) —

DB: la crise économique touche Québec en taxant la croissance (…a mangé les emplois qu’on aurait autrement prévu créer). Je m’imagine mal les gens d’affaires aller financer aujourd’hui… quand il n’y a pas de retour immédiat: « la publicité et les voyages c’est toujours les premières choses qui sont coupées quand ça va mal.

SB: Si on veut créer des liens entre le monde de la culture et le monde des affaires, la dernière chose à faire c’est de demander de l’argent. « Ask for money you’ll get advice, ask device you’ll get money. » Il faut engager les gens, les entrepreneurs, dans la création, la genèse des événements, etc. 1MM$ pour conserver 12000 emplois dans la construction… alors qu’en culture… Ce que j’attends aujourd’hui des gens d’affaires c’est que leur fiscalistes, avocats, lobbyistes appuient l’idée d’un réinvestissement dans la culture.

DB: Ça coûte cher de produire à San Francisco, mais la créativité est là alors les gens sont prêts à payer. La créativité on ne peut pas nous la retrancher, la déménager. Il s’agit de la stimuler.

— favoriser certains créneaux? faire dans tous les secteurs —

DB: …le domaine du numérique: multidisciplinaire, et rejoint les jeunes.

DV: avant de parler d’art, on parle de contenus. Nous sommes dans une époque particulièrement féconde, où il y a assez peu de cloisonnement, on peut créer à partir d’une mixité de savoirs… c’est le chapeau de la création contemporaine. Notre démarche doit être inclusive quand aux formes et aux origines culturelles.

MG: Québec est un pôle de formation dans presque toutes les disciplines artistiques. Il y a beaucoup trop d’organismes qui vivotent.

CS: il ne faut surtout pas trop cibler les secteurs: il faut stimuler la créativité et l’innovation dans tous les secteurs — il faut faciliter les conditions d’exploration,  d’innovation et de croisement d’univers. On est seulement à l’étape du démarrage des relations entre la culture et le monde des affaires — on commence tout juste à se parler et à s’apprivoiser.

DV: c’est vrai qu’on part de zéro ou presque! Le problème numéro un dans notre pratique d’essayer d’établir des ponts avec le milieu c’est qu’on… Il faut sortir des rencontres traditionnelles de chambres de commerce: bénévolats, programme d’engagement, participation aux conseils d’administration, etc. Faut cesser de se croiser et se rencontrer… et ce ne sont pas le secteur des affaires et celui de la culture qui doit se croiser, ce sont les gens qui y oeuvrent.

DG: la culture fonctionne actuellement de façon assez simpliste: subvention et commandite, mais il reste qu’on voit de plus en plus souvent des gens d’affaires qui ont des coups de coeur pour un type ou un autre de création artistique — c’est la passion créative qui est la clé. Le milieu de la culture a aussi des premiers pas à faire.

— interventions de la salle — (spectaculaire, avec le micro placé sous l’arbre éclairé!)

Claude L’Heureux, retraité: en référence à l’Action nationale: où es l’art et l’âme de Québec dans ce qu’on entend ce soir? La langue française et l’histoire? — interrompu.

Jacques White, directeur de l’école d’architecture de l’Université Laval: quelle place pour l’architecture contemporaine? on en parle peu / très peu ce soir.

Robert Faguy, Université Laval et artiste: une des particularités de Québec: on a pas de milieu très très fort: ça force les rencontres… c’est le seul moyen de survivance pour les artistes à Québec. Il faut miser sur cela: exemple artistes et jeux vidéos pour gagner leur croûte. // Il manque aussi un secteur qu’on a pas suffisamment invité: celui de l’éducation… on en fait seulement des consommateurs culturels, il faut susciter la création dès le primaire.

— réaction des invités —

MG: je ne cherche pas l’âme de Québec: elle est dans les ateliers des artistes, les salles de spectacles, etc. Elle est là et bien présente elle demande juste à être découverte.

SB: …un peu partout dans le monde les stratégies des villes intègrent l’architecture comme une dimension essentielle. On cherche à créer des icônes architecturales. La renaissance culturelle de Toronto se fait autour de l’architecture. C’est une stratégie discutable — risque de seulement planter des champignons — mais les architectes doivent nécessairement faire partie de la discussion. Importance de l’urbanisme. C’est indéniable que l’architecture et le design font partie de la culture. Québec est une ville qui se marche, qui favorise les rencontres. La densité d’une ville est un facteur qui favorise la créativité, qui n’est pas possible dans l’isolement.

— est-ce qu’on a pas négligé le monde de l’éducation et de la formation —

(question restée sans réponse)

DV: réitère l’importance de l’architecture qui définit notre cadre de vie et notre rapport à l’espace. L’exemple d’un parc qui était contourné à Porto et qui a été réaménagé à partir d’espaces artistiques.

DB: la densité statistiquement va apporter n’importe quoi, dont la créativité. On dit que Québec est un gros village, c’est à la fois notre plus grande force et notre plus grande faiblesse. Beaucoup plus facile de se parler, entre concurrents, avec les pouvoirs publics, etc. Côté problème: il nous manque de diversité culturelle (qu’on a plus dans le jeu vidéo). Disons-le, la diversité culturelle est un frein. On se prive de beaucoup de choses.

SB: revient sur Richard Florida sur la diversité qui insiste énormément sur la diversité et la tolérance (qui croissent avec la densité). J’ai une grande question quand j’entends le maire Labeaume dire qu’il veut faire de Québec la ville de la relève culturelle: est-ce qu’on peut former les créateurs de demain dans une ville où il n’y a pas de diversité culturelle? Cela me semble une immense question à l’ère de la mondialisation. // pour la première fois depuis 1929, le milieu des affaires et celui de la culture s’intéressent tous les deux au rôle de l’état dans le soutien de l’économie. C’est scandaleux et déprimant de voir à quel point l’accroissement des dépenses dans le secteur culturel est faible. Tant qu’à faire des déficits, autant investir dans la culture.

MG: le milieu culturel est conscient du manque de diversité. Mais le milieu culturel ne peut pas changer à lui seul la démocratie de la région.

SB: Robert Lepage est probablement le créateur francophone qui a su le premier utiliser la diversité culturelle comme matériaux — aussi Carrefour de théâtre, etc.

DV: souhaiter la diversité est une chose, mais peut-on la garder ici quand on l’a? Comment on fait pour que les gens se sentent chez eux ici? Il faut viser à enrichir notre milieu pour longtemps.

DG: Québec doit avoir 200000 personnes de plus et ça ira mieux.

SB: pas sûr, à Montréal on les a ces 200000 personnes de plus et pourtant… la croissance des non-publics est très forte (gens qui ne se sentent pas concernés). La démocratisation culturelle doit aussi être faite beaucoup plus intensément. Attention à l’exclusion culturelle.

CS: il est important de développer la culture de proximité, dans les quartiers, où on est habitués de vivre — écoles, bibliothèques.

— retour à l’auditoire —

Louise Lou, poète: en référence à la fontaine de Tourny — lit le texte de Marie Laberge qui est au pied de la fontaine.

Guy Gingras, musicien: commentaire: concernant le milieu de l’éducation et l’innovation — le milieu de l’éducation est toujours un peu en retard sur la culture. Question au sujet de l’exportation de nos productions/oeuvres culturelles.

Marcel Landry, citoyen de Saint-Roch: observation les bustes et statues sont bien expliqués, mais pas les oeuvres contemporaines ne le sont pas (ex. Bill Vazan). Pourquoi il n’y a pas des explications pour aider les gens à comprendre le sens des oeuvres dans la ville — des plaques, simplement. Comment faire oeuvre pédagogique dans la ville au sujet des oeuvres un peu plus hermétiques.

— réactions des invités —

DB: concernant l’exportation, il faut que les artistes s’ouvrent davantage au numérique. (cite en exemple Steve Barakat, Youtube, etc.).

MG: il y a effectivement une mutation rapide et profonde, certains secteurs s’adaptent plus vite que d’autres — il faut oser expérimenter de nouvelles façons de distribuer les oeuvres.

SB: je suis d’accord avec ce que dit DB, mais il y a des paradoxes, dans la musique pop — il faut optimiser la circulation des artistes, c’est le drame national de la dernière campagne électorale. Une capitale culturelle à l’ère de la mondialisation doit être équipée pour faire circuler ses artistes — sinon on reste un village culturel. Il ne faut surtout pas opposer le virtuel et le physique — ce sont des moyens complémentaires.

MG: il faudrait déplorer l’absence du gouvernement fédéral à Québec Horizon Culture…

SB: …un petit truc à cet égard: si le gouvernement fédéral est venu à Montréal dans un événement semblable à Québec Horizon Culture c’est parce qu’il avait été invité par la Chambre de Commerce, pas par les gouvernements municipal et provincial. // sur le travail pédagogique relatif à l’art, il faut effectivement donner accès aux citoyens aux codes de l’art. L’intervention de Marcel Landry était remarquable à cet égard: il faut aider les gens qui ne demandent qu’à comprendre l’art.

DV et MG: réitère l’importance de la médiation culturelle, et dit que de nombreux organismes tentent de le faire, de leur mieux, avec les moyens qu’ils ont (ex. de la danse contemporaine; tout est mis en oeuvre pour faire en sorte que la rencontre soit réussie).

— Dernière question: comment pourra-t-on mesurer le succès de l’événement QHC?—

DB: …si tout le monde s’aligne derrière une même vision (ex. quartier St-Roch). Chacun ne doit pas arriver avec ses propres préoccupations, pas de faux consensus. Invite à se rallier à la vision du maire pour St-Roch. Il faut qu’on pousse tous dans la même direction. Le risque c’est de tirer dans trop de directions à la fois.

DG: … renchérit sur DB: ce qui a fait le 400e de Québec c’est la concertation.

MG: pour moi QHC, compte tenu du peu de temps et du peu de consultation du monde culturel, à la base (ont été très peu mis à profit: il faut donc sa participation et obtient une écoute — jusqu’à présent ça été fait trop en en circuit fermé).

CS: … voir les engagements, quels seront-ils et par qui seront-ils pris? On ne pourra pas en juger à la fin de l’événement, ce ne sera au mieux qu’un début, c’est la mobilisation conséquente et le suivi qui en sera fait qui sera le véritable révélateur.

DV: est d’accord avec CS, mais il y a aussi la volonté d’avoir une vision commune, mais à plusieurs visages, pas forcément juste un projet.  SI on sort de là avec le désir de poursuivre la rencontre entre les gens, entre les milieux d’affaires et de la culture, ce sera un succès. Il faut aussi avoir des engagements financiers… parce que le timing ne peut pas être meilleur — sinon on risque de passer cinq ans sans en avoir…

SB: l’enjeu est les mécanismes qui sont mis en place pour les suivis — c’est critiques. Il faut profiter; s’Il y a un engouement, une énergie spéciale, etc. il faut absolument sur place, à ce moment-là, déterminer la mise en place des mécanismes de suivi. C’est un gros enjeu, pendant que l’énergie est là. Attention à ne pas laisser se disperser l’énergie du moment.

—/ fin de la transcription de mes notes /—

Un commentaire

  1. Je pense qu’il ne faut surtout pas oublier d’interpeler « l’artiste » dans ce grand projet… et de l’informer. Quelques-uns sont au courant de ce qui se passe à Québec, mais, il faut l’avouer, la plupart vivent dans l’ombre de leur cave et sont tellement absorbés (obsédés?) par leurs projets qu’ils n’ont ABSOLUMENT aucune idée de ce qui se trame à l’extérieur.

    Et c’est particulièrement vrai pour les écrivains! (une chance que je lis les blogues)

    Si aucun créateur ne s’est prononcé dans la salle, c’est probablement pour deux raisons.

    D’abord, le cynisme. Oui, en général, l’artiste vit dans la misère et est cynique (et a gagné le droit de l’être). On croit que cet évènement ne changera rien dans nos vies. Que même après Québec Horizon Culture, la « vraie affaire » va encore se passer à Montréal. Que les subventions vont aller à ceux qui ont déjà des subventions. Que le Soleil va encore consacrer 1 page et demi à la littérature, seulement le dimanche. Que tout le monde va encore lire Twilight au lieu d’acheter du local. Que Beenox, Ubisoft et compagnie vont encore et uniquement réaliser les projets soumis par leur maison-mère, en ignorant systématiquement toute proposition venant de Québec.

    Deuxièmement, les meilleurs artistes ne sont pas nécessairement les meilleurs discoureurs. Et je m’inclus là-dedans! Étant écrivain, je touche à l’art tous les jours. J’aime quand c’est tangible. Un artiste est un artiste quand il touche la chose, justement. Du fait, les grands discours sur les grands concepts peuvent ne pas l’interpeler du tout.

    Ce que je veux savoir, c’est plutôt du détail : est-ce qu’après Québec Horizon Culture, l’UNEQ va arrêter d’organiser des évènements uniquement à Montréal?

    Et poser cette question-là devant du monde, on s’entend là-dessus : c’est gênant.

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