Québec à la manière d’Italo Calvino

Réagissant à mon texte sur la rencontre du rêve de l’invention et de l’imagination, François Bon me mettait il y a quelques jours sur la piste des Villes invisibles, d’Italo Calvino. Une très belle piste, qui m’a amené à explorer toute la diversité des images qui ont servi à illustrer cette œuvre très particulière et dont rend admirablement compte LibraryThing.

Une piste dont s’est également emparé René Audet qui, avec un talent hors du commun, a écrit un texte sur Québec à la manière de Calvino: Une ville invisible.

« Après la longue remontée de l’estuaire marquée par les murmures et les coups de rame du passeur, j’arrive au milieu de la nuit dans la cité de Sophia. Perchée sur un promontoire, résistant au vent comme une colonie de moules sur un rocher battu par les marées, elle se détache de la noirceur par une sorte d’aura verte, relent d’une nature avide de renaître malgré l’hiver bien installé. » (pour lire la suite)

J’apprécie particulièrement l’initiative de René parce que je crois que pour être vraiment fructueux, un débat public ne peut se faire uniquement sur la base de textes qui font seulement appel à la dimension rationnelle de l’intelligence. Le récit, le conte, poésie, le théâtre, la danse et la musique devraient également être mis à contribution, minimalement de manière à mettre l’esprit en appétit.

Merci René pour ce qui me semble, dans cette perspective, une importante contribution aux réflexions entourant la tenue de Québec Horizon Culture. Je ne doute pas que ce texte alimentera nos réflexions bien au-delà du 16 février.