Lettre à la Ministre de la Culture et au Maire de Québec

J’ai beaucoup écrit depuis un mois au sujet de Québec Horizon Culture. Parce que j’y crois beaucoup. Cela m’a par ailleurs permis d’être en contact de nombreux points de vue, d’entendre de nombreuses opinions, d’avoir plusieurs discussions sur le sujet avec des gens aux profils très variés.

À quelque jours de l’événement, j’ai eu eu envie avec quelques amis rêveurs de ville (ou dîneurs fous, selon le point de vue!) de me faire l’écho d’une partie des commentaires et avis entendus au cours des dernières semaines et de témoigner des attentes que suscite Québec Horizon Culture dans mon entourage.

Nous avons donc pris la plume au cours des derniers jours, et voici ce que cela a donné — sous la forme d’une lettre adressée à Madame Christine Saint-Pierre, Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et à Monsieur Régis Labeaume, Maire de Québec.

Nous invitons évidemment tous ceux et celles qui le souhaitent à ajouter leur signature, et quelques remarques, en utilisant le formulaire de commentaire prévu à cet effet — voire à le publier à leur tour sur leur blogue s’ils en ont envie.

Mises à jour du 10 février: Jusqu’à présent, le texte également publié chez Jean-Sébastien, chez René, chez Philippe, chez Michael, …  Il est aussi reprise sur une version préliminaire de remixonsquebec.com (info à venir: adresse à conserver) — qui préfigure l’utilisation souhaitée de remixonsquebec.ning.com (en cours d’élaboration).

Mises à jour du 11 février: Philippe fait un suivi de l’initiative sur son blogue. Carl-Frédéric en parle sur Québec Urbain, …

Mise à jour du 12 février: Philippe tient à jour la liste des signataires qui s’ajoutent ici…

* * *

Madame la Ministre,

Monsieur le Maire,

Vous coprésiderez dans quelques jours Québec Horizon Culture — un rendez-vous auquel ont été conviés artistes et leaders culturels, gens d’affaires et de technologie, citoyens et élus pour échanger sur leur vision et sur les moyens à mettre en place pour favoriser le développement culturel de la capitale.

Jeunes, entrepreneurs, créateurs, travailleurs dans le secteur de la culture, de l’éducation ou des technologies, voyageurs, nous avons été interpellés par votre invitation et plusieurs d’entre nous seront présents au Centre des Congrès lundi prochain. Vous avez suscité chez nous de grandes attentes parce que nous espérons que cet événement marquera le début d’une nouvelle approche du développement de notre ville.

Nous nous réjouirons bien sûr des annonces qui pourront être faites à l’occasion de l’événement, pour l’ensemble de la ville et pour le quartier Saint-Roch, en particulier. Nous ne doutons pas que les institutions et les organismes qui s’en verront gratifiés le méritent, mais nous espérons plus. Nous espérons aussi autre chose.

Nous espérons vous entendre dire que le rôle des leaders politiques et des institutions n’est pas de réfléchir à la place des citoyens, mais de les aider à imaginer et à créer ensemble l’avenir de leur ville. Nous comprenons qu’il vous paraissait nécessaire de procéder dans le secret pour mettre Québec Horizon Culture sur les rails, mais cela nous semble une manière anachronique d’exercer le leadership.

Nous espérons que la négociation institutionnelle et la consultation de vos réseaux d’influence traditionnels sont maintenant achevées et qu’un dialogue direct et continu avec les créateurs, les artistes, les entrepreneurs et les citoyens en général pourra débuter. Nous espérons qu’à l’instar de nombreux leaders modernes, vous vous appuierez notamment sur Internet pour tirer profit de l’intelligence collective des citoyens — et que vous vous inspirerez pour cela des meilleures pratiques en vigueur dans le monde.

Nous espérons que tous les citoyens de Québec seront invités à monter à bord du TGV Québec Horizon Culture et que nous ne découvrirons pas qu’il s’agit seulement d’un nouveau convoi de marchandises à l’allure revampée. Nous espérons aussi que des mécanismes de suivi seront mis en place, dès la semaine prochaine, afin de s’assurer que les attentes suscitées pourront être comblées.

Vous savez tous les deux faire preuve d’une très grande énergie et d’une impressionnante capacité pour lancer des projets. Nous avons de la fougue et de l’énergie et nous souhaitons pouvoir les mettre à contribution pour la mise en œuvre du plan d’action qui sera issu de Québec Horizon Culture — pour autant qu’on puisse s’en sentir partie prenante.

Il ne s’agit pas tant pour nous de trouver à se faire entendre le 16 février. Nous visons plutôt à formuler dès maintenant notre souhait de prendre part à une véritable conversation au sujet de l’avenir de la Capitale. Et, pour cela, nous croyons que l’essentiel est de relier les gens de façon innovatrice, de faire se rencontrer des idées et de permettre l’émergence d’un futur dans lequel nous souhaiterons investir toute notre vitalité et notre créativité — plus encore que d’organiser une autre rencontre au sommet.

C’est sur cette ouverture que nous avons le plus envie de vous entendre et de vous voir poser des gestes — en particulier pour faire en sorte que chacun ait les moyens de prendre part à cette conversation et que survienne la rencontre tant souhaitée des milieux de la culture, de la technologie et des affaires.

Vous pourrez dès lors compter sur nous.

  • Jean-Sébastien Bouchard, Associé fondateur, Grisvert [blogue personnel]
  • Julie Marie Bourgeois, travailleuse culturelle
  • Michael Carpentier, Associé fondateur, Zengo.ca [blogue personnel]
  • Philippe Dancause, Associé fondateur, Grisvert [blogue personnel]
  • Clément Laberge, Vice-président Services d’édition numérique, De Marque [blogue personnel]

Et tous ceux qui ajouteront leur nom à la liste des signataires au cours des prochains jours…

18 commentaires

  1. Bravo à vous ! Je n’ai pas pris le temps de vous accompagner dans vos réflexions mais vous avez mon soutien et ma signature.

    Je crois que le milieu de l’édition et du livre en général n’a pas été beaucoup consulté dans ces démarches jusqu’à maintenant. L’institut canadien peut-être ?

    Gilles Herman, Directeur-éditeur, les éditions du Septentrion

  2. J’appuie votre initiative.
    J’y serai lundi et j’espère comme vous que ce sera le début d’un stimulant dialogue qui ouvrira les horizons culturels de Québec.

  3. Vous avez mon appui pour cette lettre, oh combien sentie. Merci d’écrire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas (tiens, je devrais peut-être me partir un blog moi aussi). Au plaisir de vous rencontrer, tous et toutes, lundi prochain.

    Bianca Drapeau, directrice du marketing, Presses de l’Université du Québec et ex-résidente de St-Roch bien avant le Nouvo…

  4. Bonjour Clément,

    Je viens de poster un commentaire sur le blogue de Philippe Dancause que je t’invite à lire (quand il l’aura approuvé ;-)

    Michel M.

  5. J’appuie entièrement votre initiative. Je serai présent le 16 février et j’ai demandé à intervenir pour souligner à ces messieurs et des mesdames que Québec est aussi une ville de livres.

    Enfin, je verrai bien le déroulement de la journée. Je ne suis pas très optimiste, toutefois. Laissons la chance aux coureurs…

    Antoine Tanguay
    Fondateur et directeur
    Éditions Alto

  6. J’appuie aussi tout à fait votre initiative !

    Marc Boutet
    Président-directeur général
    De Marque

  7. J’ose espérer que vous réussirez, je n’en doute pas une seconde, à insuffler une réelle mobilisation de tous les acteurs… et que ce ne soit pas uniquement un «show de boucane»!

    Je suis avec vous!

    Éric Demers
    Coordonnateur à la liaison
    Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec

  8. Je signe avec conviction.

    Voilà un autre bel exemple de la nécessité et de l’urgence de repenser, refonder et surtout de changer la façon d’exercer le leadership dans notre région et notre ville.

  9. Merci Clément et aussi à tous ceux qui appuient cette merveilleuse démarche!

    J’ai tout-à-fait confiance que cela donnera les résultats escomptés!

    Luc Martin
    Président
    Prosemedia, services d’édition numérique.

  10. Mon Dieu
    sers-toi de moi aujourd’hui
    pour faire le bien:)))

    aidez-moi
    à prendre soin
    du rêve de mes deux jeunes femmes cineastes
    de leur ier documentaire

    MON AMI PIERROT
    LE DERNIER HOMME LIBRE
    SUR LE FONDATEUR DES BOITES A CHANSONS
    LES DEUX PIERROTS DU VIEUX MONTREAL

    POUR PHOTOS:)))
    http://www.enracontantpierrot.blogspot.com
    http://www.reveursequitables.com

    *Dimanche 19 décembre, 5 à 7 (film à 18h)
    Québec, Le Cercle, 228 St-Joseph Est
    Réservation: 514 750-3103

    *Le film est d’une durée de 45 minutes et sera suivi d’une discussion avec les coréalisatrices.

    Coût: 10$

    Réservation nécessaire

    Pour une rencontre surprenante, une réflexion sur la vie et une soirée différente, venez en grand nombre!!!

    Pierre Rochette : l’ermite des routes allume les coeurs
    Par Daniel Deslauriers
    Depuis trois ans, Pierre Rochette pourchasse les rêveurs partout où il
    passe.
    « Je suis comme l’allumeur de réverbères du Petit Prince », ditil.
    «
    J’allume la flamme enfouie dans le coeur des gens que je rencontre
    en les incitant à vivre leur rêve. Je vais là où il y a des rêveurs.
    Chaque fois que je rencontre quelqu’un, je lui demande : connaistu
    quelque part un grand rêveur? »
    Pour cet homme à l’allure singulière, chaque humain possède en lui
    une petite bougie qui mérite d’être allumée et nourrie. Par peur ou
    par conformisme bien souvent, les gens passent à côté
    d’expériences merveilleuses, selon lui. « Je suis assoiffé de
    contribuer à une nouvelle vision : un pays « oeuvre d’art » où chaque
    citoyen, en rêveur équitable, prend soin de la vie privée de l’autre
    sans intérêt personnel caché. Imaginez la fête quand toutes ces
    chandelles illumineront le pays. »
    Tournant décisif
    Il n’a fallu qu’un seul regard, un simple sourire, pour le convaincre de
    tout abandonner encore une fois et de prendre la route.
    « Complètement édentée, c’est probablement l’une des femmes les
    plus laides que j’ai rencontrées, mais il y avait plus d’amour dans ce
    regard que dans tout ce que j’avais pu écrire. » De là est née l’idée
    de faire le tour du Québec à pied pour écouter les gens et les aider à
    réaliser leur rêve.
    Avec son bâton de pèlerin, sa vieille guitare et son sac à dos, le vieil
    homme à la barbe blanche a traversé le Québec plusieurs fois. Il a
    dormi sous des ponts, dans des fossés et sur des congélateurs. Il
    mange quand il le peut sans demander quoi que ce soit. « Je me
    nourris de toutes ces rencontres avec ces milliers de gens qui
    partagent leur histoire avec moi », ditil.
    « Un jour, j’ai rencontré un homme qui sautillait sur place et agitait les
    bras comme un fou. Je lui ai demandé pourquoi il bougeait sans arrêt
    et quel était son rêve. Il m’a répondu : je veux faire un métier qui va
    me permettre de bouger sans cesse. Je l’ai croisé à nouveau sur ma
    route, peu de temps après, il était devenu éboueur. Quel beau métier
    pour cet homme qui avait un rêve. »
    Documentaire
    Cette aventure a inspiré la production d’un documentaire de 50
    minutes (voir démo au http://www.enracontantpierrot.blogspot.com). Avec
    des moyens de fortune, deux jeunes finissantes en journalisme de
    l’Université de Montréal, Véronique Leduc et Geneviève VézinaMontplaisir,
    l’ont suivi sur la route pendant deux ans. « Je l’ai
    rencontré par hasard en octobre 2007.
    Il avait dormi sur la galerie de la salle de spectacle de mon copain à
    Lavaltrie », explique Véronique Leduc. Au début, je l’ai trouvé bizarre.
    On a jasé un peu, puis il a sorti sa guitare. J’ai été captivé par son
    histoire et l’idée d’un documentaire a germé tout de suite. »
    « Bien sûr, Pierrot ne fait pas l’unanimité auprès de tout le monde »,
    explique Véronique. « Son choix de vie, c’est un peu égoïste dans un
    sens, mais, en même temps, il est tellement tourné vers les autres.
    C’est un personnage très attachant. »
    Présenté en avantpremière
    au théâtre Le Patriote de SainteAgathedesMonts
    le 30 octobre, Pierrot : Le dernier homme libre s’amène au
    Café Qui fait quoi du 3428, rue StDenis,
    à Montréal le 4 décembre à
    20 heures (entrée 10$).
    « À 61 ans, je suis hanté par le succès de ces filles. En même temps,
    je suis complètement déstabilisé parce que le film porte sur moi. J’ai
    besoin que la salle soit pleine, pour elles, mais j’aimerais aussi
    m’enfouir 10 pieds sous terre, par trop de fragilité. »
    Au service des autres
    Son aventure lui a inspiré plus d’une centaine de chansons depuis le
    début de son vagabondage. « Je me suis inspiré de la vie de tous
    ces gens que j’ai rencontrés au fil de mon voyage. »
    Pierrot le vagabond est formel : la souffrance est nécessaire pour
    remplir son coffre à outils. Plus on souffre et plus notre coffre à outils
    s’enrichit.
    « C’est aussi le message que je veux transmettre. En fait, si j’ai une
    seule crainte, c’est celle de ne pas avoir assez servi. Je ne suis pas
    libre parce que je travaille. Dans les épreuves comme dans
    l’abondance, il faut s’occuper du rêve des autres. »
    Et puis d’un seul trait, après deux heures d’entrevue, Pierrot range sa
    guitare et ses souvenirs. « Je dois reprendre la route », ditil
    sans
    prévenir. « Il y a d’autres rêveurs qui attendent… »

    L’homme derrière le vagabond…
    Par Daniel Deslauriers
    Fou ou génie? Une chose est sûre : ce vagabondpoète
    ne laisse
    personne indifférent. Son parcours de vie est à l’image des routes
    qu’il arpente jour et nuit : tortueux et imprévisible.
    Originaire de La Tuque, il a grandi à quelques rues du grand Félix
    Leclerc. « Mon père a été le premier, au Canada, à ouvrir une station
    de télévision communautaire dans les années ‘60 », explique cet
    ermite des routes. L’expérience a mal tourné. Ruiné et sans le sou, il
    confie son fils aux frères du Collège Jean de Brébeuf à Montréal.
    « Je peux me vanter d’avoir été le seul pauvre à étudier dans ce
    collège en échange d’un peu de travail », ditil
    avec un grand rire.
    Plus tard, il enseignera la philosophie au Conservatoire de musique
    de Montréal avant de se consacrer corps et âme à la musique. Il
    fonde le groupe Les Contretemps, puis ouvre la boîte Les Deux
    Pierrot dans le VieuxMontréal
    et chante un peu partout dans le
    monde (Afrique, Allemagne, France et Japon). « Je n’ai jamais
    manqué de travail », précise Pierre Rochette avec une certaine fierté.
    Libre comme l’air
    Mais, l’appel de la liberté le tenaille sans cesse. Et puis, à l’aube de
    ses 50 ans, en plein spectacle et au beau milieu d’une chanson de
    Jacques Brel, il quitte la petite scène de l’Auberge La Calèche à
    SainteAgathedesMonts
    en disant :
    Tabarnack,
    laissezmoi
    partir!
    « Il nous restait encore trois ans de contrat », explique l’imprévisible
    Pierrot. « Je ne suis jamais remonté sur scène. »
    Son partenaire de scène, Denis Lamarre, ne lui en veut pas.
    Ensemble, ils ont fait plus de 3 000 spectacles au Québec et chanté
    devant plus d’un million de spectateurs pendant les 18 ans de leur
    association. « Pierrot est un homme sans attaches », ditil.
    « Il a
    toujours insisté pour serrer la main de tous les spectateurs présents.
    C’est un homme généreux, tourné vers les autres, mais qui veut
    rester libre dans toutes les facettes de sa vie. »
    Il donne ensuite sa maison, ferme ses comptes de banque et
    distribue tout son argent. Il laisse derrière lui ses trois enfants, issus
    de trois unions différentes, et bon nombre d’amis dans son village
    d’adoption, ValDavid,
    où il a été conseiller municipal avant de faire la
    chasse aux gourous (Médecins du Ciel) dans une saga qui a
    alimenté les médias pendant plusieurs mois en 1995.
    Assoiffé de connaissances
    « J’ai quitté la maison en laissant la porte ouverte avec, comme
    seules possessions, les vêtements que je portais et ma vieille guitare
    Yamaha. »
    Il s’enferme ensuite, sept jours sur sept, dans une bibliothèque de
    Victoriaville pour « raffiner sa culture générale » et « trouver sa place
    dans la littérature mondiale. » Assoiffé de connaissances, il lit
    régulièrement une dizaine de livres en même temps en commençant
    toujours par la fin. Avec une maîtrise sur le rire en poche, il prépare
    maintenant un doctorat en intelligence collective.
    Le squatter, qui sommeille en lui, s’installe ensuite au soussol
    d’une
    librairie alternative de cette ville. Entouré de livres, il dort sur une
    table. Il termine alors l’écriture du premier tome (Monsieur 2.7K) de
    sa trilogie. Son oeuvre compte plus de 3 000 pages. Depuis quelques
    jours, ce premier tome est disponible gratuitement sur le web à
    l’adresse qui apparaît plus bas.
    « Je suis un homme choyé. J’ai eu de bons parents et de bons
    partenaires de spectacle. Il insiste pour parler de son partenaire
    actuel, Michel Woodard, un vieil ami chansonnier qu’il a retrouvé
    après 35 ans de silence. Avec lui et sa conjointe Marlene Auld, ils ont
    décidé de réseauter tous les « rêveurs équitables » de la planète et
    organisent, de façon ponctuelle, des rencontres avec le public. Un
    site internet a été créé dans cette foulée (www.reveursequitables.com).

    merci

    pierrot@reveursequitables.com

    le 21eme siecle sera le siecle
    des laics en marche vers la sainteté

    je prierai pour vous
    et vos enfants:))

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