Bilan provisoire

Je vais laisser retomber un peu la poussière — et reprendre le boulot accumulé dans les dernier jours — avant de commenter ma participation à Québec Horizon Culture, hier (on peut toujours regarder en webdiffusion).

D’ici-là, de tout ce que j’ai lu ce matin, c’est dans le texte de François Bourque que je me retrouve le plus: La nouvelle image de marque.

Ce que l’article oublie toutefois d’évoquer, c’est le grand intérêt de toutes les rencontres qui se font en marge de l’événement, aux hasards des couloirs et des temps un peu moins planifiés.

9 commentaires

  1. Je retiens en particulier ces deux petites phrases du texte de Bourque:
    « Aucun espace prévu pour le débat, la discussion ou la réflexion.

    Le scénario était écrit d’avance et faisait culminer chaque thème par des annonces de subventions. »

    J’ai assisté aux discussions de l’avant-midi seulement, car j’avais une rencontre en PM. Mais comme ma présence ne servait qu’à remplir les gradins, je ne me suis pas trop senti coupable de quitter la salle avant le lunch.

    Si l’objectif d’un tel événement est de faire des annonces et de les justifier par des interventions planifiées, qu’on le dise! Quand je lis, sur les documents remis hier matin, que l’événement sera un «creuset d’idées nouvelles», que «vous êtes ici pour mettre en commun vos ressources et vos connaissances pour trouver les moyens de faire…», je me dis qu’il y a un sacré décalage entre le message et la réalité.

    L’événement n’était même pas au niveau de la consultation, mais bien de la persuasion: «nous avons décidé de ce qui est bon pour vous et nous allons vous en convaincre». Nous étions donc bien loin de la mobilisation et de la collaboration.

    Oui, les gens présents étaient contents de voir cette pluie d’argent leur tomber dessus. Oui, le Maire a su faire preuve d’écoute (mais comme les interventions étaient planifiées, je me dis qu’il avait peut-être préparé plusieurs de ses répliques). Mais, comme nous le disions dans notre lettre publiée hier matin dans Le Soleil, nous espérons plus et autre chose de nos leaders.

  2. @Jean-Sébastien: tu sais que je partage une bonne partie de ton point de vue, mais je pense que pour stimuler les rencontres, il faut rester constructif, dans la proposition. — est-ce qu’il n’y a pas au moins quelques éléments positifs dans la tenue de la rencontre d’hier? Il me semble que oui.

    Sans compter que l’événement est maintenant passé: à nous d’inventer les prochaines rencontres.

    Restons « focus »: prenons la parole pour favoriser les rencontres, en tout genre.

  3. Clément, si l’événement avait été annoncé comme un exercice de relations publiques, je dirais que l’organisation et le concepts étaient vraiment très bons. Mais comme les promoteurs de l’événement disaient souhaiter provoquer les rencontres, susciter la mobilisation et faire émerger une nouvelle vision de la ville, j’ai de la difficulté à y voir du positif.

    Oui il y aura des retombées positives pour les gens qui ont reçu de l’argent et oui, on a parlé de culture et les projets changeront la ville de manière durable, mais ce qui me choque, c’est qu’on demande la collaboration des gens alors que tout est ficelé. Je n’ai pas envie de trouver des bonnes parole pour flatter des gens qui exercent un leadership qui, selon moi, n’as plus sa place au 21e siècle.

    Et je pense que je reste très« focus» et positif au quotidien, dans le travail que je fais avec Grisvert, qui consiste à proposer de nouvelles pratiques d’innovation sociale qui permettent aux gens de réellement collaborer. Ça, pour moi, c’est un entrepreneuriat engagé, qui me permet de gagner ma vie ET d’agir concrètement en réponse au besoin que je sens pour de nouvelles façons de faire.

    Et je pense que j’ai tout à fait le droit d’être critique et d’exiger plus de nos leaders. Surtout que c’est fait, je crois, avec ouverture et en ayant la capacité de proposer autre chose. On ne peut pas toujours être gentils et trouver de belles choses à dire sur tout le monde… mais il faut toujours être prêts à discuter et à se transformer au contact de l’autre.

  4. @Jean-Sébastien: je ne remets pas en cause ton engagement dans le développement des dialogues de façon générale, bien entendu! Et encore moins le droit (j’oserais même de devoir) d’être critique.

    Je suis aussi d’accord avec le fait « qu’on ne peut pas toujours être gentils et trouver de belles choses à dire sur tout le monde… ». Et c’est bien correct que chacun adopte son angle, son ton et sa manière de poursuivre ses objectifs de dialogue — c’est toute la richesse de la diversité.

  5. Ces événements ont la grande caractéristique d’être ce qu’on en fait chacun pour soi. Et ce sont la somme de ces bénéfices individuels qui donne une somme beaucoup plus grande que les parties.

    Le 5 à 7 a été franchement la plus belle partie de la journée, tout autant que les discussions de corridor et l’émergence de nouvelles conversations.

    La rencontre, il n’y a que ça! :)

  6. Clément,
    J’ai malheureusemnt raté ton intervention. J’ai dû quitter après la 3è orientation. Comme tu sais, le maire a fait remarquer à certains de mes collègues qu’ils étaient attendus pour 17 heures pour la réunion du Conseil…J’ai cependant eu de très bons commentaires au sujet de ta présentation et je t’en félicite!

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