De Québec en toutes lettres à la bibliothèque du XXIe siècle

Comment passer sous silence le dévoilement plus tôt aujourd’hui des préparatifs de la première édition de Québec en toutes lettres — « un festival littéraire thématique, accessible, urbain et participatif ».

C’est un très gros projet auquel j’ai la chance d’être associé comme membre du Conseil d’administration de l’Institut canadien de Québec — organisme responsable de la gestion du réseau des bibliothèques publiques de la ville de Québec.

* * *

Mon engagement en faveur des bibliothèques m’a également amené à m’exprimer dans les derniers jours à l’occasion de la consultation qui est en cours à Montréal sur la bibliothèque du XXIe siècle. Le document de consultation est disponible ici.

Je reprends ci-dessous le court texte que j’ai rédigé en prévision de l’audience de jeudi soir.

—/ début /—

From: Clément Laberge ‪

Date: 2010/5/28

Subject: Consultation sur la bibliothèque du XXIe siècle

To: commissions@ville.montreal.qc.ca

Bonjour,

Je tiens à exprimer mon appui aux orientations qui sont formulées dans le document La bibliothèque du XXIe siècle, et tout particulièrement celles qui concernent le développement des ressources électroniques dans le réseau des bibliothèques publiques de Montréal.

Mes activités professionnelles comme Vice-président responsable des services d’édition numérique chez De Marque et mon engagement bénévole dans le monde de l’éducation et de la culture, m’ont offert à maintes occasions la chance de constater l’innovation dont sait fait preuve l’équipe des bibliothèques publiques de Montréal dans le domaine du web et des réseaux sociaux. L’audace et le savoir-faire de cette équipe rayonnent d’ailleurs déjà largement dans la Francophonie.

Je suis convaincu que, fortes de cette rare expertise, les bibliothèques publiques de Montréal disposent de toutes les conditions nécessaires pour s’engager dans le développement de l’offre de ressources numériques que les usagers réclament avec insistance croissante. Le développement de services numériques est devenu une absolue nécessité pour que les bibliothèques continuent à assumer leur rôle d’éducation dans toute son ampleur et sous toutes ses formes.

C’est en tirant profit des technologies numériques que la bibliothèque pourra être au coeur de la cité éducative que le XXIe siècle nous amène à construire ensemble.

Le Québec a plus que jamais besoin du leadership des bibliothèques de Montréal dans le domaine du numérique. C’est pourquoi je pense que les orientations qui seront retenues dans le cadre de cette consultation constitueront un puissant message pour les auteurs, les éditeurs, les libraires et les bibliothécaires de tout le Québec — ainsi qu’aux citoyens, lecteurs de tous les âges. Un message à l’effet qu’un projet nouveau projet culturel est en train de prendre forme et que le moment est venu pour eux de s’y engager aussi.

Cette consultation vous offre l’occasion d’indiquer la voie dans un domaine essentiel au développement de la vie citoyenne au XXIe siècle — et, cela, pour tout le Québec — en plus de répondre plus adéquatement aux besoins actuels des citoyens de Montréal.

Le document La bibliothèque du XXIe siècle est important et ses orientations à l’égard des ressources électroniques sont stimulantes. Il faut les appuyer sans réserve.

—/ fin /—

Les bibliothèques de la ville de Québec s’engagent également dans cette voie — comme bien d’autres ailleurs au Québec. Le numérique: c’est le moment d’y aller… ensemble!

5 commentaires

  1. Oui… mais non… C’est un document vertueux, centré sur des actions précises. Mais ça sent la solution-in-a-box, non ? On investit dans les infrastructures, on améliore les trucs, on achète davantage de ci et de ça — mais où est la mission de la bibliothèque, dans ces énoncés à la mode ? Quelles modifications au rôle de médiation et d’accompagnement des usagers ? (pas l’accompagnement technologique, mais l’accompagnement documentaire dans un monde bouleversé par l’intrusion du numérique et l’explosion des murs de la bibliothèque)

    Je comprends qu’il soit stratégique d’appuyer ces orientations ; elles sont de bon ton. Mais je vois mal comment ce document reflète, en l’état, un véritable « projet culturel »…

  2. @René

    Bien sûr que c’est un document vertueux — et je me réjouis qu’il soit centré sur des actions précises. Solution-in-a-box? je n’ai pas eu cette impression.

    Est-ce que j’ai pesé un peu fort sur le crayon? tu sembles le croire — et tu fais bien de me le dire — mais je ne le crois pas.

    La mission de la bibliothèque n’est évidemment pas exprimée de façon particulière aux pages 10 à 16 — qui sont consacrées spécifiquement aux ressources numériques (qui demeurent un moyen) — mais elle fait l’objet de plusieurs paragraphes en début de document ainsi qu’en conclusion. Je trouve par ailleurs particulièrement intéressante la section III: Vers une véritable bibliothèque hors-les-murs.

    Qui plus est, par-delà la nature souvent un peu consensuelle de ce type de documents (parce que fruits de nombreux compromis en cours de rédaction), c’est aussi un message d’appui à une équipe qui démontré sa capacité à réaliser des projets stimulants qui contribuent à définir le futur de la bibliothèque qu’il convient d’envoyer dans le cadre de cette consultation.

  3. Logique de services (offrir telle et telle possibilité aux usagers), qui n’impliquent que marginalement la conception de l’accompagnement (et la prise en charge de la mutation des contenus)…

    Oui bien sûr pour l’appui, mais pourquoi ne pas les pousser à impliquer les gens de la bibliothèque plus activement plutôt que de leur balancer de la quincaillerie ? (je caricature, mais c’est mon impression à la lecture de ce document)

  4. Une partie des échanges provoqués par ce billet a pris la direction de ma boîte courriel — ce que je trouve compréhensible, mais un peu dommage parce que cela n’alimente pas la réflexion collective.

    On me dit notamment que le message adressé à la ville de Montréal est dans un registre beaucoup plus politique que celui que j’ai l’habitude d’adopter. C’est vrai.

    Alors pour préciser un peu ma pensée, je précise que sur le fond, je suis assez d’accord que le document est un peu tiède — et tant mieux si mon message donne l’occasion à certaines personnes de l’exprimer plus clairement. C’est nécessaire.

    Néanmoins, dans le contexte de toutes les délibérations budgétaires qui ont actuellement cours à Montréal — et partout au Québec — je pense qu’il
    demeure nécessaire d’appuyer fortement sur le besoin de soutenir les bibliothèques dans l’évolution de leur mission, de façon générale, et en rapport avec les technologies numériques, en particulier.

    Et pour revenir un peu au registre politique, je pense que les appuyer avec vigueur c’est aussi leur signifier que nous avons/aurons de très fortes attentes à leur endroit… ;-)

  5. René,

    N’ayez crainte les dimensions médiation et d’accompagnement documentaires sont au coeur, depuis des lustres, des réflexions et des actions des bibliothèques publiques.

    On l’a très bien saisi, la techno c’est nul, s’il n’y a pas une cohorte de bibliothécaires pour animer – agiter – accompagner la mutation des contenus. Cette dimension ‘activiste’ est présente, en filigrane, dans les actions 7 et 8, notamment.

    La tiédeur relative du document a je pense tout à fait été bien saisi par Clément …

    Allez, au plaisir d’en discuter de nouveau, mais pour le moment la table est mise, je m’abstiendrai de cracher dans la soupe :)

    Luc Jodoin

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