Das Blaue Sofa

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Il y a la ville. Il y a la gare, les trams, la rue des putes qu’on emprunte pour se rendre au restaurant indien et les deux restos italiens. Il y a les interminables couloirs, les escaliers roulants, et les contrôles de sécurité à l’entrée du hall 8. Les hot-dogs et la bière aussi.

Mais le vrai symbole de la Buchemesse c’est la scène au sofa bleu qui occupe l’entrée principale du hall 6.

Les entrevues s’y succèdent presque sans interruption pendant quatre jours. Il y a presque toujours un attroupement qui déborde dans le passage. Parce que tout le monde veut écouter.

Je ne comprends rien de ce qu’on y raconte, mais je sais que c’est intéressant. Je sais que les gens qui sont invités à s’asseoir sur le sofa bleu sont des passionnés. Je me nourris de leur regard et de l’écoute attentive de la foule à laquelle je me mêle toujours au moins quelques instants dès le premier jour de la Foire.

Un jour j’aurai un sofa bleu.

Écrire, l’automne, dans le train

Des kilomètres d’écriture.

Québec, Montréal, Québec, Montréal…

Ce qui est merveilleux avec le train, c’est qu’on peut vraiment apprécier le paysage, s’en faire un décor. On peut se voir écrire aussi — la page se confondant avec les feuilles dans le reflet sur la fenêtre.

Ce matin-là, le décor a aspiré/inspiré mon texte.

Les feuilles automnales sont même un instant devenues l’écran sur lequel étaient projetés les mots à mesure que je les écrivais dans la fenêtre du logiciel de traitement de texte.

C’est ça écrire, l’automne, quand les feuilles tombent.

Ne reste alors que le texte. Et quelques questions.

Rappels

Un ami me rappelle aujourd’hui qu’en renommant mon blogue, le 27 décembre, j’avais fait le projet d’écrire plus souvent, sans trop réfléchir — et plus souvent à partir d’images. Comme un exercice d’écriture — plus que de réflexion.

C’est vrai. Et je vais m’y remettre.

Il faut quand même dire que je n’ai pas chômé sur l’écriture. J’écris tous les jours, plusieurs fois par jour — en privé. Comme me l’avait suggéré un autre ami. Ce n’est pas la même chose.

Merci aux amis pour les rappels.

P.S. je reviendrai aussi sur le projet de club de lecture, qui n’est pas oublié (loin de là), mais qui a été un peu engloutis par toutes sortes d’imprévus automnaux.