Commerce du livre numérique: une deuxième vague?

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On parle beaucoup de ce que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a présenté comme sa résolution pour 2015: lire un livre toutes les deux semaines et en faire un groupe sur Facebook pour susciter la discussion.

Plusieurs ont dit que c’était peut-être l’initiative qui prendrait la relève du célèbre club de lecture d’Oprah Winfrey. Il est certainement un peu tôt pour l’affirmer, mais cela illustre bien la force qu’on associe aujourd’hui à Facebook (comparable à la mainstream television? ça reste à voir).

Elizabeth Sutton soulève une autre dimension intéressante dans un court article sur IDBOOX:

«L’initiative de M. Zuckerberg est finalement peut-être aussi liée à des projets plus vastes dans le domaine de la lecture sociale. Après tout, Amazon possède Goodreads un réseau social dédié à la lecture… Facebook va peut-être tenter par la voix de son fondateur de se positionner en réel concurrent… »

IDBOOX | Mark Zuckerberg a fondé un club de lecture sur Facebook

Presque partout, les ventes de livres ont été décevantes en 2014. Et les ventes de livres numériques n’ont pas augmenté au rythme souhaité, ni même prévu. Et cela met l’industrie sous pression.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’année 2015 sera une année de grands bouleversements où les équilibres entre les acteurs traditionnels du monde du livre pourraient être bousculés.

Et si cette «résolution» de Mark Zuckerberg n’était qu’un signe précurseur d’une deuxième vague de transformations pour le commerce du livre — en particulier sous sa forme numérique?

Une deuxième vague qui prendrait forme en réponse à l’échec (très relatif, mais tout de même) des premiers prétendants au contrôle du commerce des livres numériques: Amazon, Apple, Google, Kobo, etc.?

Et si c’était du côté des géants des réseaux sociaux que cette deuxième vague prenait forme?

Et si, et si… quelles opportunités est-ce que cela permettrait d’envisager?

2 commentaires

  1. Si c’est le cas, (un déplacement du centre de gravité pour le commerce du livre vers les médias sociaux), on peut à la fois se réjouir et s’astreindre à la plus grande vigilance. La dimension sociale peut être vue comme un pouvoir supplémentaire donné aux lecteurs, aux utilisateurs, à une importance accrue du destin des livres après leur vente, et donc de la lecture. Mais sur des plateformes dont on comprend aujourd’hui mieux qu’autrefois le modèle technico-économique : basé sur le travail fourni par les utilisateurs, dont les comportements sont trackés et dont les données d’usage sont l’objet de tous les appétits. De plus en plus de complexité – et c’est pour ça peut-être que les billets d’Olivier ( Ertzscheid ) deviennent de plus en plus durs à lire :)

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