Idée: Le Devoir en 2017

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Ana m’a suggéré dans les derniers jours de suivre l’exemple de mon cousin, qui a récemment publié sur son blogue des suggestions, simples et concrètes pour améliorer quelque chose (idée 1, idée 2 — d’autres à suivre?).

C’est justement ce que je vais faire ce matin, à la suite de la lecture d’un texte de Serge Truffaut, dans Le Devoir.

Dans ce texte, intitulé Amazon et le jazz, le journaliste décrit l’évolution de la stratégie du super commerçant. Partant de l’étonnante ouverture de magasins avec pignon sur rue (il pourrait y en avoir jusqu’à 250 en Amérique du Nord d’ici cinq ans), il décrit plusieurs effets indirects de cette stratégie — dont le résultat, pour l’amateur de jazz, serait un prix réduit de 6 à 7$ sur plusieurs albums.

Le survol que Serge Truffaut nous présente est très intéressant, mais il m’a parfois laissé sur ma faim — avec l’impression qu’il tourne parfois quelques coins ronds. J’aurais aimé pouvoir approfondir plusieurs aspects en prenant connaissance des articles que le journaliste a pu lire pour préparer son article.

Ce qui m’amène à l’idée, à ma suggestion.

Le Devoir (et les journaux québécois, en général) devraient (enfin!) prendre le tournant du Web, en ajoutant aux articles un lien pointant vers des références complémentaires, notamment celles qui ont été utilisées par les journalistes et chroniqueurs? Quelque chose de simple, comme un petit encadré, systématique, à la fin de chaque article, avec un lien qui pointe vers une liste de documents complémentaires sur le site du Devoir.

Évidemment, la version Web des articles devrait les présenter comme des hyperliens, à même le texte. Même chose dans l’application.

Ça peut paraître simple, voire simpliste… et pourtant!

Non seulement ça ajouterait du contenu au journal, mais ça contribuerait aussi à renforcer la crédibilité des médias… qui en ont bien besoin après cette année 2016 marquée par les erreurs et les fausses nouvelles.

On en parlait déjà en 1997 — et vingt ans plus tard, presque rien n’a changé de ce côté. Les journaux québécois ont leur site Web et leur application, mais ils n’ont pas encore intégré (ou trop timidement) la richesse primordiale du Web: les liens, qui sont au coeur de l’intelligence collective.

Il me semble que ça devrait même être le chantier prioritaire du Devoir dans les prochains mois: devenir le quotidien qui offre la meilleure porte d’entrée sur l’intelligence collective telle qu’elle se manifeste sur le Web québécois… et international.

Clin d’oeil: une lectrice du Devoir, Marie-Claude Delisle, rappelait justement, dans le temps des Fêtes, toute la richesse qui se cache dans les liens entre les textes. Le Devoir s’est même donné la peine d’intégrer des liens dans la version web de son texte, qui s’intitule: Faire des liens en lisant son «Devoir», ça crée du sens. Ça ne s’invente pas!

Mise à jour du 8 janvier 2017: En complément, cette entrevue avec Flaurent Daudens, qui explique Comment le quotidien Le Devoir s’organise pour effectuer son basculement numérique.

2 commentaires

  1. Il y a bien des liens dans ce texte, mais ça reste des liens à l’intérieur du Devoir et non des liens vers l’extérieur… c’est un bon départ, mais c’est pas tout à fait ce qui serait le plus utile et qui est proposé par Clément…! :)

  2. @Julien: on est bien d’accord, mais ça méritait tout de même d’être souligné!

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