Réfléchir, communiquer… le livre, le web, etc.

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Beaucoup de choses me font réfléchir à la part de la communication dans l’engagement politique depuis quelques temps.

D’abord ma décision de faire une pause d’engagement militant — qui m’amène à garder un grand devoir de réserve (en particulier dans les médias sociaux) au sujet ce qui se déroule dans l’actualité. Ce n’est pas toujours facile, mais j’ai tellement de respect pour celles et ceux qui continuent d’être au front que je ne voudrais surtout pas avoir l’air d’être donneur de leçons.

Je crois que cette grande discrétion est importante aujourd’hui, mais elle aura évidemment une fin. J’aurai envie de reprendre plus activement part au débat public — dans quelques mois peut-être, et possiblement sous d’autres formes. Alors je réfléchis à la forme que ça pourra prendre.

C’est dans ce contexte que j’ai lu cette semaine Avant, je criais fort, de Jérémie McEwen, publié chez XYZ. J’ai aimé, même si le sujet de la communication dans l’espace public ne s’y trouve finalement que très peu abordé (du moins directement).

« L’opinion, dans les médias des cinquante dernières années, ne laisse pas l’auditeur penser par lui-même. On gave l’auditoire d’idées toutes faites et de phrases commodes au lieu de présenter des outils permettant la réflexion autonome. »

C’est aussi dans ce contexte que j’ai entrepris de lire Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire, du ministre de l’Éducation Sébastien Proulx, publié par Septentrion. Je n’ai pas fini la lecture encore, mais l’éditeur m’a fait promettre d’en faire un commentaire sur mon blogue «que j’aie aimé ou pas», alors j’y reviendrai.

« Le conformisme n’est plus possible au département des idées pour changer le Québec et lui permettre de poursuivre son développement. Ce conformisme dans lequel il est facile de s’enliser et qu’il faut continuer à combattre. »

Ces deux livres font d’ailleurs parler d’eux dans le cahier Lire du Devoir de ce matin. Sous la plume de Fabien Deglise (De la cassette au livre) et de Louis Cornellier (Friction intellectuelle).

Le plus récent texte de Normand Baillargeon dans le magazine Voir, intitulé Aux futurs ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, aborde lui aussi les mêmes thèmes.

«Au Québec, l’heure n’est plus aux rapiéçages, aux idéologies, aux approximations ou à la défense d’intérêts particuliers.»

Sans compter qu’il n’y a pas seulement le texte pour s’exprimer, témoigner et prendre position. Les remarquables reportages photo de Renaud Philippe au sujet de la crise humanitaire des Rohingyas, dans Le Devoir (Persécutés au Myanmar, indésirables au Bangladesh) et dans le Globe and Mail (Living in Limbo), nous le rappellent avec force.

Catherine Dorion fait aussi référence au travail de Renaud Philippe dans sa chronique dans le Journal de Québec: Nous ne sommes pas impuissants.

Bref… beaucoup de bois dans l’poêle cette semaine.

 

 

One comment

  1. Je suis passé à un cheveu de partager l’article qui présentait sommairement le livre de Proulx avec une vignette ouverte: Tous ce que le ministre Proulx du PLCAQ ne doit pas être jetté au orties parce que c’est lui. J’espère que les centaines de professionnels au MEQ lui ont communiqué quelques idées. Bref, je compte bien lire cet essai moi aussi.
    Au plaisir d’un moment pour en parler. J’attends ta chronique !

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