bloguer, avec un petit b

J’ai annoncé hier soir que je faisais une pause de Facebook jusqu’à nouvel ordre. Le temps de bien réfléchir au fait de supprimer définitivement mon compte ou pas (je reprends les explications publiées sur Facebook, ci-dessous). Vingt quatre heures plus tard, je ne regrette pas du tout ma décision — à plus forte raison au regard des nouvelles informations qui ont émergées aujourd’hui au sujet du laxisme de Facebook et du machiavélisme de Cambridge Analytica. C’est révoltant.

Je vais profiter de cette pause pour réapprivoiser l’utilisation de Twitter (que j’avais négligée au cours des derniers mois) et d’Instagram (bien que ça appartienne à Facebook!) et possiblement faire évoluer l’utilisation de mon blogue.

Le hasard faisant bien les choses, un des articles présentés dans Sentiers #26, une infolettre éditée par Patrick Tanguay, fournit de la bonne matière à réflexion à ce sujet:

Small b blogging

«Small b blogging is learning to write and think with the network. Small b blogging is writing content designed for small deliberate audiences and showing it to them. Small b blogging is deliberately chasing interesting ideas over pageviews and scale. (…)

most people would be better served by subscribing to small b blogging. What you want is something with YOUR personality. Writing and ideas that are addressable (i.e. you can find and link to them easily in the future) and archived (i.e. you have a list of things you’ve written all in one place rather than spread across publications and URLs) and memorable (i.e. has your own design, logo or style). Writing that can live and breathe in small networks. »

À cogiter dans les prochains jours donc.

PHOTO: un cadeau de Louis Germain, qui m’a fait plaisir en m’écrivant ceci:

«Marchant, l’autre jour, j’ai aperçu cette borne-fontaine, toute pimpante dans un coussin de neige toute blanche. Ça a évoqué chez moi ces photos dont tu coiffes tes billets de blogue.». Merci pour la complicité!

—/ début du texte publié sur Facebook /—

PAUSE DE FACEBOOK

On sait depuis longtemps qu’en utilisant Facebook, on accepte de lui confier une grande quantité d’informations à notre sujet. Pas confortable… mais bon.

Un dossier publié par The Guardian vient de faire passer l’inconfort à un autre niveau. On y découvre à quel point nos données sont vulnérables entre les mains de Facebook:

https://www.theguardian.com/news/2018/mar/17/data-war-whistleblower-christopher-wylie-faceook-nix-bannon-trump

Pire encore, on constate à quel point les dirigeants de Facebook minimisent complètement la portée de ces révélations:

http://www.businessinsider.com/facebook-data-breach-reactions-executives-response-twitter-2018-3

Pour moi, la confiance est brisée. Je dois remettre en question ma présence ici.

Quelques amis ont déjà complètement effacé leur compte.

Je préfère pour ma part prendre un peu de recul avant de poser un geste irréversible — mais c’est la direction que prend actuellement ma réflexion.

D’ici-là, je serai absent de Facebook — pour au moins un mois.

Vous pourrez communiquer avec moi au besoin (ou pour le plaisir) par un des moyens indiqués sur cette page de mon blogue:

https://remolino.qc.ca/ailleurs-sur-le-web/

(et possiblement par Messenger, dont je poursuivra l’utilisation encore quelques temps).

***

Pour un résumé synthétique de l’importance de la situation qui prévaut actuellement autour de Facebook, je vous suggère ce dernier texte:

https://www.axios.com/cambridge-analytica-scandal-highlights-chaos-at-facebook-cf1122bd-27f9-4ab5-8eb4-38be29cbdf10.html

Et pourquoi pas celui-ci, une fois parti:

https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/mar/18/facebook-extremist-content-user-data

Ciao!

—/ fin du texte publié sur Facebook /—

4 comments

  1. J’ai effacé mon compte (Twitter aussi). Pas de regrets. Mais soyons très francs, il y a un coût à ça (à y être aussi!), et la majorité ne comprend pas (ne veut pas comprendre) et punit le renégat. Subtilement. Socialement. Moi, ça me conforte dans l’impression que j’ai fait le bon choix. na! (Pas tête de cochon à moitié, hein…)

  2. […] Non mais quand La Presse parle d’un mouvement (#deletefacebook) visant à convaincre les gens de supprimer leur compte Facebook, c’est que c’est quand même un mouvement, un élan bien connu. Fantastique: pour une fois j’aurai agi avant tout le monde! (hahahahahahha!) Ha, m’enfin, du moins, si quelqu’un le fait vraiment, s’il y a vraiment une indignation qui devient geste chez certains. Je ne sais pas trop pourquoi tout ce beau monde s’émeut aujourd’hui seulement, alors que tout ce dont les médias parlent relève de l’ordinaire connu chez Facebook, mais ce n’est pas grave, je vous encourage à supprimer votre compte, question de vie privée et de santé mentale, d’authenticité, de tout ce que vous voudrez et y trouverez! Même que je vous encourage à bloguer avec un petit b, comme en parle Clément! […]

  3. Comment distinguer l’ivraie du bon grain? Éclairez-moi quelqu’un. Pour ma part, je n’ai jamais fait confiance à Facebook. C’est une question de génération, je suppose. J’y suis présent pour pouvoir suivre les nouvelles de quelques amis, des membres de la famille, et, surtout pour suivre quelques sites de références diverses comme R-C, ou d’organisations diverses. Mais je ne contribue pas du tout et il n’y a aucune info personnelle. Ça laisse des traces sur mes intérêts et ma personnalité. Mais c’est le prix que je devais payer. J’hésite également car j’aime bien utiliser Messenger pour des messages personnels à dés amis.

    Par ailleurs, je suis assez accroc à Twitter. Encore là, je suis abonné à ce que je considère comme les meilleurs journalistes, chroniqueurs et chaînes d’information québécoises, françaises et américaines(des indications supplémentaires sur mes choix idéologiques et intérêts). C’est le prix que je sais devoir payer pour me permettre de réfléchir de façon un tant soit plus éclairée. Je participe lorsque je suis présent à un colloque ou un événement du genre. J’imagine très bien – comment pourrait-il en être autrement- que Twitter a les outils pour analyser les données tant massives que personnelles. Mais, je ne sais comment je pourrais m’y exclure sans me pénaliser.

  4. @Helene — je me doute bien qu’il y a un prix à payer pour s’exclure de ces environnements tellement consensuels. Je le sens déjà bien après deux semaines… mais moi aussi ça plus tendance à me conforter dans l’idée d’aller voir ailleurs pour me nourrir l’esprit! ;-)

    @Vincent — il faut effectivement trouver des alternatives, mais je pense que c’est possible. Quant à Twitter, pour le moment je le conserve. On verra pour la suite.

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