Qu’est-ce que le nationalisme?

La section Duel politique de La Presse+ d’hier nous proposait de réfléchir à ce que ça signifie d’être nationaliste aujourd’hui.

Je trouve que les points de vue proposés ne sortaient pas tellement des sentiers battus. Les résultats des dernières élections nous démontrent pourtant clairement le besoin de renouveler notre façon d’aborder cette question.

Je ne me résigne pas à devoir choisir entre le multiculturalisme postnational de Justin Trudeau et la défense du modèle québécois.

Je suis las de ces conceptions désincarnées du nationalisme qui ont en commun de croire que ce sont les gouvernements qui déterminent les rapports que les peuples entretiennent avec le monde. Je n’y crois pas.

Je crois que le nationalisme, c’est d’abord et avant tout faire confiance au monde. Faire confiance au peuple — faire confiance aux citoyens et travailler à organiser l’espace politique de manière à favoriser leur expression et l’efficacité de leurs actions.

Être nationaliste, c’est utiliser l’État dans une perspective émancipatrice — aux plans individuels et collectifs.

Être nationaliste, c’est éviter autant que possible les lois et les règlements qui briment les initiatives ou qui contraignent l’innovation.

C’est avoir confiance dans l’avenir plutôt que de se réfugier dans le statu quo ou la nostalgie.

Dans cette perspective, un gouvernement nationaliste est un gouvernement qui consacre prioritairement ses ressources à l’éducation: pour aider les citoyens à réfléchir de façon autonome, à cultiver leur esprit critique et à développer leur goût d’entreprendre.

C’est aussi un gouvernement qui aborde spontanément les enjeux identitaires sous l’angle de la culture, en misant sur les artistes et des personnalités inspirantes dans tous les domaines (scientifiques, historiens, gens d’affaires, etc.) pour développer la fierté nationale.

J’aimerais qu’on revienne à la base: être nationaliste, c’est reconnaître son appartenance à un peuple qui partage une histoire, dont on est fier, et à qui ont fait confiance pour inventer des façons d’assurer sa survivance.

Être nationaliste, c’est avoir confiance en nous.

Être un gouvernement nationaliste, c’est agir de façon positive, comme un catalyseur des forces vives de la nation, dans tous les domaines, plutôt que multiplier les contraintes et de cultiver les peurs.

C’est à cette forme de nationalisme là que j’ai envie de m’associer en tout cas.

2 comments

  1. Être nationaliste, c’est se savoir partie d’une nation québécoise d’Amerique (ou membre de la nation canadienne-française).

    C’est aussi se questionner profondément et ouvertement sur ce qui constitue l’essence de cette nation, ce qui mérite d’être conservé, protégé, promu et laissé en héritage au monde.

    C’est être conscient que notre nation fait parti des nations menacées ou vulnérables dont la survie dépend d’actions de défense et de rétablissement de ce qui en constitue l’essence.

    Être nationaliste c’est accepté de payer le prix aujourd’hui d’un bénéfice incertain pour les générations futures.

    Être nationaliste c’est être un partisan du développement durable culturel! Ne pas compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leur besoin d’appartenance à une nation distinctive.

    Être nationaliste c’est appliquer cette grille d’analyse à toutes nos décisions individuelles et collectives, dans tous les volets de la société.

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