Un visionnaire dans le domaine de la culture à Québec

Via Ana-Laura, Via Cyberpresse: Un portrait de John Porter, directeur général du Musée national des beaux-arts du Québec. C’est sous la plume de Régis Tremblay. En voici quelques extraits qui permettent de découvrir un visionnaire aussi patient que déterminé:

«  » Il faut de l’opiniâtreté, de l’entêtement même pour convaincre les décideurs. C’est avec des non que l’on finit par faire un oui. La détermination entraîne l’adhésion.  » »

«  » Il faut savoir expliquer, insister, mais aussi se montrer patient. J’ai piloté des dossiers qui ne se réglaient qu’au troisième ou quatrième ministre de la Culture. Il faut dire que depuis 10 ans, j’en ai vu passer huit ! » »

« …le dg extrême considère que les dimensions actuelles du Musée ne lui permettent pas d’exploiter comme il se devrait les riches collections de l’institution :  » Nous ne pouvons exposer que 2 % de nos collections, alors que la norme est de 20 % ! C’est absolument terrible, considérant que nous avons la plus importante collection d’art québécois. Depuis des années, je rêve d’un agrandissement, et je sais que ça va venir un jour…  » Parions que Porter tentera tout pour faire de cet autre rêve une réalité.

Les bureaux de la SODEC ferment à Québec

Selon Le Soleil de ce matin, « La Société de développement des entreprises culturelle (SODEC) ferme son bureau de Québec, pour concentrer ses activités à Montréal » (aperçu ici). C’est presque incroyable. Je n’en reviens pas. On ne parle pas du bureau de Fermont, mais bien de celui de la capitale!

C’est plus incroyable encore quand on affirme que « la disparition du bureau de Québec ne devrait pas engendrer une baisse des subventions octoyées aux entreprises culturelles de la région ». Qui peut croire cela? Ce n’est pas sérieux…

Apprentissage, innovation et développement communautaire

Gilles portait à notre attention il y a quelques jours un certain nombre de documents trouvés sur le site de l’Institut Caledon. J’ai donc pris le temps ce soir de lire celui sur l’apprentissage communautaire (community learning), qui a été rédigée par Sherri Torjman pour le compte du Bureau des technologies d’apprentissage de Développement des ressources humaines Canada.

Rien d’extraordinaire dans ce texte, tout ce qu’il y a de plus conventionnel, sinon une série de références à des projets qui ne sont pas sans intérêt… et que je me promets d’explorer au cours des prochaines semaines.

Je retiens néanmoins deux extraits, pour usage futur, notamment dans le contexte du projet de faire de Québec une cité éducative.

Apprentissage et soutien à l’innovation

« Le meilleur moyen de soutenir les capacités d’innovation d’un milieu est de partager, à l’échelle régionale, un tronc commun de connaissances. Le niveau régional a toute son importance parce que l’espace et la proximité sont deux facteurs qui contribuent à l’acquisition du savoir, aux capacités d’apprentissage et à l’innovation. L’innovation est par conséquent un processus, une démarche ancrée dans les régions et elle en émerge. Elle est générée par le regroupement de divers intervenants établis dans une même région. »

L’éducation est une forme de développement communautaire

« L’apprentissage est beaucoup plus qu’un simple processus éducatif permettant aux individus et aux organismes d’acquérir de nouvelles connaissances. Il s’agit également d’une forme de développement communautaire. Les membres d’une collectivité prennent une part active au chapitre des enjeux qui les touchent. En groupe, ils apprennent à circonscrire les problèmes, trouver des solutions et prendre les mesures nécessaires pour mener à terme des projets.

La résolution collective de problèmes est une forme d’apprentissage en vertu de laquelle les personnes jonglent avec les diverses possibilités, les compromis et les solutions de rechanges qui s’offrent à elles.»

Dans quelle ville voulons nous vivre dans 20 ans?

Bonne nouvelle: « La Ville de Québec a lancé ce matin Une vision pour Québec? L’avenir maintenant! [une] démarche de mobilisation et de consultation sur l’élaboration d’une vision du développement de la nouvelle Ville de Québec. ». (communiqué complet)

Je n’en croyais pas mes oreilles quand j’ai entendu ça à la radio au retour du boulot! Voilà qui termine bien une semaine! Toutefois…

Mauvaise nouvelle: après lecture du document de consultation (pdf: environ 4,5 megs)… force est de constater que nous partirons de loin, de très loin, pour proposer notre vision de Québec comme une cité éducative.

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Québec: le choc démographique (et l’éducation!)

Le ministère des Affaires municipales et de la métropole et la Commission de la Capitale nationale ont rendu public aujourd’hui un très important rapport intitulé Le choc démographique. Le document porte sur la population de la Communauté métropolitaine de Québec à l’aube du XXIe siècle [mise à jour du 7 janvier 2023: le document est maintenant disponible sur le site de BAnQ].

Les informations colligées par l’Institut de la Statistiques du Québec dans le cadre de cette étude sont excessivement intéressantes et soulèvent des enjeux majeurs pour le développement de la grande région de Québec.

À ma très grande (et agréable) surprise j’y ai trouvé de nombreux passages qui pourront me servir à étayer l’argumentaire en faveur d’un modèle de cité éducative. En voici quelques-uns…

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Nos cégeps s’internationalisent…

Le Soleil nous apprend ce matin que les cégeps de la régions de Québec et Lévis ont signé une entente de collaboration avec quatre instituts d’Alsace dans le but d’offrir à leurs étudiants la possibilités de faire un stage outre-Atlantique dans le cadre d’une formation technique.

La fin de l’article a aussi piqué ma curiosité. On y apprend que le réseau collégial devra faire face à un problème de taille d’ici 10 ans: le départ à la retraite de 95 % des enseignants! Vous avez bien lu: 95 % !

On lit plus loin que le président de la Fédération des cégeps « avance comme solution que des enseignants pourraient demeurer en poste après l’heure de la retraite. L’immigration pourrait aussi être la planche de salut du Québec. ».

C’est quand même incroyable que, malgré les immenses efforts déployés depuis quarante ans pour scolariser la population (gratuitement ou à peu près), le Québec n’arrive même pas à remplacer les enseignants en place et, ce, malgré une baisse généralisé de la clientèles des établissements collégiaux. Incroyable. Invraisemblable!

Il reste 10 ans d’ici là, c’est assez pour former massivement des enseignants. De bons enseignants. Qu’est-ce qu’on attend? De se r’virer d’bord en catastrophe, en 2009, comme on le fait actuellement dans le réseau de la santé? (soupir)

Une journée dans la vie de Québec

Le Soleil publiait ce matin un cahier Zoom très spécial, résultat d’une excellente idée du nouveau directeur de l’information, François Bourque.

Le temps d’une journée, le 21 novembre dernier, l’ensemble des journalistes du Soleil sont partis dans la ville pour en saisir le rythme et nous en tracer un portrait vivant. Résultat: 41 courts textes accompagnés de photos. Un portrait infiniment plus sympathique que les traditionnelles brochures touristiques.

Je me demande si on ne pourrait pas réaliser une publication dans le même esprit qui tracerait le portrait de la vie *éducative* de Québec: des textes et des photos prises dans les écoles, dans les musées, les bibliothèques, les université, au centre des congrès, dans sessions de formation diverses, etc. Ça pourrait évidemment n’être que sur le Web pour débuter, mais pourquoi ne pas imaginer également une version imprimée?

Je pense que ça pourrait se faire assez simplement (et pas nécessairement en une seule journée!) en demandant la collaboration de personnes dans les écoles (et des élèves!), les musées, etc. Avec la disponibilité de plus en plus grandes des appareils photos numériques et du courrier électronique, ça pourrait être assez simple.

Alors je lance l’idée: on planifie pour la fin mars la cueillette de photos et la rédactions d’une quarantaine de courts textes qui rendraient compte de la richesse et de la diversité éducative du tissu urbain de Québec. On fait ça avec une équipe de trois ou quatre personnes pour coordonner l’affaire (des volontaires?), et d’une vingtaine de collaborateurs qui se chargeront d’écrire un ou deux textes chacun, la plupart pour témoigner de leur propre milieu. Et on met ça en ligne au cours du mois d’avril.

Il me semble que ce serait l’fun en mauzuss…

Les jardins suspendus…

Francis Vachon alimente la discussion qui entoure la démolition prochaine de deux bretelles d’autoroute au centre-ville de Québec.

L’idée de Dale est brillante, élégante, subversive. J’aime beaucoup

Des bretelles d’autoroute transformées en jardins luxuriants constitueraient une métaphore extraordinaire pour le protocole de Kyoto.

En plus, ça aurait l’avantage de ne pas nous faire oublier nos erreurs du passé… question d’éviter de les répéter. Parce que (heureusement) il ne restera bientôt plus beaucoup du béton-de-l’ère-Lamontagne et qu’il ne faudrait pas non plus perdre de vue cette glorieuse époque de l’urbanisme de Québec. Appellons-ça un aide mémoire salutaire.

Et côté promo pour la ville: une merveille. Cas unique au monde (j’imagine), combien de photographies pourraient en être prises et publiées dans les journaux, magazines, etc.?

Télé-université: une vision qui fait du bien

Voilà ENFIN l’intervention que j’attendais dans le dossier de la Télé-université. Ça me convient… si c’est ça le projet, ça vaut le coup d’essayer. Reste à savoir pourquoi c’est un employé de la Télé-université qui la formule dans le courrier des lecteurs plutôt que les dirigeants de l’Université du Québec qui, s’ils avaient été aussi clairs dès le début, se seraient possiblement évité tout le quiproco médiatique.

« L’Université du Québec aurait pu être une université très contemporaine, innovatrice, différente des anciennes universités, Laval et Montréal. Comme il arrive bien souvent, on a voulu imiter fièrement et bêtement les universités notoires au lourd passé en choisissant un régime seigneurial, une université classique pour chaque région, un réseau d’universités et non une université en réseau. (…)

L’université est en crise de modèle et de finalité. Cette fois-ci, par une chance inouïe liée à notre mission, la Télé-université peut être au c¦ur de cette réorientation. (…)

Nous sommes appelés à changer pour un nouveau modèle, à la fois campus et à distance; un nouveau centre va se créer. (…)

Allons maintenant négocier férocement un statut juridique qui va respecter la mission de la Télé-université et lui donner un campus à Québec et du télé-enseignement à Montréal, avec enthousiasme et détermination pour faire entrer le cheval de la médiatisation dans l’ancien monde de l’université et transformer, au cours de la prochaine décennie, cette jeune université publique, l’Université du Québec, en vrai leader universitaire. »

Télé-université menacée?

« Les moyens technologiques consentis au nouveau siège social de la Télé-université dans Saint-Roch devraient aisément permettre la création d’une alliance avec l’UQAM sans que le centre décisionnel soit transféré rue Saint-Denis, à Montréal. À moins qu’il ne s’agisse pas d’une alliance, mais d’une intégration pure et simple. » (Éditorial, Le Soleil, 8 octobre)

Le Soleil publiait également hier deux textes sur le sujet, un de Fernand Grenier, premier directeur général de TELUQ, l’autre de Normand Lessard, président de la CCREQ. J’en retiens deux extraits…

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Manque de vision…

J’ai écrit en avril dernier un texte dans lequel j’exprimais mon inquiétude devant l’absence de visions claires pour le développement de Québec que j’avais constatée en participant au XIe Forum économique de la région de Québec. Je le reprends ici parce que je pense que, plus que jamais, il faut « demander à ceux et celles qui ont une vision d’avenir à proposer pour Québec de s’exprimer. »

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Les écoles du Vieux-Limoilou

« La réussite des élèves du Vieux-Limoilou, ainsi que le sort de leurs trois écoles reposent maintenant entre les mains des commissaires [qui formeront] une « table de réflexion » [afin de déterminer] la façon de favoriser la réussite de ses enfants. Ses membres privilégieront-ils le développement personnel des élèves, leur formation académique, l’offre de services à des enfants de milieu défavorisé qui ont besoin de leur école en dehors des heures de classe, ou une école centrée sur la communauté ? » (Le Soleil, 2 octobre)

Exit Télé-Université?

Le Soleil titre aujourd’hui Québec menacée de perdre le siège social de la Télé-Université. Vraiment… j’ai peine à y croire.

Et, au passage, monsieur le journaliste, je me fous carrément « des quelques postes à gros salaires qui y sont rattachés », c’est bien plus « le déménagement déguisé d’un centre de décision de Québec en direction de Montréal », qui me préoccupe, comme le dit président de la Chambre de commerce régionale des entrepreneurs de Québec (CCREQ).

Vivement la réactivation du dossier Québec, Cité éducative. Je vous y reviens, en force, dans les prochains jours…