
Au cours des derniers jours Ana et moi avons regardé la mini-série Hillary.
J’en ai appris beaucoup sur la jeunesse d’Hillary Rodham Clinton, sur ses premiers engagements et sur ce qui l’a progressivement amenée dans l’univers de la politique partisane avec le Parti Démocrate.
La série est très bien faite. Et il n’y a aucun doute: Hillary Rodham Clinton est une femme exceptionnelle. Son parcours est vraiment fascinant. Et le résultat de tout ce parcours est terriblement frustrant. Heureusement, l’ensemble reste inspirant.
À plusieurs moments sans la série, le jugement qui est posé sur Hillary, la femme politique, m’a fait penser à celui que j’ai entendu — trop souvent — au sujet de Pauline Marois en campagne électorale. Un insupportable double standard, qui va devoir cesser si on veut contribuer à progresser comme société.
J’ai d’ailleurs très hâte de lire la biographie de Pauline Marois. Le livre devait être publié ce printemps, mais le lancement a été reporté à l’automne, conséquence de la pandémie.
Et pour revenir sur Hillary, je découvre ce soir dans le New Yorker qu’une biographique fictive à son sujet sera publiée cette semaine. L’histoire a pour titre Rodham et décrit un monde où Hillary se serait séparé de Bill Clinton après ses études en droit au lieu de le marier. Elle poursuit ainsi un parcours bien différent jusqu’à sa candidature à l’élection présidentielle de 2016.
Je pense qu’on peut dire que c’est une uchronie — un mot que j’ai appris en fin de semaine dans une série de textes du Journal de Québec sur les 40 ans du référendum de 1980.
Revisiter le passé. S’amuser à réécrire l’histoire. Faire l’exercice d’imaginer un avenir différent — plus stimulant.
Je pense que c’est aussi un peu pour ça aussi qu’on célèbre la Journée nationale des Patriotes. C’est ce sens-là que je vais lui donner en tous cas — cette année aussi.
On en a bien besoin par les temps qui courent!
