Les principes de Barlow

En 2018, j’étais tombé sur une liste de 25 principes établie par John Perry Barlow « pour guider son comportement et transformer les difficultés de la vie en défis ».

J’avais alors fait l’exercice d’identifier sept principes qui me semblaient particulièrement importants parmi les vingt-cinq proposés par Barlow.

J’ai refait l’exercice en 2022, puis en 2023 — évidemment sans regarder ce que j’avais noté précédemment!

Je viens de refaire l’exercice, toujours sans regarder.

C’est intéressant de constater ce qui apparaît et disparaît dans ma sélection — et ce que ça dit des difficultés et des défis que je rencontre.

Évidemment, quand un principe disparaît ce n’est pas parce qu’il ne m’apparaît plus important du tout — c’est seulement parce qu’il a cédé sa place parmi les sept qui me semblent les plus essentiels, à cette étape de ma vie. 

Si vous avez le goût de faire l’exercice, la liste est là, vers le milieu de la page: The 25 Principles for Adult Behavior.

Voici donc ma sélection pour 2025:

1. Be patient. No matter what.

4. Expand your sense of the possible.

5. Don’t trouble yourself with matters you truly cannot change.

7. Tolerate ambiguity.

10. Never forget that, no matter how certain, you might be wrong.

23. Live memorably.

24. Love yourself.

***

Pour comparaison, ma sélection du 1er janvier 2023:

1. Be patient. No matter what

3. Never assume the motives of others are, to them, less noble than yours are to you.

4. Expand your sense of the possible.

5. Don’t trouble yourself with matters you truly cannot change.

7. Tolerate ambiguity.

10. Never forget that, no matter how certain, you might be wrong.

23. Live memorably.

***

Ma sélection du 26 février 2022:

1. Be patient. No matter what.

3. Never assume the motives of others are, to them, less noble than yours are to you.

4. Expand your sense of the possible.

5. Don’t trouble yourself with matters you truly cannot change.

7. Tolerate ambiguity.

10. Never forget that, no matter how certain, you might be wrong.

22. Foster dignity

***

Et, finalement, ma sélection du 18 février 2018

1. Be patient. No matter what.

3. Never assume the motives of others are, to them, less noble than yours are to you.

4. Expand your sense of the possible.

7. Tolerate ambiguity.

8. Laugh at yourself frequently.

10. Never forget that, no matter how certain, you might be wrong.

16. Reduce your use of the first personal pronoun


(expérimentation créative du dimanche après-midi)

L’année en photos

Une fois Noël passé, on entre dans la période de la rétrospective — avant d’entreprendre une nouvelle année.

C’est le temps de repenser aux derniers mois, de toutes sortes de façon, pour constater le chemin parcouru, les plaisirs et les déceptions, et tenter de donner un sens à tout ça.

Des résolutions? Bof. J’aime mieux aborder la nouvelle année comme un projet de repas: qu’est-ce que j’ai déjà dans mon frigo? Qu’est-ce que j’ai à me procurer? Et qui est-ce que je souhaite inviter à ma table? 

***

Quoi de mieux pour commencer l’exercice que de refaire le tour des photos que j’ai prises dans les derniers mois? Ça permet évidemment de se rappeler, mais aussi, surtout, d’activer la mémoire émotive.

J’ai fait l’exercice hier soir, et je me suis endormi avec le sourire. Tellement de beaux souvenirs.

J’en ai conservé une sélection de dix-huit photos que j’aime particulièrement.

Je garde évidemment pour moi les photos de famille, d’amis et de collègues — même s’il y en a aussi des mémorables!

Les fées

Parmi les rituels de vacances: lire un récit de Sylvain Tesson. Cette fois, le plus récent: Avec les fées.

Tesson nous amène avec lui en voilier, de l’Espagne à l’Écosse, en passant par la Bretagne, l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande. Au fil des jours, pendant que ses compagnons gardent le cap, lui enchaîne les randonnées sur les promontoires à la recherche du merveilleux.

« Par les grèves et par les pointes (…) j’embarquais, naviguais quelques milles, débarquais, courais la lande [et] retrouvais le bateau à l’endroit convenu. »

« [le merveilleux] est une qualité du réel révélée par une disposition du regard. Il y a une façon d’attraper le monde et d’y déceler le miracle. »

« La fée ne se rencontre pas, elle se convoque. »

« Définition possible de la fée: la conscience d’un moment. »

Ce n’est pas le meilleur Sylvain Tesson que j’ai lu, mais j’ai quand même apprécié la lecture parce qu’elle a été marquée de belles coïncidences. Et y a-t-il plus belle manifestation des fées qu’une coïncidence?

Il est question de menhir — comme ici, il y a quatre jours.
Il est question de Jules Verne — comme ici, il y a deux jours.

Il est aussi question de Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, de Perec, que m’avait suggéré Luc Jodoin il y a quelques années, et qui continue de m’inspirer pour prendre une photo à partir de la fenêtre de mon bureau, chaque matin, depuis maintenant près de quatre ans.

« La tentative d’épuisement est un exercice de gratitude. Le contemplateur dispose de peu: ses yeux et quelques mots à offrir à la beauté. On regarde, on enregistre. Le merveilleux s’invite. »

Petite déception: j’aurais aimé trouver aussi une référence à la Chaussée des géants, en Irlande, parce que ça m’aurait permis de faire un lien avec les petits cubes de ma série de textes fantaisistes… pour laquelle je cherche toujours une conclusion.

Malheureusement, Tesson et ses compagnons ont mis le cap vers le Nord, en direction de l’Écosse, quelques miles trop tôt. Rendez-vous manqué.

***

Au fil de la lecture, j’ai aussi apprécié quelques phrases qui m’ont semblé faire échos aux affres et aux joies de l’expérience politique:

« Nous avons essayé de faire au mieux, mais ce fut comme d’habitude. »

« Je me tenais sur un point de contact entre le réel et l’idéal. »

« Un sentiment de plénitude (…) une convergence des sensations, des émotions, des observations, cette croisée des transepts. »

***

Je termine la rédaction de ce texte en savourant un thé Earl Grey, comme le faisait Tesson au moment où il a appris la mort de la reine Elisabeth, en Bretagne, sur la route du retour de son aventure à la voile.

« La mort d’une reine était leur tristesse (…) Ils s’en relèveraient en sacrant Charles. »

Mais alors! Attendez! Je l’ai cette conclusion… puisque le premier texte de la série inachevée s’appelait Salut Charles! — et trouvait son inspiration de la découverte d’une pièce de dix cents… sur laquelle figure le nouveau roi… au verso d’un voilier!

C’est presque invraisemblable…

« Les Fées existent quand on travaille à les faire apparaître. »

Que d’amis!

Je fais une revue de la presse dès mon réveil. C’est devenu une habitude. Il y a des matins satisfaisants et d’autres, comme ce matin, où je reste sur ma faim. Alors, pour surmonter ma déception, j’ai décidé d’aller jeter un œil sur l’édition du Soleil du 24 décembre 1925. Et j’ai été comblé. 

Parmi les découvertes: plusieurs publicités amusantes (dont une pour le Ketchup Heinz), un exploit en voiture (pour l’époque) et un texte sur les sports d’hiver qui se termine par une invitation à fêter la période hivernale (qui m’apparaît préfigurer le Carnaval, et qui fait un bel écho au succès du Marché de Noël). J’ai mis une transcription du texte ci-dessous.

Mais j’y ai surtout découvert un texte qui fait un fascinant clin d’œil à notre époque — à un moment il y a beaucoup de monde pour déplorer l’animosité, l’intolérance, voire la violence dans l’espace public. On le déplorait aussi il y a un siècle! Le remède proposé : la littérature. 

Je vous invite à lire texte, que j’ai aussi retranscrit ci-dessous. Il est signé par un auteur et journaliste français, Miguel Zamacoïs, dit Le Gaulois. À titre de correspondant? Ou peut-être a-t-il été simplement repris de la presse française? (je n’en ai toutefois pas trouvé d’autres références). 

En prime, le texte me fait cadeau d’une extraordinaire coïncidence — comme je les aime! 

Pour étayer son propos, Zamacoïs fait référence à un court roman de Jules Verne, que j’ai lu et commenté en 2024: Une fantaisie du docteur Ox

Il s’agit d’une histoire, écrite en 1872, dont l’intrigue tourne, croyez-le ou non, autour de l’installation des tuyaux de gaz pour assurer l’éclairage de la petite ville de Quiquendone — événement que Nazaire Levasseur racontait pour Québec, à la même époque, dans ses Réminiscences, auxquelles je faisais référence hier!

Qui aurait crû qu’en quelques jours je passerais de Benoît Melançon à Hector Fabre, puis à Nazaire LeVasseur (en passant par Irma) et finalement à Jules Verne (en passant par Miguel Zamacoïs)? J’ai déjà hâte à demain!

D’ici-là, voici le texte complet de Miguel Zamacoïs.


RÉCONCILIATION PAR LA LITTÉRATURE

On frémit en songeant aux sujets innombrable de tristesse qu’aurait le Christ s’il revenait sur la terre…

Son premier découragement lui viendrait sans doute de la faillite de la belle et attendrissante adjuration: « Aimez-vous les uns les autres. »

Sans posséder le moindre titre à la sainteté, le premier venu peut, avec une once seulement d’esprit d’observation, et pour peu qu’il ne soit pas cloué au coin de sa cheminée par la goutte, s’offrir gratuitement cette déception et ce découragement.

Quand on circule dans la grand’ville, quand on pratique de temps en temps le taxi, quand selon le jargon distingué de l’Administration, on se fait « transporter en commun », quand on prend des trains, quand on circule dans les foules, quand on a affaire à des tiers, vendeurs, serveurs, employés de tous genres, comment n’être pas frappé par le caractère hostile, pour ne pas dire mauvais, ou pire, des rapports qu’ont entre eux les citoyens d’une même nation, et ne pas constater que cette hostilité s’exaspère selon une progression constante ?

Il est flagrant que se manifestent de plus en plus entre les citoyens une intolérance, une animosité promptement violente, qui rendent la vie publique de plus en plus désagréable. En tenant compte des exceptions qui confirment les règles, on ne rencontre partout que gens qui vous en veulent jusqu’à la fureur de les dépasser derrière le guichet, de les frôler sur un trottoir, de prétendre monter comme eux dans les trains encombrés, de ne pas vous dépouiller à fond pour leur offrir des pourboires d’Américains. Tous ces gens-là vous « cherchent », vous parlent rudement, vous bousculent, vous invectivent et vous méprisent… Charmante soirée ! Délicieux paradis terrestre ! Exquise fraternité à couteaux tirés !

À quoi attribuer cet état d’esprit ? Le devons-nous à la guerre ? Par comparaison avec les horribles brutalités du temps de cauchemar, l’hostilité d’intensité relativement moyenne qui sévit à présent fait-elle aux yeux d’un chacun figure de douceur ? Les bousculades apparaissent-elles comme des caresses, et l’insolence comme de l’aménité ? Et quand on songe aux prétentions de nos débiteurs à livres et à dollars, l’âpreté pourboiresque du temps présent apparaît-elle comme un désintéressement à tirer les larmes des yeux ?

Ou bien, comme dans Le Docteur Ox de Jules Verne, sommes-nous les intoxiqués d’une atmosphère saturée de gaz énervants par les subtilités chimiques du progrès et du confort moderne ? Y a-t-il dans l’air, du fait des usines multipliées, des effluves électriques qui exaspèrent notre système nerveux ?

Autre hypothèse : seraient-ce pas plutôt les difficultés accumulées de la vie, l’insécurité, l’inquiétude, la hausse de tout, le franc excepté, qui engendrent cette mauvaise humeur généralisée ? Et serait-ce par la raréfaction du foin dans les râteliers qui mettraient les chevaux (dans lesquels une rosse sommeille toujours) à se mordre les uns les autres, et à ruer à tout venant ?

Faut-il incriminer l’empoisonnement politique ? La navrante « lutte des classes », le bolchevisme latent, attisés soigneusement par les pêcheurs en sociologie trouble, jetant ceux qui ne possèdent pas contre ceux qui possèdent, ceux qui possèdent moins contre ceux qui possèdent plus, ceux qui voudraient prendre contre ceux qui voudraient garder — tout cela indépendamment de la rage des méchants et des violents de nature, des imbéciles, des insatisfaits et des envieux incurables ?

***

J’en étais là de mes réflexions ultrapessimistes et misanthropiques, et je songeais à acquérir une matraque protectrice et à percer ma porte d’un judas-meurtrière, lorsque la lecture d’un journal alluma tout à coup dans mon âme découragée une petite lueur d’optimisme. Elles sont rares en ce moment, dans les journaux, les lueurs d’optimisme, et l’on y trouve beaucoup plus de raisons de s’aller jeter dans la proche rivière ou de se faire naturaliser sujet d’une île déserte, que d’occasions d’inventer le sourire perpétuel ; mais, comme a dit, ou à peu près, Rostand, c’est surtout dans la nuit que les veilleuses prennent toute leur valeur. Dans l’espèce, les deux microscopiques prétextes à espérer, c’étaient deux innocentes toutes petites nouvelles puériles en littéraires : on annonçait qu’un groupe venait de fonder une association des « Amis de Rollinat »; et, quelques lignes plus loin, qu’un autre groupement s’était constitué sous l’égide de ce vocable : « Les Amis d’Oscar Wilde ».

Réjouissantes, réconfortantes nouvelles ! Que d’amis ! Que d’amitiés réunies en faisceaux ! Que d’affection et que de fraternité récupérées !

Ces associations tendres, ces bouquets de sympathies humaines, professionnelles et intellectuelles, s’ajoutant à pas mal d’autres amis de Zola, de Balzac, des Goncourt, de Dumas, de Maupassant, des jeunes, etc. cela représentait, comme le brave chien de Chantecler, une somme énorme de bonté, de sociabilité, de dévouements réciproques, surgissant fort à propos du cœur de tant de Philintes pour atténuer la désolation d’Alceste.

La création à l’infini d’« Amis de quelqu’un » est le seul espoir de cœurs sensibles sortant — et pour cause — de la grande accolade universelle. Peut-être que lorsque les trente et quelques millions de Français dressés les uns contre les autres seront répartis en groupements d’amis ayant chacun son idole et son culte, un nouvel état d’esprit amical sera-t-il ipso facto créé. Car les amis des amis étant proverbialement amis, les amis des amis de Mallarmé, de Marcel Proust, de Montesquieu et, plus tard, de Mme de Noailles, Colette, Delarue-Mardrus, de MM. Pierre Benoit, Henri Béraud, Roland Dorgelès, Jean Cocteau, de tant d’autres, deviendront obligatoirement — avec un jeu de patience — les amis des amis des amis, ce qui fait qu’à la fin chaque individu, de par les lois géométriques, se trouvera être le fameux « ami de tout le monde » dont Sosie demeure le type définitif.

Ce sera la grande réconciliation nationale — en attendant qu’elle devienne internationale avec la fondation des « Amis de Bernard Shaw », des « Amis de d’Annunzio », etc., grâce au rapprochement des sphères aristocratiques et des couches modestes par la sympathie des « Amis de Bergson », pour les « Amis de Xavier de Montépin » ou pour les « Amis de Ponson du Terrail » et réciproquement…

Mais pourvu que l’intransigeance des clans, le snobisme des chapelles et l’exclusivisme des cénacles, n’aillent pas faire rater l’affaire !

Miguel ZAMACOÏS

(Le Gaulois)


L’OUVERTURE DE LA SAISON DES SPORTS D’HIVER AUJOURD’HUI

La saison des sports d’hiver s’ouvre officiellement aujourd’hui à Québec. Au cours des trois mois prochains, l’Association des Sports d’Hiver de Québec et les associations qui lui sont affiliées organiseront une série de concours de tous genres ayant pour but de développer les sports à Québec et d’amener ici des touristes.

Le programme détaillé de chacune des associations locales sera publié ces jours-ci. Outre les joutes régulières, le hockey met à l’affiche des parties d’exhibition dont avec l’une des meilleures équipes américaines, celle de l’université de Princeton, le 2 janvier.

Parmi les principales organisations qui travaillent de concert avec l’Association des Sports d’Hiver de Québec pour assurer le succès de la saison qui commence, il faut mentionner la section locale de la Quebec Amateur Hockey Association et une dizaine de ligues senior, intermédiaire, junior et juvénile, l’Union Canadienne des Raqueteurs et les six clubs de l’Union de Québec et Lévis; l’International Dog Sied Derby; les clubs de curling Québec (1819) et le comité Victoria (1890), Jacques-Cartier (1925) et la comité du Bonspiel, le clubs de ski Québec, Loyola, Orléans et Académie Commerciale Le directeur des sports d’hiver au Château-Frontenac, M. Bert Aslin, s’occupera d’organiser différents concours de ski, à Sandy Bank: des courses en ski en ville et à la campagne et des excursions à travers le district de Québec.

Le premier de ces concours de ski aura lieu le 30 décembre à Sandy Bank, où les porte-couleurs de Yale, Colgate, Montréal, Ottawa, McGill, Loyola et Laval exécuteront des sauta pour le trophée du Château-Frontenac.

Un concours de « bob-sleigh » aura lieu le premier janvier, sur les Champs de Bataille. Le 3, on donnera un « ski-joering » en ville et le 6, les amateurs de sports d’hiver se rendront en excursion sur la Côte de Beaupré.

Les marchands et les autres citoyens de la ville sont invités à décorer leurs édifices pour donner à la ville un air de fête qu’elle devra conserver durant tout l’hiver.



D’Hector à Nazaire (en passant par Irma)

Le premier texte du recueil des chroniques d’Hector Fabre m’a particulièrement frappé parce que je trouve qu’il jette un regard amusant sur la ville de Québec… surtout 160 ans plus tard! 

J’ai partagé la chronique avec quelques amis et connaissances qui s’intéressent à l’histoire de Québec.

Parmi les réactions que j’ai reçues, j’ai pu apprendre qu’Hector Fabre avait travaillé avec le père d’Irma LeVasseur, le journaliste Nazaire LeVasseur.

Ça a piqué ma curiosité. 

Après quelques recherches, j’ai rapidement compris que Nazaire LeVasseur était tout un personnage! 

Je suis retourné dans les journaux numérisés accessibles sur le site de BAnQ, pour essayer de retrouver certains de ses textes.

Au fil des recherches, je suis tombé sur un courrier du lecteur, publié dans Le Devoir du 29 avril 2004, qui fait référence « à un petit fascicule intitulé Réminiscences d’antan: Québec il y a 70 ans, écrit par Nazaire Levasseur. »  

Mario Ferland écrit dans sa lettre que « dans cet ouvrage publié en 1926, Levasseur fait la « chronique » de la ville de Québec et de ses environs dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle. »

Pas besoin de dire que ça a encore plus piqué ma curiosité!

J’ai pu trouver le texte numérisé des Réminiscences d’antan sur le site de l’Université de Calgary

Et là, émerveillement! L’auteur nous amène avec lui déambuler dans la ville de Québec à la fin du dix-neuvième siècle. On y redécouvre chacun de ses quartiers, ses personnages forts et de savoureuses anecdotes. 

En cours de route, nous découvrons ses réflexions sur l’évolution de la ville: il rappelle l’importance de la création du Parc Victoria… et déplore l’occasion ratée de créer aussi un parc au coeur du quartier Saint-Roch.

On y revit l’apparition de l’éclairage au gaz, autour de 1860, de la véritable magie pour l’époque: « les gens ne pouvaient s’expliquer la disparition ni la provenance soudaine de la lumière. ».

Une innovation qui ne s’est évidemment pas fait sans heurts:

« Pour doter Québec de conduites de gaz et de reverbères, il fallut infliger aux citoyens un éventrement prolongé des rues et des places publiques. »

L’électricité succéda au gaz en 1887, ce qui a permis la mise en fonction du tramway électrique en 1897, « qui remplaça le char urbain à chevaux, dont Québec avait été doté en 1865, au grand dégoût de la gent automédon. »

Alors qu’on se prépare à de grands travaux à Québec, qui auront aussi pour effet « un éventrement prolongé des rues » et de nombreux inconvénients pour les « conducteurs de chars », ça m’a fait sourire. L’histoire se répète…

Nazaire LeVasseur ne limite pas sa balade au coeur de Québec, il s’aventure aussi en périphérie, pour laquelle il a fait preuve d’une étonnante clairvoyance:

« La ville s’est grandement développée du côté de saint-Sauveur, comme du reste, du côté du cap, dans la direction de sainte-Foy ; le village saint-Charles est devenu un quartier élégant sous le nom de Limoilou : le bâtiment se multiplie et gagne, d’un côté, les Laurentides, de l’autre, les paroisses de l’est, et enfin, les maisons gagnent l’ouest. (…) On ne peut s’empêcher d’être émerveillé de ce développement. 

Si l’on a la patience d’attendre, on en verra bien d’autres; on verra l’annexion de Sainte-Foy, de Lorette, de Charlesbourg et du pays, jusqu’à Beauport, au moins, à la vieille capitale, et le Saint-Laurent, verra sur ses rives, l’une des plus belles cités du monde. C’est ainsi que les grandes villes se forment et commandent, au sein de l’humanité.

Que cette annexion se fasse sans difficultés engendrées par l’envie, la jalousie, certaines ambitions et surtout l’ignorance, etc., ça va de soi, c’est entendu. On ne réalise des progrès qu’avec des difficultés, des embarras, des heurts. Il est bien difficile de concilier toutes les opinions; en fait d’opinions, il y a les presbytes et les myopes. Que de cas de myopie chez les hommes! »

Le texte, écrit en 1926, se termine par des paragraphes particulièrement optimistes:

« Québec est appelée à subir un prodigieux développement, en moins d’un siècle, et, dès aujourd’hui, les québecois peuvent se féliciter d’habiter sur le continent, l’une des plus grandes villes futures, des plus intéressantes cités de l’Amérique-du-Nord, cité qui aura sa correspondance à Lévis, en face, cité qui absorbera Beauport, partie de l’Ile-d’Orléans, Charlesbourg, la Jeune et l’Ancienne Lorette, Sainte-Foy, Sillery; tout cela avec le principal port du Saint-Laurent abordable durant dix mois de l’année.

Voilà, mes amis les Québécois, ce qui vous est réservé, et, ce à quoi, vous devez travailler d’épaule à épaule, la main dans la main.

Cette union dans le travail, dans une énergie commune vers un but commun, vous conciliera et fortune et gloire. »

À quelques jours de 2026, nous y sommes presque.

⚪️⚪️⚪️

Addenda

Pour le plaisir de faire un trait d’union avec la série de textes fantaisiste que j’ai publiés depuis le 24 novembre… je me permet d’ajouter un autre passage des Réminiscences:

« A la Chambre-de-Commerce, [de nombreux] gens d’affaires [qui] venaient causer, lire les journaux, parler politique, [sont] aujourd’hui à six pieds sous terre. (…)

Tous, les uns après les autres, après un stage, plus ou moins long, sur notre boule, ont disparu dans l’avalanche quotidienne des trépassés. (…)

Mais, ne broyons pas de noir (…) ça n’atténuerait en rien les conditions de l’homme depuis que le monde existe (…).

Si l’on s’oublie personnellement, on ne peut s’empêcher de tomber émerveillé devant les phénoménales conditions de seulement notre globe, de ses tenants et aboutissants.

La terre nous livrera encore bien des secrets [et] aura, ici et là, de merveilleux épanouissements… »

Menhir

Un des grands plaisirs que j’ai à écrire de temps en temps une série de textes fantaisistes, c’est de voir le monde embarquer aussi dans l’aventure — et de constater que la lecture change (un peu) leur regard. 

J’ai reçu plusieurs témoignages dans les derniers jours qui m’ont fait plaisir. Plusieurs accompagnés de photos de cubes ou des sphères « que je n’avais jamais remarqués avant… ».

Il y a aussi des gens encore un peu plus intenses:

« Je suis déçue, que des œufs dans ma boîte d’œufs, aucune boule de couleur… j’ai l’omelette en berne ce matin. »

Il y finalement les gens chez chez qui les textes ont pour effet de me faire apparaître dans leur vie à tout moment — comme une forme d’intrusion cognitive.

« Je ne peux plus lire ou voir un film sans penser à toi… il y a toujours un mot ou une image…»

C’est ce qui est arrivé à l’ami Denis, hier après-midi. Il lisait tranquillement le dernier Astérix. Et soudain, paf! Mes délires apparaissent en Lusitanie!

Avouez que c’est amusant!

Pour faire honneur à la coïncidence, j’ai pris le temps de bricoler la scène avec les matériaux que j’avais à la portée de la main!

La magie continue…

Douzaine

Après avoir négligé quelques jours le récit de mes aventures avec les cubes et les boules colorées, et après avoir sollicité votre compréhension hier matin, il fallait bien s’attendre à ce qu’une coïncidence m’y ramène.

C’est en commençant la lecture du nouveau roman de Christiane Vadnais, Les ressources naturelles, que ça s’est passé. Imaginez-vous donc que la toute première phrase du livre est:

« La légende des mains de brume, racontent parfois les Sphères, naquit sur une plage de l’Est. »

Racontent parfois les Sphères… J’en suis resté bouche bée.

Et comme si ce n’était pas assez, voila que ce matin, après un café, enthousiaste à l’idée de faire des crêpes, j’ai eu la surprise de (re)trouver la boule dorée parmi les œufs!

Devant pareil imprévu, j’ai dû me refaire un café.

Je l’ai bu lentement en me demandant, le plus sérieusement du monde, ce que cette sphère avait à me raconter. Comment était-elle arrivée là? Pourquoi? 

En cherchant le sens à donner à cette apparition, j’ai repensé à un extrait d’une des chroniques d’Hector Fabre que j’ai aussi lue hier après-midi. 

Dans cette chronique, l’auteur donne la parole à une femme qui déplore que le jour de l’an se présente trop souvent comme « un plaisir à date fixe ». 

« Je veux prendre mon temps pour être heureuse ; je veux choisir mes jours pour être gaie comme je choisis ma société pour causer. Je n’aime pas la joie commandée d’avance ; elle est déjà refroidie quand on la goûte. 

L’imprévu est la première condition du plaisir. (…)

Prôner d’avance un amusement, c’est imiter les gens qui vous préviennent qu’ils vont vous faire rire ; le rire ne vient pas, le plaisir non plus. Il faudrait arranger les choses de manière à ce qu’on pût s’amuser lorsque cela vous plaît, s’ennuyer lorsque cela ne vous déplaît pas. (…)

Si la destinée s’arrangeait de manière à distribuer dans le cours de la vie les ennuis et les émotions, les plaisirs et les épreuves, en un ordre sans cesse varié, ce bas-monde serait vraiment trop agréable à habiter. »

***

J’en ai conclu que c’était ça le message de la boule dorée!

Et c’est donc comme ça que je vais aborder ces courtes vacances — en laissant l’imprévu guider le plaisir. 

Et vous, vos œufs? Qu’est-ce qu’ils vous racontent?

▶️ Texte suivant

Vacances!

Ça y est! Les vacances — décrocher, un peu de repos. Lecture, jeux, siestes, famille, amis… mais surtout, surtout, pas de programme. Profiter de chaque moment tel qu’il se présente. 

Je sais, je sais… il y a une intrigue en cours… des boules, des cubes… des mystères à résoudre… et, vous vous en doutez bien, bien de récentes péripéties à raconter… mais ce ne sera pas ce matin. 

Ce matin, il suffira de profiter de l’instant: avec un café chaud, des raisins verts bien croquants, la vue des côtes ensoleillée de Charlevoix et la voix suave de Nathalie Dawn (si vous ne connaissez pas, je vous suggère l’album Impossible à prononcer).

Et dans l’esprit du jour, ne manquez surtout pas le texte de Benoît Melançon, dans Le Devoir, Apologie du flâneur. J’ai ajouté les chroniques d’Hector Fabre à ma liste de lectures. 

Autre lecture sympathique de début de vacances: Comment les chats nous apprennent à résister au fascisme, de Stewart Reynolds. C’est plein d’humour et de sagesse.  

« Les chats ont compris une chose qui échappera toujours aux fascistes: le repos n’est pas une faiblesse — c’est une stratégie. »

« Si le silence est d’or, ce sont les miaulements qui font le boulot. »

Miaow! 

Mouvement

À mon réveil ce matin, il y avait un cube à côté de mon cahier de notes. Je l’ai pris, manipulé, observé. À la différence des autres, chacun de ses côtés porte une couleur distincte.

Je suis allé me faire un café. À l’heure qu’il était, ça aide à réfléchir. 

À mon retour… surprise… des sphères étaient apparues… de couleurs assorties à chacune des faces… et des crayons étaient sortis, comme par enchantement, de leur étui… et des tubes de peinture s’étaient joint à la chorégraphie — parce que oui… tout ça dansait devant mes yeux, comme dans une farandole imaginée par Walt Disney, ou, mieux, par Frédéric Back…

Malheureusement, la photo ne rend pas compte de l’effet de tout ce mouvement… mais en fermant les yeux un instant, je suis sûr que vous pouvez très bien l’imaginer vous aussi!

J’ai ramassé tout ça en me disant qu’il était manifestement temps que les vacances arrivent! 

Et je me suis empressé de vous le raconter!

▶️ Texte suivant

Mystère

Je poursuis avec mon rattrapage de la semaine. Je n’ai même pas terminé de vous raconter la journée de mercredi!

Étant conscient que ce serait difficile d’écrire mon texte du jour, j’avais apporté avec moi les trois boules colorées trouvées parmi les petits blocs. Tout d’un coup que…

Et une idée m’est passée par la tête. Pourquoi ne pas laisser l’Univers décider du texte d’aujourd’hui? Pourquoi pas solliciter l’imprévu? Pourquoi ne pas tendre la main à une contribution inconnue?

Devant le regard étonné de la dame qui attendait l’autobus avec moi, je suis monté sur le banc dans l’abribus, et j’ai laissé la boule rouge sur une poutre, bien visible, en hauteur.

Serait-elle encore là à mon retour le soir? Disparue? Remplacée par autre chose? Un message? Qui sait? J’ai mis du suspens dans ma journée.

Au retour…

… la boule avait disparu!

Il avait fallu pour ça que quelqu’un monte à son tour sur le banc. Et qu’en avait-il fait? Quelle explication s’était-il inventée pour expliquer la présence de cette boule rouge à un endroit aussi incongru? J’avais aussi mis du mystère dans la journée de quelqu’un…

On était maintenant lié par la boule. Mais de qui s’agissait-il? Tous les passagers du parcours 807 étaient suspects. Je ne regarderai plus jamais les passagers de la même façon. Dans quelle poche était ma boule rouge?

Jeudi matin j’ai eu envie de tenter le sort…

J’ai laissé une boule noire sur le panneau qui contient les horaires, de façon un peu plus accessible. Et je suis monté dans le bus.

Retour plus tôt que d’habitude jeudi après-midi à cause d’un rendez-vous chez l’optométriste. J’étais très curieux d’arriver à mon abribus.

La boule était toujours là, mais elle avait changé de couleur!

Elle était dorée!

Ou peut-être avait-elle été remplacée par une autre?

J’ai regardé derrière moi pour voir si quelqu’un m’observait.

Je l’ai (re)mise dans ma poche.

Et j’ai marché vers la maison en me demandant si j’étais l’auteur de cette histoire, ou si j’étais devenu un personnage dans l’histoire de quelqu’un d’autre…

On est samedi matin et je m’interroge encore.

▶️ Texte suivant

Vendredi

Ouf — quelle fin de semaine ça a été! À preuve… j’ai sauté trois jours de publication (et vous avez été plusieurs à me le signaler!).

Et pourtant… ce n’est pas parce que cubes et sphères ne se sont pas imposés à mon esprit! Au contraire, même! Sauf que je n’ai juste pas eu le temps de l’écrire.

J’ai heureusement pris quelques notes… et avant de fermer les dossiers pour la semaine, il faut que je vous raconte mon mercredi matin.

***

Je me suis levé très très tôt. Beaucoup trop tôt! Parce que je devais préparer une allocution pour le maire. Ça m’a tellement absorbé que je n’ai pas pu écrire mon récit quotidien avant de partir pour l’Hôtel de Ville. Même dans le bus, je travaillais encore sur l’allocution!

Descendu du bus, en marchant sur la rue Saint-Jean, je me disais que zut… j’allais passer une journée dans la séquence de l’Avent… parce que je savais que je serais happé par la journée en arrivant à mon bureau. Il était trop tard.

Contrarié, je me reprochais de ne pas au moins avoir pris le temps de mettre une poignée de petits cubes dans le micro-ondes pendant que je faisais mon café… pour tester la théorie du pop corn… — franchement, ça n’aurait pris que quelques instants!

Alors que je me morfondais (inutilement)… les décorations de Noël d’un commerce ont soudainement attiré mon attention.

Non…

Ben oui toi!

Je n’invente rien!

J’en suis resté bouche bée.

▶️ Texte suivant

Fruit

En arrêtant le réveil, j’ai vu qu’il faisait -18. Bah… ça m’a moins tenté d’aller marcher. Je me suis donc dit que c’était un moment idéal pour faire le test du micro-ondes, pour faire éclater de petits cubes. Je me suis levé très motivé, sauf que ça ne s’est pas passé tout à fait comme prévu. 

D’abord, partir la cafetière.

Couler le café.

Tirer le bras pour prendre une banane dans le plat de fruits.

Découvrir que Ana a acheté une caissette de clémentines. Yé!

Éplucher une clémentine.

Et là… et là… vous ne devinerez pas… (ou peut-être que oui…)

Incroyable!

À l’intérieur, il n’y avait pas de quartiers, mais des petits cubes orangés.

Difficile à croire, je sais… et pourtant!

Je sens que cette journée n’a pas fini de me réserver des surprises… 

▶️ Texte suivant

Apparition

Ah ben tabarouette! 

En passant dans mon bureau pour rassembler mes affaires avant de partir vers l’autobus, j’ai constaté que trois sphères étaient apparues parmi les petits cubes éparpillés dans mon espace de bricolage.

Comment est-ce possible? Est-ce que c’est un avertissement envoyé par le Cosmos, qui trouvait peut-être que ma préférence pour les cubes commençait à dépasser les borne? Comme une invitation à rééquilibrer un peu les choses?

Après un peu de recul (et un café), j’ai toutefois retrouvé un peu de sens commun et je me suis convaincu qu’il y avait sûrement une explication plus pragmatique. Le Cosmos a certainement mieux à faire que de s’occuper de mes préférences topologiques.

Et je pense que j’ai trouvé!

En manipulant les trois sphères, j’ai été frappé par leur légèreté, qui me rappelait vivement quelque chose… mais quoi? Et ça m’est soudainement apparu évident! Des grains de pop corn!

Et si les sphères étaient tout simplement des petits cubes qui auraient éclatés? 

Peut-être que le chauffage dans mon bureau est un peu élevé? Ou qu’un rayon de lune focalisé à travers la lentille du petit télescope sur le bord de ma fenêtre aurait provoqué leur éclatement?

Il va falloir que je teste ça dans les prochains jours en mettant une poignée de petits cubes dans le micro-ondes.

On verra bien!

▶️ Texte suivant…

Dimanche

Dimanche, c’est le jour idéal pour l’introspection. À chacun son expérience de la prière! Son expérience de la marche, aussi — qui est, pour moi un des meilleurs facilitateurs du dialogue intérieur. J’en profite pour ressortir L’art de marcher, de Rebecca Solnit (je découvrirai bien un jour qui me l’a offert). 

Dimanche, c’est aussi le septième jour de la semaine, celui qui fait qu’on ne peut pas représenter la semaine sur les six faces d’un cube… et qui m’offre donc (!) l’occasion d’une pause dans l’histoire, pour prendre le temps d’y réfléchir un peu.

Je dois le dire, je m’amuse vraiment beaucoup avec cette fantaisie amorcée le 24 novembre. C’est une façon de voler un peu de temps, chaque jour, à l’exigence du quotidien — qui, autrement, bouffe chaque minute qui se présente sur son passage. 

C’est aussi une façon de sortir de l’emprise du sérieux, de me lâcher lousse, d’être autre chose qu’un rôle, et de sortir de l’image qui va avec ce rôle. De prendre le risque de faire rire (de soi?) — et de le savourer.

J’y vois aussi une façon de stimuler ma créativité. Parce que, mine de rien, il en faut toujours une bonne dose pour résoudre des problèmes complexes. Être sérieux et rationnel c’est bien, mais parfois ce n’est pas suffisant.

On valorise souvent l’idée de « penser en dehors de la boîte »… en oubliant que ce n’est pas quelque chose qu’on peut faire sur commande. C’est une habileté qui doit être développée et qui suppose d’apprivoiser ce que ça implique, en soi, et dans le regard des autres.

Bon, me voilà justement en train de tomber dans le trop sérieux… sufficit!

Parce que je peux bien rationaliser tout ça (c’est dimanche!)… il faut surtout que j’admette que le plus grand plaisir dans tout ça, c’est de voir le regards de plusieurs personnes stimulé par mes élucubrations et d’en voir même quelques-unes embarquer à leur tout dans mes fantaisies. 

Cette semaine, j’ai reçu des commentaires, des suggestions, des images, des photos, des coupures de presses et des références littéraires (la plus invraisemblable est sans aucun doute celle des poules carrées de Carl Barks).

Florilège:

« Des cubes dans le sapin, ça doit sphère…»
Un classique de Noël revisité: Le sapin a des cubes
Illustration tirée du journal Le Monde du 29 novembre 2025
Par la fenêtre du train, une sphère et des cubes (ou pas)
En voyage, à Rome
Les poules carrées de Carl Barks (il faut lire leur histoire!)

***

Je vous adore d’embarquer dans mes folies. Merci!

Bon dimanche! — la suite demain…

▶️ Texte suivant…

Brunch

Lever tardif, parce qu’on a jasé jusqu’à pas d’heure hier soir. Beaucoup trop tard… mais c’était tellement agréable. Au programme ce matin: brunch en famille. Yé! La marche peut bien attendre…

Pendant que la cuisson se terminait, on a fait une partie de Skyjo, qu’on a accompagnée d’un verre de bulles, parce que l’ambiance était festive.

À un moment pendant la partie, il y a eu comme un grand éclair dans la pièce. La lumière était tellement éclatante que ça m’a fait penser à la boule de feu dans Les 7 boules de cristal… Tout le monde s’est regardé, éberlué. 

Et là, surprise: les bulles dans mon verre avaient disparu! Remplacées par ces étonnants petits cubes.

C’est invraisemblable, je sais… mais, heureusement, j’ai des témoins qui pourront attester de l’histoire!

J’ai même trouvé au fond du verre l’épave du Bluenose

Une chance que le maire a développé une bonne relation avec le nouveau maire de Lévis, jeudi dernier, à l’occasion d’une visite.

J’ai confiance que Chantier Davie pourra nous prêter main forte pour le renflouer.

Fiou!

▶️ Texte suivant…