L’école finlandaise

Claude Anttila a enseigné trente-six ans au lycée français d’Helsinki. Elle est aujourd’hui rattachée à la direction nationale de l’Education du gouvernement Finlandais. Kari Pitkanen est quant à lui directeur de l’Office général de l’enseignement. Ils accordaient l’automne dernier une entrevue à Julie Joly, journaliste à l’hebdomadaire français L’Express. Quelques extraits du texte publié dans l’édition du 25 octobre 2004:

« « Si un enfant a des difficultés, nous estimons que c’est notre faute, c’est à nous de trouver une solution », explique Kari Pitkanen. […]

Pas de notes, pas de redoublement, pas de programme obligatoire: jusqu’au bac, les élèves sont suivis individuellement. Un psychologue est présent dans chaque établissement. Les élèves dyslexiques sont suivis par un orthophoniste au sein même de l’école. Mieux, en cas de difficulté dans une matière, ils sont aidés gratuitement par un professeur en dehors des cours – un soutien dont bénéficie près de 1 élève sur 6 chaque semaine. […]

Mais ce n’est pas tout. Depuis 1972, la gestion de l’éducation (hors université) est entre les mains des communes. Résultat: les enseignants sont embauchés directement par les écoles, sur dossier et sur entretien. Le comité de gestion des établissements, constitué d’élus, de professeurs et de parents d’élèves, participe aux recrutements. […]

Ici, chaque directeur d’établissement gère son budget de manière autonome. Mieux encore, il peut choisir le nombre d’heures de cours alloués à chaque matière. « Nous n’avons pas de programme strict à suivre, mais des résultats à atteindre ». […] si une classe a atteint les objectifs fixés plus tôt que prévu, le cours peut être arrêté durant d’année et remplacé par d’autres, dans des matières plus difficiles. Cela implique évidemment une grande souplesse d’organisation. »

Merci à François Marcotte, alias Magellan, pour avoir attiré mon attention sur cet article.

Sonder nos intentions

Il est intéressant de constater que les échanges sur la réforme (qu’il semble maintenant convenir d’appeler « le renouveau pédagogique ») se sont déplacés de la liste de discussion edu-ressources vers l’univers des carnets. Et qu’elle s’est du même coup élevée de quelques crans ‹ pour tous les points de vue exprimés d’ailleurs (ma perception).

Parmi les textes que j’ai eu plaisir à lire sur le sujet depuis quelques jours, je retiens particulièrement celui de Sacco. La perspective qu’il nous propose me semble habilement relancer les échanges, même si certains n’y verront encore qu’un prétexte à la fuite en avant. Les commentaires sont au moins aussi riches que le texte initial. Et wow! quelle écriture il a… un véritable plaisir à lire!

Quelques éléments de ce texte de Mario, et des commentaires qui suivent, font également échos aux mêmes préoccupations.

Éviter la polarisation

Plusieurs opinions se sont exprimés ces derniers jours au sujet de la GRICS et du logiciel libre. Et je dois dire que le ton de ce que j’ai lu me préoccupe un peu parce que je ne trouve pas particulièrement souhaitable qu’on polarise autant le débat aussi rapidement.

Je suis a priori en faveur du logiciel libre. Mais je ne pense pas que c’est une panacé. L’objectif qu’il faut viser est que ceux et celles qui ont des besoins aient le choix de la solution qui leur convient le mieux. Et qu’ils puissent l’adopter sans contraintes indues. Dans un marché libre, ou le logiciel libre a droit de cité, on ne peux pas interdire la vente de solutions « propriétaires ». Et, d’ailleurs, pourquoi faudrait-il le faire?

Je préfère ne pas diaboliser les uns ou les autres si tôt dans la discussion, ce qui ne contribuerait en rien à faire avancer la cause du logiciel libre dans les écoles, et adopter une attitude plus ouverte au dialogue.

Il m’apparaît en effet préférable d’assurer d’une part les bases de la discussion, comme le fait courageusement l’AQUOPS à un moment où elle est vulnérable, et d’autre part attendre la publication des prochaines études du professeur Wybo, sur les autres volets du projet MILLE (elles devraient être publiées d’ici la fin mai, me dit-on, et apporter à nouveau de l’eau au moulin).

Je persévère dans l’idée que le temps est propice pour tenir des états généraux sur les technologies à l’école… et je me dis que si on souhaite que cela soit possible, il serait préférable que nos interventions restent de l’ordre des explications et des questions plutôt que d’adopter le ton des accusations.

D’autant plus que des questions, il y en aurait tant à poser! Je travaille d’ailleurs toujours à formuler les miennes…

Réaction de la GRICS

J’ai pris connaissance avec intérêt, ce soir, du communiqué dans lequel la Société GRICS formule ses commentaires au sujet de l’étude comparative entre le Bureau Virtuel MILLE et le Portail Édu-groupe. La GRICS y apporte quelques précisions, souligne ce qu’elle perçoit comme des omissions de l’étude et vante les caractéristiques de son produit.

C’est la réponse d’un fournisseur. C’est correct. C’est son rôle.

Mais dans cette perspective, il nous manque encore le point de vue des clients. Qu’en penses les commissions scolaires de cette étude? Et le ministère de l’Éducation? Parce qu’ultimement, ce sont eux, bien sûr, qui achètent (et paient, ou non) les services que leur offre la GRICS. Est-ce que le rapport du professeur Wybo les a sensibilisés à de nouvelles perspectives sur les « services informatiques »? Est-ce qu’il les amènent à reconsidérer certains choix? Ou si au contraire, il s’attarde à des problèmes dans lequel il ne se reconnaissent pas? Cela m’apparaît au moins aussi important que le point de vue de la GRICS pour la suite de cette réflexion.

Quoi qu’il en soit, ma réflexion personnelle doit se poursuivre au sujet des implications du rapport Wybo, de façon générale, et sur le communiqué de la GRICS, en particulier.

Ce que je peux toutefois déjà affirmer, c’est que par delà les points de vue de chacun des acteurs qui sont directement concernées (et qui nous sont nécessaires), c’est sur le rapport que le système scolaire entretient avec les services informatiques (administratifs et éducatifs) qu’il m’apparaît de plus en plus urgent de nous pencher.

Comment nos mécanismes d’approvisionnement nous jouent-ils des tours? Qui paie véritablement? Pour quoi? Quels sont les coûts indirects ou cachés aux choix que nous faisons, ou que nous omettons de faire? Par quels mécanismes politiques, administratifs et comptables certains budgets peuvent (semblent) croître d’une année à l’autre alors qu’il n’y en a aucun (ou si peu) pour répondre à d’autres besoins? Dans ce contexte, qu’est-ce qu’une subvention? Y a-t-il des acteurs potentiellement importants dans ce débat qui en sont absents?

D’où l’intérêt, il me semble, d’élargir la discussion de manière à en faire rapidement une réflexion qui dépasse le cadre de la simple relation client-fournisseur.

Parce que si cette réflexion m’intéresse beaucoup, ce qui m’intéresse encore bien davantage, ce sont les retombées pédagogiques de tous ces investissements…

MILLE vs GRICS: et si on élargissait la discussion?

Michel Dumais signe dans Le Devoir d’aujourd’hui un texte très dur dans lequel il s’adresse directement les ministres Fournier, Audet et Jérôme-Forget afin qu’ils s’expriment au sujet d’un rapport d’évaluation du Bureau virtuel du projet MILLE, publié par Micheal Wybo, professeur invité aux HEC.

J’ai lu le rapport dès sa sortie, il y a deux semaines. Et au lieu de le commenter de façon immédiate, j’ai choisi d’attendre. J’ai fait ce choix parce que le document interpellait tellement directement la Société GRICS que je me suis dit qu’il fallait d’abord lui donner l’occasion de répondre. De s’expliquer.

Le rapport affirme, entre autres choses, qu’il y a d’énormes économies à faire pour les commissions scolaires à adopter MILLE par rapport aux produits équivalents proposés par la GRICS. Des millions de dollars. Rien de moins. Et même si je n’ai aucune raison de douter des conclusions du professeur Wybo, je me suis dit que la GRICS pourrait certainement formuler des arguments pour nuancer les conclusions, préciser ses orientations, faire valoir ses choix, etc. Et sut été de bonne guerre.

Mais depuis ce temps. C’est le silence radio. Aucun communiqué de presse. Aucune réaction apparente. Comme si la stratégie retenue avait été d’ignorer le rapport. De faire comme s’il n’existait pas. C’est incompréhensible. Inacceptable aussi.

Alors, je n’attends plus, et je profite de l’occasion que me donne le texte de Michel Dumais pour ajouter deux questions.

Lire la suite de « MILLE vs GRICS: et si on élargissait la discussion? »

Solidarité, spécificité et «mur-à-mur»…

En voilà un qui sait susciter les réactions:

Si nous étions sérieux dans nos revendications […] nous ne demanderions pas du «mur-à-mur», mais bien de la spécificité. […]

Bon, je vois venir. Paria, traître, mou, on me dira. Oh que non. Solidaire, je répondrai. Solidaire avec les étudiants, avec les infirmières, avec les assistés sociaux, les chômeurs, les travailleurs à salaire nettement plus bas. Bref, les parents de ma classe et de nos écoles. La vraie solidarité […]

Tanné des représentants syndicaux déconnectés. Tanné des ministres si peu inspirants et si ignorants de l’enseignement. Tanné de ces séances de négociations où copains-copains lunchent autour de la table à même mes cotisations. Tanné de la victimisation de mon travail à des fins politiques et syndicales.

Mais heureux et fier d’enseigner.

J’avais fait référence à ce débat la semaine dernière…

Sur la morale de l’éducation (inspiré par Freire)

Stephen Downes attire notre attention sur un texte dans lequel David Wiley réfléchi sur les enjeux éducatifs contemporains, le rôle des technologies et les idées de Paulo Freire ‹ un de mes penseurs pédagogiques favoris. j’y faisais encore référence récemment.

Le texte est provoquant. Sa lecture importante.

« … there is a larger educational research problem to solve than making instruction more effective […] the most pressing problem facing us today isn’t making education more effective, it is making education more available [so] let’s spend billions of dollars and millions of person hours per year making significant progress on the access problem […] instead of committing those same resources to making almost unperceivably small incremental improvements in the effectiveness with which we keep instructing the same subgroups. »

C’est un peu dichotomique, d’accord, mais sur le fond, j’endosse tout ça!

Et les différentes étapes du texte sont aussi forts qu’amusant, partant d’une rencontre imaginaire entre Freire et Morpheus, personnage central du film The Matrix:

« I think the author was right. Morpheus and Freire would agree that […] youth (and many other individuals) are controlled and manipulated by systems of oppression [and that] our role, as educators and human beings, is to ³free their minds² […] »

« …we must base all we do in education in love. Love for the student, the learner, the other. […] »

« …ll that we say, think, and do is robbed of its power if we lack integrity in our lives. Integrity that involves truly living out the principles of peace, freedom, love, and spirituality. […] »

« There is a political problem with talking about the scalability of instruction that makes it morally inappropriate. ³Scalability² looks at the ability to reach large numbers of learners, and the economics of doing so. This is morally inappropriate because ³scaling to a large number of learners² implicitly and purposefully excludes some learners. […] we should never talk about scalability of instruction because the language of scaling is the language of exclusion […] »

Le laboratoire des réformes

Pour alimenter ma réflexion sur la réforme dans la perspective des idées de Guy Rocher, je pense que je vais me tourner vers la lecture de ces deux textes:

  • « Éducation et révolution culturelle » (1973). Un article publié dans École et société au Québec. Éléments d’une sociologie de l’éducation. Tome I. Textes choisis et présentés par Pierre W. Bélanger et Guy Rocher, pp. 123-148. Montréal: Éditions Hurtubise HMH ltée, 1975, 218 pages. Nouvelle édition revue et augmentée. (disponible ici, en différents formats)
  • ROCHER Guy, «Le ‘laboratoire’ des réformes dans la Révolution tranquille», Conférence Desjardins, Montréal, Programme d’études sur le Québec, Université McGill, 2001, 31 p. (en format pdf, sur le site du CRDP)

Dans ce second texte, on trouve une section sur « les éléments fondateurs d’une théorisation de la réforme ». L’auteur y présente quatre axes qui me semblent inspirants:

Axe 1 ‹ Effectivité et légitimité
Axe 2 ‹ Les acteurs et la construction de la réforme
Axe 3 ‹ La traduction normative de la réforme
Axe 4 ‹ Réforme et classe moyenne

Réflexions post-lecture à suivre…

Une réforme à la recherche de passeurs

En lisant le commentaire de Serge Pouts-Lajus dans jasonsreforme.qc.ca:

« Pour réussir la réforme et faire passer les méthodes centrées sur l’apprentissage, il faut être convaincant, entraînant, patient aussi car cela prendra du temps et que chaque enseignant doit être convaincu individuellement. Il faut accumuler les arguments, les exemples, sans chercher l’argument définitif, la fameuse preuve scientifique… »

En lisant le texte de Mario qui y fait référence:

« Laissons le temps aux enseignants de se faire une tête et admettons que l’ouverture aux approches socioconstructivistes et cognitivistes est UN PLUS et que ça ne veut pas dire qu’on ne peut plus « enseigner » ! »

Et en lisant Christine et Stéphane au sujet de certains facteurs qui influencent l’innovation…

…je me dis qu’il faut revenir aux idées de Guy Rocher, pour qui le facteur clé dans la réussite d’une « réforme » (quel que soit le domaine) est l’existence de passeurs ‹ des personnes qui sont des médiateurs crédibles, des intermédiaires efficaces entre les intentions d’une réforme et les acteurs qui pourront l’incarner, dans le quotidien, en transformant concrètement des usages, lentement mais sûrement, sur le terrain.

Déplorer un manque de leadership c’est une chose. Constater le manque de passeurs, c’en est une autre. Je pense que c’est la situation actuelle.

Entre le rationnel et l’action… il nous manque quelque chose. Il nous manque des gens qui écoutent, reflètent, inspirent, encouragent, soutiennent.

Certains milieux sont riches de ces personnes. La réforme doit bien s’y implanter. J’en fais l’hypothèse. Pour d’autres milieux, c’est plus difficile.

Et à l’échelle nationale? Poser la question c’est un peu y répondre!

Quartier Sainte-Geneviève

Tout est encore très loin d’être parfait… mais l’aventure commence avec le carnet Web du quartier que j’habite.

Déjà, plusieurs organismes ont été sensibilisés et ont montré de l’intérêt… ça s’annonce intéressant.

Et merci à maps.google pour l’image qui sert (au moins provisoirement) d’entête au site Web… même si ce n’est sans doute pas tout à fait rigoureux au regard des droits d’auteurs. J’y reviendrai…

Interrogation sur la réforme

Une (jeune) enseignante qui s’interroge de façon originale sur la réforme:

« Si on décide de changer nos maisons de paille pour des maisons de bois parce que c’est plus solide, mais que nous n’avons pas de clous et de marteau et utilisons de la colle, est-ce que c’est améliorer les choses ? Ça ne remet pas en question que la maison de bois est nettement meilleure que la maison de paille, que c’est une amélioration suite au développement des savoirs humains, mais si l’on ne donne pas aux ouvriers les outils nécessaires pour réaliser ladite amélioration, peut-être même parce que ces outils ne sont même pas inventés, ça sera un fiasco. »

Tant qu’à remettre en question, j’aime bien le ton. Et l’analogie situe bien la place de la forme et du fond dans l’interrogation. Sauf qu’il ne faut pas oublier que la réforme, on la fait aussi un peu parce qu’on a déjà constaté notre fiasco.

Source: Carnet de Marie-Elaine Jobin

L’éducation politique selon Hugo Chavez

« Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé dimanche que son gouvernement allait distribuer gratuitement un million d’exemplaires de Don Quichotte de Miguel de Cervantès, publié il y 400 ans, pour que les Vénézuéliens prennent exemple sur l’idéaliste pourfendeur de moulins à vent.

« Nous allons tous lire Don Quichotte pour nous nourrir encore plus de l’esprit d’un lutteur qui cherchait à redresser les torts et à arranger le monde » […] a dit Hugo Chavez lors de son programme radio-télévisé dominical. » (source…)

Wow! Quel politicien oserait pareille initiative dans notre coin du monde? Et quel livre conviendrait-il de distribuer massivement à la population au moment où le cynisme semble vouloir s’emparer de tous les esprits?

À la population de Québec, qu’offririez-vous? Pourquoi?
À celle du Québec dans son ensemble? Pourquoi?
Et à tous les canadiens? Pourquoi?

J’y penserai pour ma part dans les prochains jours…

AmiWeb, la porno… et quoi encore?

Toujours dans l’ordre des retombées des articles du Devoir sur le thème Ados au pays de la porno, on peut lire ce matin dans le même journal, sous la plume de Michel Dumais que le Réseau Éducation Média recommande AmiWeb, « un navigateur développé au Québec et spécialement conçu pour les jeunes enfants de 4 à 11 ans environ. Une fois installé, AmiWeb […] propose à l’enfant de vivre une expérience Internet sécuritaire dans un cadre où le choix des sites accessibles a été pré-qualifié au préalable par l’éditeur du produit. » L’organisme formulerait cette recommandation en précisant toutefois « qu’un logiciel filtre ne remplacera jamais une saine conversation empreinte d’ouverture entre les ados et leurs parents. »

Tout en reconnaissant l’utilité de ce type de logiciel, je ne me suis jamais caché pour dire que je ne les aimais pas. Trop d’inconvénients et d’effets pervers (pardonnez le jeu de mots!). Parmi ces effets, les risques de commercialisation de l’attention des enfants. Et au risque de passer pour un fauteur de troubles, je dois dire que je m’interroge beaucoup sur AmiWeb à cet égard.

Même si on me dit sur le site Web du producteur que:

Une équipe d’experts en éducation, psychologie et comportement de l’enfant a été créée afin de rechercher et d’analyser chacun des sites offerts par AmiWeb.

Qu’il existe un processus rigoureux dans la sélection des sites proposés.

Et que le module de sécurité du navigateur AmiWeb Personnel 3.0 désactive les liens des bannières publicitaires et autres liens externes offerts sur les sites proposés (liens conduisant vers d’autres sites).

…j’aimerais savoir si l’entreprise accepte de monnayer le droit de figurer dans la liste des sites suggérés aux enfants. Je ne dis qu’il y a nécessairement là une pratique scandaleuse (il faut bien payer le développement du logiciel) mais je pense que dans une perspective éducative, il faudrait au moins faire preuve de transparence à cet égard et préciser clairement les critères qui s’appliquent si c’est le cas. Identifier aussi les ressources qui se seraient ainsi « méritées » une place dans la liste des sites suggérés aux enfants.

Comme parents, j’ai besoin de savoir cela, parce qu’autrement cela voudrait dire que pour « protéger mon enfant de la porno », par exemple, je me trouverais à le livrer à la marchandisation de son attention. Un mal peut-être moins choquant, mais certainement pas moins insidieux.

Mais bon, peut-être que j’exagère et que je m’inquiète pour rien. Je le souhaite!

Est-ce que quelqu’un peut me rassurer en me confirmant qu’AmiWeb ne commercialise pas indûment les liens qu’il suggère aux enfants?