Récit d’introduction au cyberportfolio?

Intéressante la politique éditoriale de Mario tout de go. Et il faudra bien l’adapter aux élèves en prévision de la prochaine année scolaire…

Dans ce contexte, je crains un peu que certains éléments apparaissent assez abstraits à des jeunes de 10 à 12 ans qui sont, a fortiori, étrangers à la dynamique des carnets.

Pour contourner cette difficulté, il me semble qu’il serait intéressant de rédiger une histoire dans laquelle des enfants communiqueraient les uns avec les autres avec un « medium » du type des carnets et dans laquelle diverses situations viendraient illustrer l’importance de respecter une éthique de publication (un enfant qui écrit quelque chose et le retire, alors que d’autres viennent le lire, ne pouvant plus résoudre une énigme, par exemple, ou un autre qui est mal compris parce qu’il ne s’exprime pas clairement, etc.).

Inspirée de l’expérience de la « philosophie pour enfants », cette histoire pourrait servir d’introduction à la dynamique de publication sur le Web en favorisant la discussion entre les enfants sur les enjeux associés à ce type de communication, avant même que les « questions techniques » ne se posent. Une chose à la fois.

Il me semble qu’après la lecture de cette histoire, et les discussions qui suivront, les enfants comprendront beaucoup mieux les différents éléments qui composent la politique. Il deviendra aussi plus facile d’intervenir auprès d’eux, s’il y a lieu, en leur rappellant les conséquences de la « négligeance » ou des « omissions » des personnages de ladite histoire.

Examination of Weblogs from an educational perspective

Via Mario, Via Mathemagenic, un document que j’avais eu le temps de repérer… mais pas de commenter. Incontournable lecture pour les prochains jours sur le thème Weblogs – can they accelerate expertise ?.

« Writing a blog entry about a useful and/or interesting subject forces me to extract the salient features of the linkŠThis exercise fixes the subjects in my head the same way that taking notes at a lecture does, putting them in reliable and easily-accessible mental registers. »

Quelques réflexions post-mortem

Bien des choses se sont dites sur la fermeture de Pssst! depuis quelques jours. Du dithyrambe le plus invraisemblable à la calomnie la plus désolante. Entre les deux, heureusement, beaucoup d’opinions intéressantes et nuancées.

À défaut de rédiger un texte faisant un bilan complet de l’aventure pssst! voici en vrac, quelques réflexions provoquées par la lecture de la centaine de commentaires que j’ai pu survoler depuis mon retour de vacances-loin-du-Web.

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Il faut savoir tourner la page

C’est la fin de pssst!

Nous avons pris cette décision parce que l’espace politique d’apprentissage collectif que nous avions mis sur pied en 1999 s’était progressivement métamorphosé en tout autre chose, qui ne répondait plus aux raisons [1] [2] qui avaient mené à la création de pssst!.

Ceux et celles qui désireraient obtenir des commentaires à ce sujet sont priés de formuler leur questions de manière à profiter de la fermeture de pssst! pour aborder plus largement des thèmes liés aux défis et enjeux du cyberespace québécois plutôt que de simplement chercher une courte citation pour rapporter l’anecdote. Merci.

En terminant, je tiens à dire un immense merci à tous ceux et celles qui ont rendu possible cette merveilleuse aventure, et de façon particulière à Daniel Côté (maître du code), Luis Baz et Carl-Frédéric De Celles. À tous les contributeurs aussi. Gros merci.

Humour et culture

Gilbert Rozon se désole dans Le Devoir du type d’humour qui se pratique actuellement au Québec:

« Très peu d’artistes s’intéressent à tenir des propos intelligents parce que pour bien faire ça, cela prend de la culture générale, de l’expérience, de l’ouverture d’esprit. Ce qui est assez rare… » […]

« Quand les étudiants arrivent à l’École nationale de l’humour, ils ont un français moyen, ils lisent le Journal de Montréal, ils ne voyagent pas, ils ne lisent pas de livres… C’est un bagage plutôt maigre pour faire réfléchir les autres. »

Encore du grand journalisme de Fabien Deglise (repris par RDI ce soir au Téléjournal). Merci.

Téléphone cellulaire et pédagogie

VousNousIls.fr rapporte les travaux d’un enseignants qui vient de mettre en place des équipes d’enseignants pour composer 1000 questionnaires pédagogiques auxquels les élèves français pourront répondre par téléphone cellulaire (pendant leur trajet scolaire, par exemple) afin de réviser ce qu’ils ont appris dans la journée… Ça me semble un peu naïf, mais qui sait?

Quant à dire, comme l’affirme avec enthousiasme le promoteur que « la pédagogie nomade est née », disons que ça semb le pour le moins risible… D’abord parce que l’origine même du mot pédagogie fait référence au fait qu’on apprend en se déplaçant, entre l’école et la maison… et aussi parce qu’il ne faudrait pas perdre de vue qu’il est possible de lire et de faire des questionnaires de révision sur papier…

Cela dit, les efforts réalisés par cette équipe sont loin d’être sans intérêt… ils mériteraient seulement d’être présentés un peu plus humblement.

Un rêve pour les bibliothèques

Dans Le Devoir du 15 juillet, Paulette Vigeant signe un texte d’opinion intitulé « Rêves et tristes réalités – Les petites bibliothèques décapitées ». Un texte vraiment très intéressant, qui a malheureusement été placé dans la section du site qui est réservée aux abonnés.

Je viens d’écrire à l’auteure pour lui demander la permission de reproduire intégralement le texte ici… mais d’ici à ce que je reçoive une réponse, en voici quelques extraits:

« Depuis des années, je rêve pour les bibliothèques de Laval, de Montréal et du Québec d’un projet plus global, systémique et qui pourrait être articulé de façon organique. […]

…pour les jeunes et les adultes du Québec, comment apprendre par l’entremise des bibliothèques ? Comment devenir un meilleur citoyen sur le plan personnel, local, municipal, national et mondial ? […]

…les bibliothèques peuvent alimenter la vie communautaire et se brancher sur l’éducation à la citoyenneté en commençant par donner le goût de lire aux enfants, aux jeunes, aux adultes. Il me semble que pour exercer nos responsabilités de citoyens, nous avons à prendre le temps de lire pour nous informer, pour nous amuser, pour mieux comprendre, pour mieux délibérer et proposer des solutions. »

N’étalez plus votre science

Après les rumeurs de disparition du programme Québec Multimédia Jeunesse (toujours non confirmées, mais pas infirmées non plus), voici qu’on apprend la quasi-disparition du programme Étalez votre science…

« La Société des musées québécois réaffirme l’importance qu’elle accorde à la culture scientifique et à son accessibilité auprès de la population et témoigne de sa vive inquiétude et de sa consternation devant l’effondrement d’Étalez votre science. En conséquence, nous souhaitons vivement que le nouveau gouvernement reconsidère les coupures annoncées. »(pour en avoir plus)

Pas facile d’être une « entreprise culturelle » par les temps qui courent…

Opossum

Autour de l’effervescence printanière, de nombreuses idées ont pris forme autour d’iXmédia et du nombre croissant de projets éducatifs dans lesquels nous avons la chance d’être impliqués…

Parmi ceux-ci, mentionnons la naissance d’une nouvelle entreprise qui travaillera de paire avec iXmédia et sa merveilleuse petite équipe. Nous l’avons affectueusement baptisée Opossum. Carl y faisait référence ici de façon très floue… voici donc un peu plus de précisions:

Opossum a pour mission d’ACCOMPAGNER les organisations dans :

– la compréhension du potentiel des technologies de l’information et de la communication dans un contexte d’apprentissage;

– l’élaboration de stratégies leur permettant de tirer profit de ce potentiel dans le but d’atteindre des objectifs précis dans un cadre de rentabilité déterminé. (extrait du plan d’affaire)