Schéma d’aménagement et de développement de Québec

« Au moment où elle pense à son développement pour les 20 prochaines années, la région métropolitaine de Québec fait face à un problème de taille : un dépeuplement chronique avec ses graves conséquences sur le marché de l’emploi. […] En plus de plaider pour davantage d’immigration, le maire de Québec parle d’améliorer la qualité de vie pour attirer des travailleurs et les dissuader de partir vers la métropole. […] Les neuf orientations, colligées auprès de 20 ministères et organismes, seront débattues à la CMQ au cours des prochains mois. Le schéma d’aménagement et de développement devra, lui, être adopté d’ici le 31 décembre 2006. » (Le Soleil, 19 décembre 2002)

Voilà une partie du contexte dans lequel le travail de développement du projet de Cité éducative devra inévitablement s’inscrire.

Objectifs pour 2003

Comme l’avait fait avant moi Will Richardson, j’ai tenté aujourd’hui de formuler mes objectifs pour l’année 2003… Voilà donc ce qui devrait me guider dans les prochains mois.

Je m’attends à ce que ceux et celles qui auront pris connaissance de cette liste s’engagent à m’aider à garder le focus au cours de l’année! ;-)

QUATRE FINALITÉS… DIX MOYENS:

Initier un mouvement pour faire de Québec une cité éducative
— Mettre sur pied un comité de travail et un comité aviseur pour concrétiser le projet de faire de Québec une cité éducative.
— Poursuivre mon engagement dans les Rencontres internationales du multimédia d’apprentissage (RIMA).

Prendre le temps de mieux vulgariser mes idées
— Écrire tous les jours.
— Soumettre un texte aux médias chaque mois.
— Compléter un manuscrit — le soumettre à un éditeur.

Accentuer mon apport dans les apprentissages de mes enfants
— Consacrer plus de temps à réaliser des activités en famille.
— M’impliquer comme parent dans la future école de Béatrice.

Vivre plus lentement
— Faire plus d’artisanat et bricolage, multimédia ou pas, seul ou en famille.
— Préparer plus souvent de bons petits plats, découvrir de nouveaux goûts.
— Lire plus, des choses plus variées.

Le Soleil sur l’éducation et les TIC

Le Soleil publie aujourd’hui deux articles sur l’éducation et les nouvelles technologies sous la plume de Michèle Laferrière.

Le premier s’intitule Des écoles bien branchées, mais des profs inégalement formés. On y fait notamment référence à un texte que je signais dans le Bulletin FSE de mai-juin 2002 (ici en format pdf).

Le second (qui n’est malheureusement pas en ligne) décrit brièvement le projet de l’Institut St-Joseph (dont le directeur est Mario Asselin) d’ouvrir 60 nouvelles places pour des élèves qui apprennent mieux dans un contexte d’autonomie accrue (l’emphase sera mise sur la pédagogie de projets) et où l’ordinateur servira d’outil quotidien en 5e et 6e années du primaire. Un projet à suivre, pour lequel j’ai la chance d’être occasionnellement consulté.

Mon joli quartier (interactif!)

Transformer le tableau de jeu de Monopoly en outil permettant de développer le sentiment d’appartenance des enfants envers le quartier Hochelaga-Maisonneuve… Voilà une réalisation qui devrait plaire à l’ami Gilles!

Cette brillante idée pédagogique est de Serge Gougeon, enseignant de 3e année à l’École Saint-Nom-de-Jésus. Merci à Martine Rioux, de l’Infobourg, pour l’avoir mis sur mon parcours matinal.

Éduquer. Pour la vie! ‹ suite et fin

Suite de ma relecture de Éduquer. Pour la vie!, de Charles E. Caouette. Encore quelques extraits:

Si on veut donner davantage aux jeunes le goût de l’effort, commençons par le redonner aux adultes: aux éducateurs, pour qu’ils reviennent à leur véritable mission et qu’ils s’occupent davantage des jeunes et de leurs besoins, plutôt que des programmes et des performances; aux parents, pour qu’ils assument leurs vraies responsabilités en étant davantage disponibles à leurs jeunes, davantage capables d’écoute et de communication. […] (p. 53)

Au risque de scandaliser certains lecteurs, je dirai d’emblée que le problème de l’abandon scolaire n’est pas si grave en soi. […] (p. 82)

Lire la suite de « Éduquer. Pour la vie! ‹ suite et fin »

Technologies et citoyenneté municipale

L’arrondissement de Rosemont­La Petite-Patrie de la Ville de Montréal se lance dans un projet de « e-gouvernement ». Une plate-forme de communautique développée par Vertical 7 servira « à rendre disponible l’information pertinente aux citoyens de l’arrondissement tout en leur permettant de poser des questions et d’exprimer des opinions en lien avec les projets en ligne ». Pour en savoir un peu plus…

J’ai hâte de voir les résultats de ça… C’est à suivre!

Mise à jour: lire aussi Gilles en vrac… sur le même sujet ainsi que sur arrondissement.com Ça étonne toujours de découvrir un site comme celui-là: « il me semble que j’aurais dû déjà connaître ça! ».

Éduquer. Pour la vie! ‹ chapitre 1

Dans ma relecture aujourd’hui du premier chapitre de Éduquer. Pour la vie!, de Charles E. Caouette, je retiens les quelques extraits suivants:

« Il est de plus en plus déconcertant de voir que le système scolaire est lui-même balloté dans diverses directions. Ses dirigeants ne semblent avoir aucune vision globale, aucune philosophie cohérente de l’éducation et de la mission spécifique de l’école. […]

Quelle doit être la contribution spécifique de l’école […] en fonction du nouveau projet de société à élaborer et à réaliser ensemble ? […]

Il faut que la classe devienne un lieu de création collective du savoir. C’est personnellement et en interaction avec les autres que les jeunes doivent prendre le temps de découvrir et de recréer le savoir, et de lui trouver du sens. […]

Lire la suite de « Éduquer. Pour la vie! ‹ chapitre 1 »

Soutien au développement des communautés de pratique

« La suite alphabétique K L M N O P est formée des premières lettres de Knowledge Management, Learning Networks et Organizational Perfomance : la gestion des connaissances, les réseaux d’apprentissage et la productivité qui en résulte. […]

K L M N O P offre ses services dans les domaines suivants : communautés de pratique en ligne, animation en ligne, outils de collaboration en ligne, conseil, services connexes. […]

Une communauté de pratique en ligne est un réseau informel de professionnels, de cadres, d’employés ou de membres d’une association qui ont une volonté commune de partager idées, questions, préoccupations, outils ou techniques dans une démarche de résolution de situations précises ou d’amélioration continue de leur pratique. […]

K L M N O P peut vous épauler pour mettre sur pied des communautés vivantes et utiles à leur milieu, dans le cadre d’une démarche active d’accompagnement. »

Pour en savoir plus…

La page des chroniques présente également quelques textes intéressants.

Créer l’habitude d’un journal de lecture

Encore sur le site de Will Richardson, et dans l’esprit du cyberporfolio:

« « …blogging connects writing to thinking in a very concrete way… » […] I like the idea of a reader response notebook, or a reading journal. Ask them to do 5-10 minutes a night? […] »

Il me semble que c’est aussi un exercice qu’un parent pourrait faire avec son (ses) enfants tous les soir après un moment de lecture ‹ et qui sait, pourquoi pas simultanément avec d’autres enfants?

Un club de lecture parents/enfants

Will Richardson enseigne dans une école secondaire du New Jersey. Il a eu la brillante idée de mettre sur pied au cours des derniers jours un club de lectureses élèves et certains de leurs parents font la lecture d’un ouvrage et en discutent par la suite sur le Web. L’auteure du livre s’est elle aussi prêté au jeu en répondant aux questions des enfants.

Il me semble que ce serait intéressant d’organiser ça avec une ou deux écoles, dans la région de Québec. Peut-être avec la collaboration du Salon international du livre et/ou de la Librairie Pantoute. Je suis certain que de nombreux auteurs ne se feraient pas prier pour prendre part à l’aventure… L’idée est évidemment d’abord et avant tout de donner aux parents et aux enfants l’occasion de discuter autour d’un bon livre.

Pourquoi pas faire ça dans les premières semaines de l’année et réunir tous les lecteurs, parents et enfants, avec l’auteur, dans le cadre du Salon du Livre?

(Merci à Sébastien pour la découverte du blog de Will Richardson)

Zeldin, la conversation et les technologies

Merci Mario pour ce lien vers cette fascinante conversation entre Theodore Zeldin et Gloria Origgi. En lisant ça… je me dis qu’il faudrait bien l’inviter à prononcer une conférence dans les cadre la prochaine édition des RIMA.

« Je ne pense pas que la technologie change les mentalités. C’est un processus beaucoup plus difficile. Si vous considérez ce que les technologies précédentes ont accompli dans le passé, elles ont très souvent renforcé les habitudes. […]

Il y a des opportunités auxquelles nous n’avons pas pensé, parce que nous n’avons pas une vision claire du futur. Et l’Internet ne produit pas une vision du futur. C’est cela qu’il est important de construire. […]

Je ne crois pas que le monde soit changé très fondamentalement par les gouvernements et les lois – qui ne peuvent pas changer facilement les mentalités. Je ne crois pas non plus que le monde soit changé par les initiatives individuelles. En fait d’explications collectiviste ou individualiste du changement, je crois dans le changement qui surgit de la rencontre de deux personnes. Je pense que la stimulation de la créativité, qui peut résulter de cette rencontre, vient essentiellement d’hommes et de femmes se parlant d’une façon dont ils ne se sont jamais parlés auparavant. […]

…il y a la question de qui j’ai envie de rencontrer. En ce qui me concerne, je souhaite développer ma curiosité et mes talents, je ne suis pas satisfait de ce que je suis. J’ai eu une certaine forme d’éducation, de formation et d’expérience et c’est trop limité pour moi. Donc, comment puis-je acquérir des qualités que je n’ai pas ? Comment utiliser les nouvelles technologies pour satisfaire mon besoin de changement ? […]

Je suggère donc que l’objectif de notre discussion ne soit pas d’analyser ce qu’est l’Internet et ce que sont les méls ; mais plutôt de nous demander ce que nous souhaitons de l’Internet, comment nous pouvons adapter cette technologie pour qu’elle corresponde aujourd’hui à nos objectifs et comment nous pouvons dire aux techniciens : s’il vous plaît, inventez ceci ou cela, parce que c’est ce dont nous avons besoin. »