Outils de collaboration et apprentissage

Dans ce texte publié par Chief Learning Officer, Curt Bonk fait un très large survol de l’évolution passée et future des outils de collaboration conçues à des fins d’apprentissage [le caractère gras à la fin de cet extrait est de moi]:

« There is no mistaking the shift in society’s focus from thriving on competition to the need for collaboration. Communication and conversation are among the keys to learning. As Peter Drucker often points out, we need knowledge workers who are skilled in problem-solving, collaboration and learning. Therefore, education must prepare workers for these environments. Collaborative technologies have emerged to offer a way to familiarize learners with these new expectations and experiences. (…)

If we look ahead another 10 years, standard collaborative technologies will include features or options for videoconferencing, chat, surveying, mentoring, joint document creation and resource sharing. Novel features might include sensor indicators of the need for collaboration as well as the availability and selection of collaborative partners. Specialists will also be available on demand to help brainstorm ideas or edit collaborative documents. And there undoubtedly will be peer and expert ratings to choose the best person for the job or to match learners to specific types of expertise.

As education needs become lifelong, advances in collaborative learning tools will impact everyone. But it is not necessarily the tools for collaboration that will be the most important or interesting, but the types of interactions made possible by these technologies. »

Enseignant-ressource

Mario Asselin nous décrit le modèle d’enseignant-ressource, qui joue un rôle de plus en plus important dans le développement pédagogique de l’Institut St-Joseph de Québec. Un modèle à répandre, certainement.

« L’objectif de l’enseignant-ressource est de faciliter le faire-apprendre. Son but est de faire émerger de meilleurs apprentissages chez les élèves. En brisant l’isolement que vit tout enseignant, ce « mentor » met en relation des enseignants avec des outils ou des pratiques qu’il connaît. En exerçant son leadership, il réalise lui-même des apprentissages au service de la construction d’une seule et même « communauté d’apprentissage ». »

Synthèse: Lilia Efimova au sujet de Knowledge work as craft work de Jim McGee

Lilia Efimova nous a offert au cours de la fin de semaine une courte synthèse de quelques interventions lues ici et là dans la blogosphère au sujet d’un article de Jim McGee que je souhaitais commenter depuis longtemps: Knowledge work as craft work.

Parmi les éléments qu’elle retient, et qui méritent à mon avis d’être mis en relation autant avec le phénomène du blog (dans une perspective de knowledge management) qu’avec les discussions en cours sur le portfolio numérique (dans une perspective un peu plus scolaire):

« …with the advent of purely digital methods of working, only the finished product survives. This implies that it is only the finished item, and not how it was derived, that has value. But we know that’s wrong, our experience tells us that seeing the production is how we learn. » (Matt Mower)

Les commentaires qui suivent le texte de Lilia valent également la peine d’être lus puisqu’ils reflètent très bien, et de façon concrète, cela même dont il est question.

Forced blogging = flogging?

« Although I decided early on in the design of TEC924 to require students to maintain a weblog as part of their individual course work I elected to be fairly non-directive about how and when to use the weblogs in the context of the course. On reflection, that was a mistake. (…) »

« There are four hurdles to pass to move from willing volunteer to competent blogger: learning the technology environment, developing an initial view of blogging, plugging into the conversation, and developing a voice. These are not so much discrete phases as they are parallel tracks that can be managed. « 

Source: McGee’s Musings

School Blog or Not

« Should Bryant Elementary implement its new web presence using Web log tools? » Good question – and what better forum for addressing the topic than to post research and ideas on the topic in blog form as they occur. I really like the
genuine uncertainty with which the author, an involved parent, approaches the topic. The author has also « created a school site review blog for deconstructing other school web sites. Purely my own opinionated views but I wanted to keep track of them. I think I’m now seeing some patterns and uncovering some best practices. Overall the best sites also are the sites with most prominent news – at least, I don’t think I’m imagining
this correlation. »
(copié-collé de Stephen’s Downes OLDaily, October 16, 2002)

Freinet: l’imprimerie, bien sûr, mais aussi la politique!

Il est de bon goût aujourd’hui de faire référence à l’oeuvre de Freinet lorsqu’on parle de réforme scolaire, de pédagogie du projet ou d’utilisation des nouvelles technologies à l’école. On signale souvent que « l’imprimerie à l’école » devrait inspirer l’usage pédagogique d’Internet.

Toutefois, il me semble que cette association entre l’imprimerie à l’école et la publication de pages Web par les élèves ne prend pas suffisamment en compte l’importance que Freinet accordait aux liens entre l’école et son milieu, à l’autonomie des élèves dans leur démarche d’apprentissage et au caractère politique de l’enseignement.

Pour tenter de comprendre ce que Célestin Freinet aurait pensé des technologies de l’information, de la communication et de la collaboration dont nous disposons aujourd’hui, j’ai lu ce soir, avec beaucoup de plaisir, les premiers chapitres du mémoire de maîtrise de Delphine Lafon, intitulé Célestin Freinet ou la révolution par l’école. En voici un collage d’extraits…

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Le portfolio numérique selon le MEQ

Le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) vient de rendre public un document de 55 pages portant sur le portfolio sur support numérique.

Une première lecture m’a laissé un peu perplexe parce que, d’une part, le document aborde la question du portfolio de façon très institutionnelle et que, d’autre part, on y donne l’impression qu’avant de pouvoir faire appel au porfolio numérique, une école devra nécessairement faire le choix d’une plateforme de gestion de portfolio numérique ‹ comme s’il s’agissait nécessairement d’une solution clé-en-main préparée par les bons soins d’une entreprise comme Microsoft. J’exagère à peine.

Pour moi, un portfolio doit avant tout être vivant, flexible et source de fierté pour celui ou celle qui l’a constitué. Dans un contexte scolaire, le portfolio doit également (surtout?) permettre aux élèves de saisir que l’apprentissage est un phénomène social ‹ dont la valeur et la portée dépendent largement de l’étendue et de la richsse du réseau dans lequel il s’opère. Le portfolio devrait par conséquent servir d’interface entre quelqu’un qui apprend et un vaste ensemble de personnes qui s’inspirent et s’entraident mutuellement (et des personnes qui ne sauraient être uniquement situées dans l’école!) Ce sont des préoccupations malheureusement très diffuses dans le document ministériel (au mieux sont-elles sous-entendues)… qui ne donne pas beaucoup le goût de se lancer dans l’aventure du portfolio.

Ce n’est quand même pas un document sans intérêt, notamment parce qu’il présente une typologie pratique du portfolio qui pourra aider de nombreux intervenants à préciser les besoins auxquels ils souhaitent répondre en privilégiant une telle approche.

Salmigondis autour des weblogs et de l’apprentissage

Depuis un mois je me passionne littéralement pour le potentiel éducatif des weblogs (éducatif au sens large, évidemment! surtout pas uniquement dans le sens de scolaire).

Sans trop savoir de quelle façon, je sens que plusieurs des idées et des concepts qui me sont chers depuis de nombreuses années se rejoignent dans la maîtrise technique actuelle des personnal knowledge publishing tools (pour lesquels je suis d’ailleurs toujours à la recherche d’une traduction satisfaisante). Comme si ces outils allaient enfin me permettre de voir des concepts puissants prendre forme alors qu’ils étaient jusqu’à présent demeurés relativement abstraits. Parmi ces idées et ces concepts ‹ dans le plus grand désordre:

– Les arbres de connaissances;
– L’intelligence collective;
– Les communautés de pratique;
– La participation périphérique légitime;
– La zone proximale de développement;
– Le portfolio d’apprentissage;

Les mots de Freinet, Freire, Vygotsky, Lave et Wenger, Authier et Levy me trottent dans la tête chaque fois que je m’émerveille du potentiel éducatif des weblogs. J’aimerais donc savoir ce que chacun d’eux ferait de ces extraordinaires outils!

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Learn to blog | Blog to learn

Learn to blog, blog to learn est une lecture indispensable pour qui s’intéresse à la cyberpédagogie, dont voici un très bref extrait:

« Blogs maintained by individual students enable teachers to assess their students’ thinking patterns and depth of understanding. In the future, students may learn by assembling personal digital portfolios. »

En complément à ce texte, il y a aussi un survol intéressant de l’utilisation des blogs en éducation dans Weblogs in Education – Edublogs?. On y mentionne notamment que « the date-stamped blog structure lends itself to regularly updated personal records and comments on current Web-based resources, with quick and visible responses from other bloggers; […] facilitates the development of learning communities » et qu’on commence à peine à explorer « the use of the genre as a teaching/learning tool in educational environments.

Et le plus beau dans tout ça, c’est que des projets sont actuellement en gestation dans la région de Québec pour nous permettre d’explorer rapidement le véritable potentiel pédagogique et communautaire de ce que nous avons déjà commencé à appeler le cyberporfolio d’apprentissage. À suivre…

Vie pédagogique sur le manuel scolaire

En mars 2001, je co-signais dans le magazine L’école branchée un texte intitulé Réinventer le manuel scolaire ‹ Pourquoi? Comment? Et les nouvelles technologies là-dedans? (ici en .pdf).

Avant-hier, j’ai enfin reçu le plus récent numéro de Vie pédagogique, dont le dossier principal porte sur Le matériel didactique: les outils entre les mains de maîtres. On y trouve, pas moins de onze articles sur le sujet!

Voici quelques commentaires sur le premier de ces textes ‹ dont la lecture m’apparaît particulièrement essentielle pour qui s’intéresse aux différentes formes que pourra adopter le matériel scolaire dans l’avenir (un avenir pas si lointain d’ailleurs!).

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L’invraisemblable déploiement du réseau

C’est absolument incroyable de constater à quelle vitesse se déploient les réseaux autour des k-log reliés par la magie des agrégateurs de sources XML.

De fil en aiguille, je constate ce soir qu’un site collaboratif encore tout récent fait référence à mon texte sur la cyberpédagogie… et qu’on y a même amorcé une discussion à son sujet. Il y a malheureusement un peu de confusion sur l’auteur du texte et sur l’ouvrage dont il aurait été extrait (alors qu’il n’est pas encore publié)… mais ce sont des détails. Le réseau s’élargit!

Des jeunes naturalistes à la cyberpédagogie

Revisiter l’oeuvre du Frère Marie-Victorin (et de ses acolytes) à l’âge du numérique! Pourquoi pas? C’est l’idée que j’explore brièvement ce matin…

« Le Weblog serait à ces jeunes ce que l’herbier était aux jeunes naturalistes: un carnet qui permet de rendre compte et d’organiser un ensemble de découvertes personnelles dans le but de les partager. »

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Les parents et le clavardage

Article alarmiste (ce n’est pas toujours un défaut!) sur le chat aujourd’hui dans les journaux du groupe Gesca sous la plume de Louise Leduc. Je n’ai pas encore pu mettre la main dessus sur le Web. En voici tout de même un extrait, qui s’adresse aux parents:

« Pas le choix, donc, il faut se résoudre à apprendre comment fonctionne son ordinateur, à trouver où ses enfants téléchargent leurs logiciels. Affronter, aussi, les rebutants manuels d’instruction.  » Les parents sous-estiment nettement l’usage que fait leur enfant de l’Internet en général et du clavardage en particulier et il est temps qu’ils se déniaisent », croit aussi Louiselle Roy, responsable du programme La Toile et les jeunes mis sur pied par le Réseau Éducation-médias. »

Il faut qu’ils se déniaisent, c’est indéniable. Mais pas de façon paternaliste… en imposant leur culture. C’est uniquement dans la rencontre que peut se faire l’éducation, de part et d’autre.