De la page aux écrans (conférence pour l’AQUOPS 2010)

Je prononcerai la semaine prochaine la conférence d’ouverture du colloque de l’AQUOPS — un événement qui me tient particulièrement à coeur parce qu’il a été très important dans mon histoire personnelle et professionnelle. Le thème du colloque de cette année est Prendre le temps des TIC.

Le programme annonce:

« PRENDRE LE TEMPS DES TIC, c’est savoir prendre le temps nécessaire à l’apprentissage et à la compréhension des technologies de l’information et des communications, savoir les mettre en relation pour mieux les intégrer à la pédagogie, savoir se mettre à jour. »

Je dois évidemment me plonger dans les prochains jours dans la préparation finale de cette conférence: rassembler les notes que j’ai prises au cours des dernières semaines, faire quelques lectures complémentaires, structurer tout cela, réaliser le support visuel.

Et je me dis ce matin qu’avec tous les moyens de communication et de partage dont nous disposons aujourd’hui, il serait intéressant de compléter cette préparation avec le monde — en sollicitant des idées, des suggestions; en demandant aux personnes qui prévoient être présentes (et à celles qui suivront le colloque à distance) s’il y a des sujets qu’elles souhaiteraient particulièrement voir abordés au cours de cette conférence.

Je reprends donc ici le texte de présentation de la conférence — tel que présenté dans le programme — comme point de départ des échanges qui pourraient prendre forme ici (et sur Twitter, et ailleurs…) cette semaine si l’idée de compléter collectivement la préparation de cette conférence ensemble plaît à quelques autres personnes.

De la page aux écrans

ou comment les profs peuvent être les moteurs de la révolution documentaire en cours autour du livre numérique.

L’école est un espace à la fois ouvert et protecteur, nourri par l’innovation et par la tradition — un espace où l’enseignant est le plus souvent seul avec ses élèves, mais où on attend de lui qu’ils agissent de concert avec leur milieu. Un espace où on s’émerveille du potentiel des nouvelles technologies, mais où on peste aussi contre certains des bouleversements qu’elles provoquent.

L’école est un milieu où on utilise tous les jours des manuels scolaires, des ouvrages de référence et des documents de toutes sortes — des documents de plus en plus souvent numériques. Quels sont les enjeux associés à cette transformation d’un point de vue pédagogique? S’agit-il seulement de reprendre ce qui existe sur papier pour le transposer à l’écran? Non… certainement pas… c’est en tout cas le point de vue que nous présentera Clément Laberge!

À suivre plus tard dans la semaine… Toutes les idées, les souhaits, etc. sont les bienvenus.

3 commentaires

  1. En 2010, il me semble que l’expression encore abondamment utilisée « Intégration des TIC » est dépassée. Les jeunes utilisent énormément plusieurs TIC (iPod, FaceBook, YouTube, MSN, app. Web 2.0, etc.). L’école ne suit pas toujours… On a un rattrapage à opérer, celui de passer de « l’intégration des TIC » à « la mobilisation des TIC ».

    L’intégration fait davantage référence à l’ajout des TIC à des activités d’apprentissage souvent déjà existantes. Ce concept insinue que les TIC ne sont pas présentes en salle de classe et qu’on doit chercher à leur trouver une place, parfois artificielle.

    La mobilisation des TIC fait référence à la prise en compte des TIC déjà présentes dans la vie des jeunes ou des TIC qu’ils seront appelés à utiliser au quotidien dans la vie de tous les jours. Ce dernier paradigme implique un changement dans les pratiques pédagogiques, il implique de voir autrement les activités d’apprentissage.

  2. Si l’on prêche pour le développement de compétences (c’est l’approche actuelle, non?), il me semble que la question du computer-literacy est fondamentale. Non pas seulement montrer comment faire un tab au lieu de cinq espaces (ça existe encore!), mais aussi l’environnement informationnel : quels sont actuellement les repères pour établir la valeur et la pertinence des contenus ? Quelles sont les balises qui sont à se recréer dans l’univers numérique pour savoir si c’est une source fiable ou pas ? Ce problème accompagne les élèves et les étudiants jusqu’à l’université (j’aime bien citer le cas d’un travail d’étudiant de bacc. qui mettait le site de RONA comme source pour appuyer un argument sur la symbolique des couleurs…).

    Outre les nouvelles plateformes, les nouveaux appareils qui émergent et émergeront encore, il faut développer la capacité d’en percevoir les enjeux (privauté, caractère tentaculaire/envahissant des réseaux mis en place, accès à des contenus de valeur variable) et de comprendre comment s’y positionner.

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