Une nouvelle façon de faire de la politique?

J’ai publié il y a un peu plus de six ans l’ébauche d’un manifeste — auquel je n’ai pas retravaillé depuis.

Le manifeste pour l’indépendance politique

Je relu ce texte ce matin après avoir fait la lecture du Devoir, où les appels à une nouvelle culture politique sont nombreux, comme ils l’ont été toute la semaine — après une quinzaine politique complètement folle.

Je mettais notamment en évidence dans ce texte l’influence directe et indirecte des médias dans la politique qu’on déplore. Je pense que c’est toujours d’actualité — et je me dis que le moment est venu de se pencher à nouveau sur ce texte, avec ceux et celles qui le souhaiteront.

Qui a le goût d’y travailler avec moi?

4 commentaires

  1. @Bruno

    Très intéressant le texte de Jay Rosen — est-ce que tu sais si des journalistes québécois ont eu l’occasion de le commenter? dans Le Trente, par exemple?

    Merci!

  2. Question de replonger progressivement dans l’ébauche de manifeste, je note deux impressions sur le texte d’il y a six ans.
     

    « Les élus donnent trop souvent l’impression d’être plus redevables à leur parti qu’à leurs électeurs. Comme si la démocratie représentative avait été kidnappée par la politique partisane. »

    Je pense que c’est essentiellement ce qu’on voulu souligner/dénoncer Pierre Curzi et Louise Beaudoin au cours des derniers jours.

    Je pense toujours qu’Il faut s’attaquer à cette perception qui s’est amplifiée depuis six ans dans la population, mais je ne pense pas/plus forcément que la solution que j’évoquais dans le texte (l’élection d’une « alliance d’élus indépendants ») est la meilleure façon de faire.

    Je pense qu’il ne s’agit pas tellement de « faire élire des indépendants » mais plutôt de trouver de nouvelles manières d’assurer, avec plus de souplesse et d’ouverture, la cohérence d’un parti politique, au coeur dans l’action. Ça me semble être ça le défi prioritaire.

    Je remettrais donc en question la formulation du dixième point du voeu de proximité — qui me semble un peu dogmatique.
     

    « Nous croyons que l’activité politique est trop fortement influencée par les médias, les sondages et les influences clandestines. »

    C’est un des éléments qui m’étonne des échanges des derniers jours. On remet beaucoup en question le fonctionnement des partis politiques et l’attitude que les élus adoptent devant l’exercice de la démocratie, mais on parle peu de l’influence des médias — et particulièrement des sondages — dans la situation actuelle.

    Je pense qu’il faut approfondir cette dimension du contexte politique dans lequel on se trouve.

    Concernant les sondages, le septième point du voeu de proximité me semble particulièrement important — pour les élus, et pour les partis politiques.

    * * *

    Pour le reste, je demeure assez confortable avec le texte d’il y a six ans. D’autant plus qu’avec le développement du web et des réseaux sociaux, les points 3, 4, 8 et 9, qui pouvaient sembler particulièrement idéalistes, apparaissent de plus en plus réalistes — pour qui le veut vraiment.

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