L’odeur du café dans un train

Levé avec le soleil. Attente silencieuse sur le quai à la fraîcheur du petit matin. Les sourires sont discrets. Les salutations timides. Le monde dort.

Il faut l’odeur du café à bord du train pour que tout change.

En direction de Montréal, on y a généralement droit un peu avant Saint-Apollinaire — quand on est dans la voiture 4.

Je consulte le GPS avant de verser le contenu du godet laitier dans mon café.

Je ne savais pas comment nommer ce petit récipient, j’ai lu pour la première fois ce qui est inscrit sur le dessus. Maintenant je le sais, c’est un godet laitier dairy milker 2% M.G. M.F. UHT.

Plessisville. Tout va bien.

Le roulis du train. Le paysage qui défile. Le soleil matinal. La musique de Regina Spekor: What We Saw From The Cheap Seats.

Le regard fixé à la fenêtre, en classe économique, je souris.

Fin de l’échauffement à l’écriture. La journée peut commencer. Je plonge dans mes courriels et dans la préparation des réunions qui m’attendent au bout de la voie.

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