Culture geek et politique

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Un collègue de travail a porté à mon attention au cours des derniers jours un texte sur le choc de cultures au sein des organisations.

Understanding the Culture of No — par Clay Jonhson

Il s’agit en fait d’une transcription d’une présentation qui a été faite à Mexico le 20 février dernier par le fondateur d’une entreprise qui s’appelle Department of Better Technology (DOBT), qui décrit sa mission de la façon suivante:

We make great software that helps governments and non-profits better serve their communities.

La coïncidence entre cette suggestion de lecture et la démission d’Yves Bolduc — qui me replonge dans un scénario d’élection — m’a beaucoup fait sourire.

Parce que le texte met efficacement en relief certaines des convictions qui guident depuis longtemps mon engagement politique (même si je déplore une description caricaturale des milieux de travail qui sont décrits par l’auteur: entreprises privées d’une part et organisations gouvernementales d’autre part).

Parce que je pense que ce que Clay Jonhson décrit comme « la culture du non » n’est pas étranger non plus à notre difficulté « pour se dire oui » — parlant de la souveraineté du Québec.

Parce que le collègue me disait avec raison « qu’il y a aussi beaucoup de choses dans ce texte qui s’appliquent autant à notre propre milieu de travail qu’à un gouvernement » — et que comme c’est actuellement mon boulot de tous les jours de réfléchir à notre organisation, sa culture, son fonctionnement et son efficacité… ben… ça interpelle aussi très concrètement  le chef d’entreprise.

C’est comme si plusieurs dimensions de mes engagements professionnels et politiques s’étaient mises à se faire des clins d’oeil imprévus.

Alors quand Pierre Bouchard a lancé sur son blogue, hier, un appel pour alimenter sa réflexion autour de cette question…

Pourquoi les geeks et les politiciens sont-ils incapables de se comprendre? | Pierre Bouchard | 27 février 2015

…je me suis dit qu’il fallait que je soumette le texte de Clay Jonhson pour alimenter la discussion.

J’en retiens particulièrement trois extraits, que je soumets en guise de premières pistes de réponses à certaines des questions soulevées par Pierre Bouchard.

«In government we say yes to big projects and don’t take small ones seriously. We need to change that. We need to start saying no to big, because as I pointed out earlier, it fails more often than it succeeds. »

«…when you give software to your employees that they hate using, they internalize that and pass that on to your customers. Moreover, the message you send is “we don’t value you, your time, and your happiness more than we value the lowest bid.” And that empowers the Culture of No more than anything else.»

« The Driver isn’t laziness or people being set in their ways. It is risk mitigation. That question, “how do we not fail?”, is antithetical to innovation, and is the thing that empowers the Culture of No.»

Je me demande si la deuxième n’est pas celle par laquelle il faudrait commencer: changer d’approche dans le choix des logiciels dans les organismes gouvernementaux — comme un moyen de favoriser l’empowerment des forces vives.

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