Sandwich BBQ

Pendant un an nous nous sommes donné rendez-vous le vendredi midi devant l’Assemblée nationale le temps de manger un sandwich et de parler un peu de l’actualité et de l’état de notre démocratie.

Un peu plus de six mois après la dernière rencontre, nous avons prévu nous revoir, dans quelques jours, pour un BBQ estival. Question de nous revoir, se donner des nouvelles et jaser un peu.

Je profite de l’occasion pour réfléchir quelques instants sur ce que je retiens de l’expérience. Et j’invite les autres sandwicheux à en faire autant, dans les commentaires ci-dessous, s’ils en ont envie.

Très spontanément:

  1. La rencontre hebdomadaire, en personne, devant l’Assemblée nationale était une formule très exigeante, mais j’appréciais beaucoup son côté rituel. Et je m’ennuie d’un rendez-vous régulier qui nous amenait à nous forger un regard partagé sur l’actualité. On avait évoqué un rendez-vous mensuel en personne, on ne l’a pas fait — il y a sans doute d’autres pistes à explorer.
  2. C’est au cours de cette année de rencontres que j’ai choisi de quitter les instances du parti politique dans lequel j’étais très impliqué depuis dix ans. Je pense que nos échanges y sont pour quelque chose. J’ai progressivement senti le besoin d’explorer d’autres façons d’agir. La recherche se poursuit, mais c’est déjà, pour moi, une première retombée directe de notre démarche. Je sais que d’autres ont fait le chemin inverse et je m’en réjouis!
  3. Je crois que ma décision de quitter Facebook découle aussi, en bonne partie, de nos conversations. Paradoxal, parce que cette année de rendez-vous n’aurait pas été possible sans la facilité de communication qu’offre Facebook. Ça représente un défi pour le futur (on en parlera la semaine prochaine).
  4. Est-ce qu’on a changé quelque chose avec ça? Peut-être pas encore. Mais je suis convaincu qu’on a pas fait ça pour rien. Entre autre parce qu’on a piqué la curiosité de beaucoup de monde (je me suis fait interpellé encore récemment par une dame que je ne connaissais pas qui souhaitait savoir qu’est-ce qui se passait avec les sandwichs!). Peut-être y a-t-il une suite en gestation. Peut-être commune — ou différente pour chacun de nous?
  5. D’ici notre sandwich-BBQ, je nous suggère de relire notre texte de conclusion et de noter sur un papier une idée qui permettrait de rendre le propos encore plus concret au cours de la prochaine année. J’installerai un babillard pour épingler tout ça, en mode remue-méninges.

Et pour finir, je vous partage quelques lectures/relectures des derniers jours:

Le cynisme, on le sait, n’a pas très bonne presse. Il n’est pas possible de parler cinq minutes de politique sans que surgisse d’un buisson un commentateur pour nous rappeler le « cynisme ambiant » qui règne, qui fait que la population ne croit plus en ses dirigeants ni en ses institutions. Dans ce sens, le cynisme serait la doctrine de ceux qui, désabusés, s’attendent au pire.

Personnellement, je n’ai pas de problème avec cette épithète, si on accepte le petit bémol suivant. Ce cynisme est avant tout la posture de ceux qui refusent de se scandaliser de ce que les humains agissent quelquefois en humains (notamment sur les réseaux sociaux, mais aussi partout ailleurs où ils n’arrivent pas à cesser d’être humains). En ce sens, pour pasticher un titre bien connu, le cynisme est un humanisme, non pas parce que le cynique s’attend toujours au pire, mais plutôt parce qu’il tâche de ne pas nommer le prévisible « le pire ».

Et vous, que lisez-vous par les temps qui courent?

J’ai hâte de vous revoir!

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