Rencontre avec les candidats à la chefferie du RMQ

J’ai assisté samedi après-midi à une rencontre au cours de laquelle quatre des cinq candidats à la chefferie du Renouveau municipal de Québec ont eu l’occasion de présenter leurs idées aux membres du RMQ de l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery.

Il ne s’agissait pas d’un débat. Chaque candidat disposait de 15 minutes pour s’adresser à l’auditoire, qui était composé d’une centaine de personnes. À vue de nez: disons 80 % de plus de cinquante ans… et une petite dizaine de moins de trente ans.

Je collige ici quelques notes, pour m’obliger à mettre de l’ordre dans mes idées et mes surprises. Dans l’ordre où se sont faites les présentations

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Pelures d’oignon… d’accord, mais quelles pelures d’oignon!

Un bel exemple d’utilisation de Flickr en éducation: une université américaine qui rend disponible sous licence Creative Commons une série de remarquables clichés microscopiques…

Imaginez le potentiel quand plusieurs universités, cégeps, écoles, prendont la responsabilité de maintenir des banques de documents ainsi disponibles à des fins éducatives! Quelle belle occasion aussi pour une institution de se mettre en valeur!

Quoi de neuf par rapport à d’autres banques de photos? Au moins trois choses: possibilités de mise en réseau des utilisateurs de chaque photo, système de classement collaboratif (les tags) et les fils Web qui permettent à un profs de biologie, par exemple, d’être systématiquement tenu au courant des ajouts à la banque de photographies. Sans compter la limpidité des règles du droits d’auteur qui s’appliquent aux photos.

Wikipédia, apprentissage, élitisme, mérite et crédibilité

« À la base, Wikipédia constitue une reconnaissance du fait que l’on peut acquérir des connaissances non seulement à l’école, au collège ou à l’université, mais aussi de manière autodidacte, en visitant un musée, en faisant un voyageŠ et dans bien d’autres circonstances, puisqu’en fait il y a tout simplement de multiples façons d’apprendre et de multiples contextes d’apprentissage. […]

…il est cependant raisonnable de convenir que la multiplicité des contextes d’apprentissage et de la diversité des appréhensions des connaissances n’abolit pas toutes disparités des acquis cognitifs et qu’il peut subsister un décalage entre savoir quelque chose et croire que l’on sait quelque chose. »

Pour lire le texte complet, sur le carnet de Patrice Létourneau…

Chèque en blanc

Je mentionnais hier mon agréable étonnement devant la place du dialogue dans la stratégie de communication d’Ann Bourget, candidate à la chefferie du RMQ. Je souhaitais aussi que les sites des autres aspirants à la mairie ne prennent pas des allures de panneaux publicitaires…

…et voilà que je découvre ce matin dans Le Soleil que le « comité d’appui à Marc Bellemare » a mis un site un ligne qui nous invite à manifester notre appui à l’éventuel candidat (!)… sans nous offrir AUCUN élément de ce qui pourrait devenir son programme politique. Autant nous demander de signer un chèque en blanc…

Non, vraiment… c’est pas très sérieux. Vive le dialogue. Et les autres? Pour quelle approche opteront-ils?

Carnets, wiki et politique municipale

Eh ben là, je suis bouche bée. Ravi, évidemment.

Une candidate à l’investiture du Renouveau municipal (et donc candidate potentielle à la mairie de Québec) qui lance sa campagne avec un carnet Web (fil web inaccessible pour le moment, mais ça viendra certainement!). ENFIN, le monde politique qui s’y met pour vrai.

Mieux encore… elle ose se lancer dans l’écriture Wiki… dans un espace ouvert où elle n’avait pas spécialement été invitée.

Bravo!

La balle est maintenant dans le camp des Claude Larose, Régis Labeaume, Hugo Lépine, etc. Sans compter Paul Shoiry, Marc Bellemare et les autres. S.v.p. messieurs, arrivez-nous donc pas avec de gros sites aux allures de publicités… Suscitez plutôt le dialogue!

Mise à jour: le fil web est ici: http://www.annbourget.org/atom.xml

Lecture du plan sur la lecture…

Le nouveau Plan d’action pour la lecture à l’école du ministère de l’Éducation est pratiquement passé inaperçu, la semaine dernière, parce qu’il s’est trouvé à suivre dans les médias l’aussi INVRAISEMBLABLE qu’INACCEPTABLE décision du premier ministre de subventionner à 100 % certaines écoles privées (sur une base religieuse, quoiqu’en dise Pierre Reid). Je ne désenrage pas encore de celle-là…

Pourtant, le Plan d’action pour la lecture constitue, dans l’ensemble, une bonne nouvelle… et, ce, malgré le fait qu’il soit incomplet et mal attaché.

En effet:

  • Quand on sait que jusqu’à la semaine dernière, le ministère de l’Éducation n’attribuait aux commissions scolaires que trois millions de dollars par année « pour l’acquisition de ressources documentaires et pour la formation du personnel affecté à la documentation » (ce qui représente à peine 3 $ par élève!)…
  • …il serait difficile de se plaindre d’un investissement de 60 millions de dollars pour trois ans… On peut penser que ça devrait faire une bonne différence.
  • De plus, l’idée de cibler spécialement les jeunes garçons pour les aider à aimer la lecture semble intéressante.

Toutefois:

  • Je pense qu’il faut s’inquiéter de constater qu’il n’est pas fait mention de l’existence des « nouvelles technologies » dans aucun des documents associés à ce plan d’action… comme si l’omniprésence de l’ordinateur n’avait aucune incidence sur les habitudes de lecture des jeunes (or, on sait bien que c’est le contraire!). Cette omission est-elle un choix? Ou est-ce qu’elle ne révèle pas plutôt une profonde incompréhension de la situation?
  • De façon plus précise, il faut aussi déplorer que plan d’action occulte presque totalement le fait que la lecture n’est plus uniquement associée au livre (on lit aussi des magazines, des pages Web, des documents multimédias, etc.), même si celui-ci constitue encore, de toute évidence, une porte d’entrée essentielle dans le monde de la lecture.
  • Qui plus est, tout porte à croire que le ministère n’est pas en mesure de reconnaître le potentiel que représente Internet pour stimuler le goût de la lecture, tant dans l’action pédagogique (par l’entremise de cercles de lectures virtuels, par exemple) que dans les stratégies de communication. Et ça, à moyen terme, ça me semble très grave. À moins que le ministre ne compte sur les résultats du concours adressé aux jeunes pour l’aider à formuler sa stratégie?

    À ce sujet, je dois dire que je suis en désaccord avec Jean Trudeau, qui semble mettre en opposition le fait d’investir dans les livres et dans « les nouvelles technologies ». Je pense personnellement que l’un et l’autre sont nécessaires et qu’ils se renforcent mutuellement. C’est d’ailleurs pourquoi, en plus de mon implication dans le développement du cyberespace éducatif, j’ai choisi de m’impliquer dans le comité bibliothèque de l’école du quartier, dans le conseil d’administration de l’Institut canadien de Québec et dans celui du Salon international du livre de Québec.

  • Sans compter que sur la forme, il semble y avoir confusion au sujet de ce qui constitue « un dépliant », un « plan d’action » et des « documents complémentaires au plan d’action ». Comment, en effet, est-il possible d’avoir un plan d’action de deux pages (à peine plus long que le communiqué de presse qui l’annonce!) et un document complémentaire de dix pages dont la lecture est absolument nécessaire pour comprendre le plan d’action? C’est un mystère qui me semble plus qu’anecdotique quand il concerne un plan d’action sur la lecture. À moins que ce ne soit parce que les journalistes « ne lisent plus »…

J’ai le goût de terminer ces quelques notes en mentionnant qu’il ne m’apparaît pas souhaitable de réfléchir aujourd’hui la problématique de la lecture en faisant comme si les bibliothèques scolaires étaient seules au monde alors que dans l’expérience des enfants, elles sont généralement interreliées avec des bibliothèques municipales, des événements, etc. C’est pourquoi j’aurais apprécié trouver dans le plan pour la lecture à l’école au moins quelques intentions du ministre à l’effet de « rendre plus cohérents » l’ensemble des lieux qui s’offrent aux jeunes pour découvrir le plaisir de la lecture.

Parce qu’évidemment, les bibliothèques sont au coeur d’une cité éducative.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faudra éviter à tout prix de voir dans ce plan d’action pour la lecture à l’école une politique à l’égard des bibliothèques en milieux scolaires. Son champ d’action est beaucoup trop restreint.

Les sept principes de l’apprentissage (informel)

François attire notre attention sur un essai de Jay Cross au sujet de l’apprentissage informel.

Une lecture rapide me fait croire qu’il s’agit effectivement d’un remarquable travail de synthèse… mais je retiens surtout la formulation des sept principes de l’apprentissage, qui est d’une extraordinaire efficacité. L’idée d’une ville comme une cité éducative y (re)trouve tout son sens.

Apprendre pour/à innover…

« What is unique to Apple that allows it to significantly out pace rivals with new products. Can that type of innovation be taught? Is it a function of superior brain power? Or a function of environment and expectation? How does a corporation like Apple manage its learning?

George Siemens pose là de bien intéressantes questions après une pareille journée d’annonces toutes plus innovantes les unes que les autres: iPod Shuffle, Mac mini (parfait pour les écoles! si ce n’est qu’il faudrait un port usb à l’avant), iLife ’05, et surtout iWork avec Pages (exit Microsoft Word!).

43 things, learning webs et arbres de connaissances…

Je mentionnais il y a quelques jours un lien entre 43Things.com et les arbres de connaissances. L’idée me trotte dans la tête depuis et je me dis qu’au fond il y a une différence absolument fondamentale. Une distinction qui rapproche davantage 43Things des idées de Illich que de celles de Levy et Authier.

Alors que le modèle des Arbres de connaissances proposait un dynamisme communautaire basé sur une représentation de « ce que les gens savent » (et des abstractions qu’on peut en faire), 43Things propose une représentation de « ce que les gens aspirent à savoir ». Du coup, les gens s’engagent dans le dynamisme par intérêt, non par conviction. Et je pense que c’est grâce à cette énergie « individuelle » que se met en marche la roue collective.