Photo qui m’a impressionné dans ma tournée de Flickr aujourd’hui (j’en reparle ce soir)…
Auteur : Clément Laberge
Les fils Web, le chaînon manquant de Tim Berners-Lee
René Audet me signalait au cours des derniers jours un article portant sur l’importance des fils web dans la publication scientifique. Le texte s’intitule The Role of RSS in Science Publishing: Syndication and Annotation on the Web.
J’aurais adoré écrire l’introduction de ce texte, qui résume admirablement bien plusieurs idées qui se bousculent dans mon esprit depuis quelques jours. En voici quelques extraits…
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Pour des vacances scientifiques
De fils xml-rss à fils web… (et pas plus geek!)
Martin Lessard a commenté in extenso mon coup de gueule de la fin de semaine dernière. Sa réaction m’inspire quelques nouvelles réflexions.
Comme je l’ai déjà dit, je suis bien d’accord pour laisser tomber l’acronyme. Va pour fil web d’ici à mieux.
En ce qui concerne les trois conditions qu’il présente comme nécessaires pour que le grand public adopte, je suis à peu près à l’aise avec cela.
Toutefois, pour « les trois choses à ne pas oublier », là, je ne suis pas du tout. Je pense qu’il fait l’erreur de croire que les newcomers feront le même usage des fils web que les early adopters.
– Je ne pense pas qu’il faut être devant son ordinateur plusieurs heures par jour pour profiter des fils web.
– Je ne pense pas non plus qu’il faut avoir besoin de consommer *beaucoup* d’information.
S’il est vrai que ce sont les info freak qui ont contribué le plus au développement des agrégateurs et des fils web… plusieurs expériences me montrent que même des « consommateurs d’information » tout ce qu’il y a de plus « dans la moyenne » peuvent bénéficier des fils web. Mieux encore… plusieurs voient de l’intérêt dans les fils web non pas pour « recevoir » ou « traiter » plus d’information mais plutôt pour mieux organiser l’information qu’ils utilisent déjà.
Encore hier, j’ai vu les yeux d’un enseignant s’illuminer non pas à l’idée de recevoir les manchettes du Devoir, celles du NY Times, les plus récents textes de mon carnet, de celui de Mario Tout de go ou n’importe quel autre… mais simplement, tout simplement, parce que cela permettait d’imaginer un site Web d’école où quand un prof met à jour la page de sa classe… ça pouvait automatiquement se répercuter sur la page d’accueil de l’école. C’est’y pas assez simple ça?
Je pense que notre principal défi n’est pas d’imaginer des moyens d’amener le commun des mortels à apprendre à utiliser les fils web comme nous l’avons fait, mais d’imaginer quels sont les usages qu’eux en feront… et de développer des outils pour rendre ça rapide et facile.
Je ne pense vraiment pas qu’il est nécessaire d’être geek pour profiter des fils web. Je pense plutôt que notre geekitude (!) nous handicape actuellement beaucoup pour imaginer la suite. Il faut apprendre à adopter de nouvelles perspectives sur cette technologie… qui est tout ce qu’il y a de plus simple quand on y pense bien!
Doute, isolement, utopie et la passion de l’enseignement
Décidément, par delà la fatigue et le doute… la passion reste bien visible!
Voir là, là, là, et là… sans oublier les commentaires qui se sont ajoutés à plusieurs de ces textes.
Et Benoît, moi aussi c’était pour changer le monde que j’avais choisi l’enseignement… (j’ai d’ailleurs vécu une histoire semblable à la tienne!)
…c’est aussi pour la même raison que j’ai opté pour l’exil (de l’enseignement) il y a quelques années… tout en gardant un pied (et tout mon coeur!) dans les écoles.
« Alors, Clément, pourquoi tu tiens un carnet Web? »
– Pour changer le monde.
[…]
– Ben quoi ? Vous faites pas ça pour ça vous autres?
Des ordinateurs qui nuiraient à l’apprentissage?
L’Infobourg a publié dans les derniers jours, sous la plume d’Audrey Miller, un texte au sujet d’un article du Christian Science Monitorintitulé Contrarian finding: Computers are a drag on learning. On suggère dans cet article que l’ordinateur pourrait « mettre un frein à l’apprentissage ». Simple sensationnalisme?
En guise de complément d’information sur le sujet, je reprends un peu plus bas les quelques commentaires que j’ai transmis un peu plus tôt cette semaine à un journaliste du Devoir qui m’interrogeait sur le même article du Christian Science Monitor.
Signalons par ailleurs que l’étude complète à laquelle fait référence le journaliste américain est accessible ici: http://econpapers.hhs.se/paper/cesceswps/_5F1321.htm
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Un « musée de sciences » à Québec d’ici trois à cinq ans?
J’ai accepté récemment de me joindre au conseil d’administration de la Boîte à science parce que je me suis toujours passionné pour les sciences, mais aussi parce que je pense que le projet de doter Québec d’un centre d’exploration scientifique et technologique est important dans la perspective d’une cité éducative.
Le site Web de l’organisme donne accès à un document de présentation (format pdf) qui présente les grandes lignes du projet.
Branchement des écoles canadiennes
Connectivité et apprentissage dans les écoles canadiennes (format pdf)
Statistique Canada
ISBN 0-662-77754-9
Septembre 2004. (30 pages)
[Via Robert Bibeau, dans la liste de diffusion edu-ressources]
Coup de gueule du dimanche soir…
J’apprends sur le site d’Interstructure le lancement cette semaine de espace-associatif.org un portail collaboratif mis à la disposition des groupes communautaires et des entreprises d’économie sociale du Québec.
L’intention est intéressante, la réalisation prometteuse… et la liste que Sylvain Carle nous propose de « ce qu’il reste à accomplir dans la vision de cette plate-forme » est à peu près conforme à ma vision des choses… mais…
Mais merde! il faut arrêter de dire que les Feeds RSS c’est geek! Il faut démystifier cela! C’est pas geek, c’est la prochaine étape, pour tous, c’est une nécessité de comprendre cela. Dire que c’est geek, c’est ne pas rendre service aux gens. C’est leur dire qu’il ne pourront pas passer à l’étape suivante, c’est paternaliste.
Les feed rss (ou fils xml-rss) ce n’est pas une bébelle pour les tripeux d’information (…bon, d’accord, c’est un peu ça, mais c’est surtout pas juste ça!) C’est aussi le vecteur le plus efficace pour que l’information circule entre des équipes de travail, entre des collaborateurs, entre des organismes qui oeuvrent dans un même domaine. C’est ce qui rend l’information nomade, qui fait qu’on a plus à courir après elle, et qui lui permet de venir à nous! C’est en voie de devenir un outil essentiel à la vitalité de la démocratie.
Je sais qu’il n’est pas facile de parler des fils xml-rss sans avoir l’air geek… mais entretenir cette idée, c’est un peu se résigner à dire qu’on n’y arrive pas. Et ça, je le refuse catégoriquement!
Au risque d’avoir l’air d’un exalté, je considère qu’il est urgent que le plus grand nombre d’organismes publics et privés comprennent de quoi on parle quand on parle de fils xml-rss. Pas techniquement parlant… mais en terme de dynamique sociale. Un grand nombre de mécanismes vitaux de notre société (et de notre économie!) s’en porteraient beaucoup mieux…
Je ne suis peut-être pas très clair… j’ai tenu à écrire ça d’un seul jet… pour garder intacte l’impression que cela m’a faite de lire ces quelques mots dans le texte d’Interstructure. J’espère que tu ne m’en voudras pas Sylvain!
Je vais tenter de mettre un peu d’ordre dans ce coup de gueule dans les prochaines semaines… et d’articuler un peu mieux mon propos avec l’aide d’exemples concrets.
Crime que ça fait du bien!
La valeur du transport en commun
Réflexion très intéressante de François ce matin sur les transports en commun. Son texte est basé sur une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain intitulée Le transport en commun : un puissant moteur du développement économique de la région métropolitaine:
«… le rapport de plus de 30 pages révèle que » Les dépenses relatives au transport en commun génèrent des retombées économiques deux fois plus importantes que les dépenses privées consacrées à l’automobile, en plus de produire 70 % plus d’emplois au Québec et deux fois et demie plus de valeur ajoutée pour chaque dollar dépensé.»
Les chiffres ne sont évidemment pas nécessairement transférables tels quels pour Québec, mais c’est néanmoins un rapport qui me plaît beaucoup, parce qu’il se consacre d’abord à décrire l’importance (et la valeur économique) des transports en commun au lieu de s’attarder simplement à des généralités sur le « comment », comme l’a fait plus tôt cette automne la Chambre de Commerce de Québec.
À la lecture de ce texte, on se demande une fois de plus pourquoi la région de Québec est aussi peureuse de faire preuve d’innovation pour suivre l’exemple de l’université de Sherbrooke qui offre le transport en commun gratuitement à ses étudiants. Et, pire encore, pourquoi on a refusé d’offrir le transport en commun gratuitement aux enfants des milieux défavorisés l’an dernier (note: je cherche toujours une référence sur le sujet).
Et François de conclure son texte ainsi:
« Il y a encore tant à faire pour que le transport en commun devienne un élément intégral d’une cité éducative. »
Comment ne pas lui donner raison?
Bureaux du temps…
François Cardinal publiait hier dans La Presse un éditorial intitulé « Je suis en r’tard » dans lequel il aborde le problème de l’organisation de la ville qui n’a pas suivi l’évolution du rythme de la vie des gens qui l’habitent.
« C’est ainsi qu’on ne peut visiter un concessionnaire automobile le samedi. Que les banques ferment à 15h. Que les horaires des trains de banlieue ne conviennent qu’aux travailleurs de 9 à 5. Et que les garderies ferment parfois leurs portes avant celles des bureaux. »
Au-delà des exemples, pas tous bien choisis à mon avis, c’est un problème réel que l’éditorialiste soulève. Un problème insidieux parce qu’on en vient trop souvent à l’accepter simplement parce que « ben coudon c’est comme ça que la vie est faite ». Pourtant, non. Il faut garder le réflexe de se demander pourquoi il en est ainsi… et de chercher des solutions ingénieuses (j’allais dire audacieuses) pour changer ce qui pourrit la vie de tellement de familles tous les jours.
6 décembre
Réflexions post-FPJQ
Je vais tenter de formuler le plus spontanément possible mes réflexions au terme de ma participation au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)… parce que sinon la semaine se mettra en marche et je n’aurai probablement plus la chance de le faire.
Peut-être est-ce un peu provoquant… mais qu’importe!
Les enseignants ne sont pas des missionnaires
La réforme a la vie dure par les temps qui courent. Deux passionnés (vraiment!) qui doutent, en moins d’une semaine:
Je croise les doigts en me disant que la fatigue accumulée, à quelques jours de Noël, y est peut-être pour quelque chose…
…mais je m’inquiète un peu. Et si leurs doutes étaient fondés?
Quoiqu’il en soit, je continue d’y croire. Il le faut.
FPJQ: Bloggeurs ou blagueurs?
Le texte qui suit rassemble les notes que j’avais préparées pour ma participation à une table ronde sur les carnets Web qui avait lieu ce matin dans le cadre du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Évidemment, tout n’a pas nécessairement été présenté de cette façon… et plusieurs améliorations resteraient à apporter au texte.
J’ajouterai dans les prochaines heures [note: c’est fait, ici!] quelques réflexions personnelles (qui s’ajouteront à celles de Mario) ainsi qu’une liste de liens qui pourront être utiles aux visiteurs, en particulier ceux qui pourraient visiter le site après avoir participé à la table ronde.
Note: j’utilise de temps à autre le terme « carnet » d’autres fois « blog » c’est un peu le titre de l’atelier (Blogueurs ou blagueurs) qui m’invite à le faire…
