Sur quels sujets se pencher?

Dans un billet très intéressant, intitulé Cordonniers mal chaussés, François Guité nous présente un projet qu’il a soumis au conseil d’établissement de l’école où il enseigne, dans le but d’équiper tous les enseignants d’un ordinateur portable. J’aimerais bien savoir si d’autres conseils d’établissement ont été saisis de projets semblables ailleurs au Québec…

François nous rappelle au passage que le Conseil supérieur de l’éducation ne s’est pas penché sur l’utilisation des technologies dans l’éducation depuis plus de trois ans… C’est beaucoup, c’est vrai. Mais il y a par ailleurs tellement de sujets qui pourraient être portés à l’attention du CSE…

Alors, si vous aviez la possibilité de solliciter un avis aux membres du Conseil supérieur de l’éducation, quel serait le thème ou la problématique sur lequel il porterait?

Pour voir les thèmes abordés au cours des dernières années: les avis, les rapports annuels, les études.

Mes plus récents signets

À la suite de la découvert de Del.icio.us il y a quelques jours et de plusieurs discussions avec Pier-Hugues, la semaine dernière, j’ajoute aujourd’hui une section dans le haut de la page principale de mon carnet.

Dans cette section, je reprends les cinq plus récents signets que j’ai inscrit dans del.icio.us. La liste est mise à jour toutes les 15 minutes.

Techniquement, c’est très simple. Toutes les informations sont sur le carnet de Pier-Hugues, mais en gros, disons que j’ai simplement ajouté au gabarit de la page d’accueil un javascrit, que j’ai pu obtenir ici en inscrivant l’URL du fil XML qui m’est associé dans del.icio.us. Ça aurait évidemment aussi bien pu être fait avec n’importe quel autre fil xml-rss.

Cette innovation me permet de laisser un peu plus de traces de mon utilisation quotidienne du Web sur mon carnet, mais c’est aussi (surtout?) un moyen pour aux gens de s’abonner simplement à la mise à jour de mes signets s’ils le désirent afin de pouvoir les suivre à l’aide d’un agrégateur. On fait équipe pour écumer le Web?

Les carnets du Devoir (et les petits carnetiers…)

Ça y est, c’est officiellement lancé! Le Devoir et ses carnets Web

Ils existaient bien discrètement depuis quelques semaines, mais ils font l’objet d’une annonce dans le journal de demain, lundi 17 mai. Mais il y a une surprise… les petits carnetiers du Devoir, un carnet réalisé par les jeunes de l’Institut St-Joseph, pour qui nous avons réalisé les cyberportfolios. Il y a avait d’ailleurs eu des fuites ici et .

C’est fantastique de voir ainsi des jeunes se faire une place dans l’univers d’un quotidien national par l’entremise des carnets. Quelle belle retombée de tous les efforts qui ont été réalisés cette année… Bravo aux jeunes, bravo aux enseignants… et bravo au Devoir pour son audace!

Reste à souhaiter que d’autres médias pourront s’inspirer de l’expérience… et particulièrement à Québec (Le Soleil?) dans le cadre du développement d’une cité éducative!

Culture de réseau / Network logic

Trouvé via Neighbourhood… une lecture indispensable pour les prochains jours: Network Logic: Who governs in an interconnected world?

« From the Internet to Al Qaeda, the teetering electricity grid to old school ties, we live in a world of networks. A profoundly disruptive shift has occurred in our societies, making networks the most important organisational form of our time […] In this collection of essays, Demos seeks to address that challenge. Drawing on some of the world’s leading thinkers on networks […] from the distribution of power and inequality to the future of civic participation and the impact of new technologies. »

Aussi, par la même occasion, la license d’utilisation Open access. Some rights reserved. de l’éditeur, Demos:

« Users are welcome to download, save, perform or distribute this work electronically or in any other format, including in foreign language translation without written permission subject to the conditions set out in the Demos open access licence. »

Café matinal…

Lecture du Soleil de ce matin:

Sur les technologies, l’évaluation, le hockey, l’école…

Page S2, article de Greg Beacham (AP): La technologie fidèle alliée de Ron Wilson.

« Wilson [l’entraîneur des Sharks de San Jose] et ses adjoints, Tim Hunter et Rob Zettler, inventent constamment de nouvelles façons de rendre les Sharks meilleurs. Ils compilent d’obscures banques de données, ils dissèquent les vidéos des matchs et ils élaborent des stratégies à partir d’ordinateurs installés en bordure de la patinoire, de rapports individuels détaillés et d’un paquet de gadgets numériques sans fils. […] Les Sharks amènent aussi la technologies sur la route. En plus des ordinateurs portables du personnel d’entraîneurs, ils transportent une grosse malle noire qui contient un écran vidéo, des graveurs DVD, des magnétoscopes, de l’équipement informatique et des milliers d’heures d’archives visuelles des matchs. […]

Wilson préfère ne pas utiliser ses chiffres contre ses joueurs — il compte plutôt sur les données pour fortifier l’instinct acquis au cours d’une vie entière consacrée au hockey. »

Sur la construction de la ville de Québec

Page D6, éditorial de Julie Lemieux: Le piège de la nostagie.

« Les ex-maires de la banlieue baignent jusqu’au cou dans l’irréalisme et l’utopie. La vérité c’est que les villes démembrées n’auront rien à voir avec celles qu’elles ont déjà été. La vérité c’est que les arrondisssements actuels ont plus de pouvoirs qu’en auraient ces « entitées municipales » après les défusions. La vérité c’est que la nostalgie est un état de langueur qu’il faut finir par combattre si l’on veut avancer. La vérité, c’est que signer les registres par nostalgie des anciennes villes équivaut à vivre dans le passé au lieu de préparer l’avenir. »

Aussi…

Page D7, lettre d’opinion de Andrée Rivard: La famille à l’heure de « l’école-consommation ».

Reste à lire Le Devoir!

Écrire aux députés… réfléchir… proposer!

Il y a une semaine, j’écrivais une lettre à Agnès Maltais, députée de Taschereau et Michel Després, député de Jean-Lesage et ministre du Travail. Rédigé très spontanément, mon texte visait à réagir à un passage de la période de questions à laquelle je venais d’assister à l’antenne de Télé-Québec… un passage qui m’avait beaucoup déçu.

Moins de vingt-quatre heures après leur avoir fait parvenir ma lettre, par courriel, je recevais une réponse plus que convenable de Mme Maltais. Une semaine plus tard, je suis toujours sans réponse (ni accusé réception) de M. Després. Sans doute suis-je un peu trop impatient… Quoi qu’il en soit, je reprends un peu plus bas ma lettre ainsi que la réponse de Mme Maltais, qui m’y a autorisé.

Après avoir écrit aux deux députés, je me suis longuement interrogé pour identifier ce qui m’avait fait réagir aussi promptement à cette période de questions… qui n’étaient pourtant pas si différente de toutes les autres!

Lire la suite de « Écrire aux députés… réfléchir… proposer! »

Carnets et voisinage…

Créer des carnets d’immeuble (ou de rue… pour les banlieues!) à l’occasion de la Fête des voisins (en France). Une belle idée pour la cité éducative. [Via Adverbe]

Et ici, une liste de cityblogs (ah, ces Français) comme modèles ou sources d’inspiration.

…en principe, la paroisse Sainte-Geneviève, de l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery de Québec devrait avoir le sien au cours de l’été. À suivre

De l’importance de l’outil…

Puisque je n’ai jamais été capable de publier mon commentaire sur le site de Michel, malgré que je me sois « enregistré » (terminated request because of suspicious input data), je publie ici le commentaire que je voulais lui adresser en réaction au texte suivant…

–/ début /–

« La machine qui sert à éditer et mettre le contenu en ligne n’a aucune importance. Combien de sites affichant des chiffres de fréquentation élevés carburent avec un truc gratuit. »

Tu sais bien Michel que ce n’est pas vrai…

Je suis d’accord avec toi qu’ultimement l’intérêt d’un site « est une question de contenu », mais l’outil qui sert à le créer n’est pas neutre.

Par la manière dont il est conçu, un outil « invite » l’auteur à se concentrer sur un élément plutôt qu’un autre, dans la mise en page qu’il donne au texte il met l’emphase sur certains éléments plutôt que d’autres, et favorise plus ou moins les échanges avec un réseau de lecteurs.

La conception de l’écriture Web et des liens qui se tissent par elle entre le l’auteur et le lecteur est au coeur d’un outil… et influence lourdement le résultat obtenu.

Je ne dis pas qu’il n’est pas possible d’obtenir avec Drupal ou SPIP le même résultat qu’avec Movable Type ou Word Press, mais dans un cas l’outil nous aide à atteindre notre but et dans l’autre on doit « se battre contre l’outil » parce qu’il a été conçu avec une autre conception de la publication sur le Web.

En ce sens, je suis tout à fait d’accord avec toi quand tu termines en disant « avant de choisir un logiciel carnet, […], demandez-vous en premier ce que vous voulez faire. » C’est vraiment l’objectif visé qui doit déterminer l’outil. Et c’est pour cette raison qu’ils ne sont pas équivalents pour répondre aux besoins de chacun.

Tant mieux si Drupal te convient. C’est toi qui connaît la dynamique que tu veux créer autour de ton site. Pour ma part, après évaluation, je conserve MT parce que c’est l’outil qui me semble le mieux convenir à mes besoins.

En terminant, je dois dire que je suis passablement convaincu que nous n’aurions jamais pu arriver à concevoir et à faire vivre les Cyberportfolios de l’Institut St-Joseph si on avait « réfléchi le projet » autour d’autre chose que MT. La manière de concevoir la publication qui a guidé MT et la « logique de l’outil » a constitué pour nous un « cadre contraignant » très aidant (heuristique) pour rester dans une logique de « culture de réseau ». SPIP, plus utilisé dans le milieu scolaire, n’amène pas la même logique, la même ouverture, et le même rapport au lecteur… MT a été conçu pour stimuler la conversation au sein d’une communauté (d’un carnet à l’autre), SPIP pour gérer un processus de publication en ligne. Ce n’est pas banal.

De « revenir à la logique de l’outil » (Movable Type) pour aborder les problèmes rencontrés, nous a aussi beaucoup aidé dans d’autres projets. C’est un outil qui a ses limites (nombreuses) mais qui carbure vraiment à la culture de réseau et qui amène ses utilisateurs à acquérir une bonne conception du Web (bases de données, gabarits, feuilles de style, etc.). Dans un contexte d’apprentissage, c’est certainement l’outil qui présente la meilleure ergonomie intellectuelle, malgré ses limites… et même s’il n’est pas gratuit pour tous les usages et s’il n’est pas entièrement opensource.

On pourra en reparler, c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup.

–/ fin /–

L’actualité éducative « comme à la télévision »

De beaux souvenirs ce matin et une grande fierté devant l’innovation dont notre « petit réseau » sait faire preuve…

Voir cette discussion, qui a mené au ticker (fil de presse) qu’on voit au haut de cette page

…et qui me rappelle le réseau éducation Québec, que nous avions mis en place en 1998 et qui était tout à fait dans cet esprit. Une petite technologie simple, ouverte, de partage d’information d’un site éducatif à l’autre.

Ceci dit… je suis moins sûr qu’à cette époque que c’est la meilleure façon de faire circuler l’information, mais ça, c’est une autre histoire!

Norbert Viau, TIC et apprentissage

« Je suis persuadé que c’est l’évolution vers une pédagogie active et organisée en fonction de l’apprentissage de l’élève qui mène à l’intégration des TIC et non l’inverse. […]

L’apport des technologies à la pédagogie se fait cependant nettement sentir lorsqu’elles sont implantées, elles jouent un rôle d’accélérateur des changements et des mentalités en permettant et en facilitant la production d’activités et de tâches complexes centrées sur l’élève et collées au monde dans lequel celui-ci évolue. »

Le texte complet… en attendant la suite!