Québec sans fil?

Je rêve que nous puissions un jour avoir à Québec un réseau sans sans fil aussi développé que celui de Montréal. Ça pourrait repartir de , par exemple. Mais on part de loin… parce que selon le répertoire de hotspots Jwire, Québec ne compte actuellement que 17 points d’accès… dont seulement trois sont gratuits. Y’a du travail à faire…

En attendant, un immense bravo à tous ceux et celles qui bâtissent progressivement le réseau montréalais et qui rendent ainsi un immense service à leur communauté (et aux visiteurs).

Cette représentation de leur travail est particulièrement fantastique (et pratique!)

François sur l’école communautaire

François élabore sur le modèle de l’école communautaire auquel je faisais référence hier. Il soulève plusieurs bonnes questions.

J’y reviendrai dans les prochaines heures, je pense qu’il est important de faire du chemin sur cette « nouvelle » au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Tout se passe comme si le ministère voulait faire une « consultation informelle » sur le sujet au cours de l’été et annoncer ses orientations peu après la rentrée (ça ressemble à un ballon politique quoi…).

Écoles communautaires

Belle surprise en ouvrant Le Soleil ce matin: un article de Violaine Ballivy qui nous apprends qu’un groupe de travail recommande au ministère de l’Éducation d’adopter rapidement une politique spéciale pour favoriser le développement d’écoles plus communautaire. J’y crois.

« Mandaté à l’issue du Forum des générations, le groupe de travail a publié une vingtaine de recommandations sur l’avenir de l’école communautaire au Québec […] « Une école communautaire vise à faire de la réussite des jeunes un engagement social » en mobilisant les parents, le personnel de l’école et les partenaires du milieu communautaire, social, culturel, municipal, gouvernemental… »

Le site du ministère présente le rapport complet du groupe de travail, que je vais m’empresser de lire dans les prochains jours. Commentaires à suivre donc.

Le document tombe d’autant plus à point qu’il vient mettre de l’eau au moulin pour un mémoire que je dois écrire pour le conseil d’établissement de l’école du Versant, qui reposera essentiellement sur trois principes: l’école de quartier, une école qui favorise la mixité et une école qui favorise qu’on s’y engage.

C’est stimulant tout ça.

De la réforme à la cité éducative

François Guité nous guide en quelques mots de la réforme à la cité éducative.

« Les courants pédagogiques modernes prônent l’actualisation des apprentissages afin de donner un sens aux savoirs. […] Mais les écoles, avec leurs environnements en vase clos, se prêtent mal à pareille application des savoirs dans leur contexte naturel. […] La solution n’est-elle pas de disséminer des aires d’apprentissage dans la communauté ? […]

[…] néanmoins, on peut instaurer un réseau de centres d’apprentissage affiliés aux écoles et situés dans des endroits pertinents (musées, fermes, laboratoires, industries, bases de plein air, etc.). Les centres pourraient être subventionnés par les trois paliers de gouvernement où à l’aide de crédits d’impôt pour les entreprises privées. Ces dernières gagneraient par ailleurs à mieux se faire connaître et à montrer leur esprit communautaire. »

Rien à ajouter. Merci François!

Carnet Web de quartier

Super rencontre, ce soir, avec quelques parents de l’école Sainte-Geneviève. Au menu: l’idée de débuter à très court terme un site Web de quartier autour d’une structure de carnet(s) Web.

Courte présentation, quelques exemples, évocation de quelques possibles. Aucune obstination. Perception d’intérêt immédiate. Plan de match: on débute simplement, très simplement et on grandira-évoluera en fonction des intérêts et des besoins manifestés. Objectifs: réseauter, favoriser la communication, le dialogue, l’entraide. Nous donner l’occasion de nous interpeller mutuellement aussi. Et de lancer des projets collectifs pour la communauté. Un souhait: donner un rôle aux jeunes du quartier dans la réalisation et dans l’animation de ce site Web.

Les premiers collaborateurs sont identifiés. La marche à suivre tracée. Reste à réaliser. Échéancier: avoir quelque chose de très bien amorcé, avec des contenus, pour la Saint-Jean-Baptiste.

Je poursuivrai ici dans les prochaines semaines mes réflexions sur le développement de cette nouvelle composante de mon univers virtuel!

Nouveau ministre… qui sait…

Ambivalence devant le remaniement ministériel d’aujourd’hui et la nomination de Jean-Marc Fournier… mais il y a peut-être quelque chose d’intéressant dans le fait que celui qui était ministre des Affaires municipales (du Sport et du Loisir) soit maintenant ministre de l’Éducation.

Il devrait être bien placé pour apprécier l’idée de cité éducative (et avoir quelques relations auxquelles faire appel en ce sens.

On verra bien.

Les sept principes de l’apprentissage (informel)

François attire notre attention sur un essai de Jay Cross au sujet de l’apprentissage informel.

Une lecture rapide me fait croire qu’il s’agit effectivement d’un remarquable travail de synthèse… mais je retiens surtout la formulation des sept principes de l’apprentissage, qui est d’une extraordinaire efficacité. L’idée d’une ville comme une cité éducative y (re)trouve tout son sens.

Athène, cité éducative

Via 43Things, Josh Petersen me signale cet extrait de l’Oraison funèbre de Périclès pour les premiers morts de la guerre du Péloponnèse, en rapport avec l’idée de cité éducative.

« We alone do good to our neighbors not upon a calculation of interest, but in the confidence of freedom and in a frank and fearless spirit. To sum up: I say that Athens is the school of Hellas. »

Non mais, franchement, quel bel outil de réseautage! En un rien de temps, en commentant l’objectif d’un gars de la Colombie-Britannique par rapport à la politique municipale, me voilà en contact avec un des créateurs de 43 Things. On croit rêver…

Quand la responsabilité se substitue à l’obligation

Un extrait (oublié) de la page 186 du Rapport Faure (UNESCO, 1972) dont la version française numérisée est ici.

« Nous voici portés bien au-delà d’un simple changement systémique, si radical soit-il. Ce sont les termes mêmes du rapport entre société et éducation qui changent de nature. Une configuration sociétale qui ferait cette place à l’éducation, qui la situerait à ce rang, mériterait un nom bien à soi: cité éducative. Son avènement ne pourrait se concevoir qu’au terme d’un processus de compénétration intime de l’éducation et du tissu social, politique et économique, dans les cellules familiales, dans la vie civique. Il implique que puissent être mis en toutes circonstances à la libre disposition de chaque citoyen les moyens de s’instruire, de se former, de se cultiver à sa propre convenance, de telle sorte qu’il se trouve par rapport à sa propre éducation dans une position fondamentalement différente, la responsabilité se substituant à l’obligation. »

Éducation permanente et cité éducative

Extrait du Rapport Faure (UNESCO, 1972). Page XXXV, de la version française numérisée (que m’a trouvée Jean Trudeau, merci!). L’emploi du gras est de moi.

« C’est pourquoi la Commission a mis tout l’accent sur deux notions fondamentales : L’éducation permanente et la cité éducative. Si les études ne peuvent plus constituer un ³tout² définitif qui se dispense et se reçoit avant l’entrée dans la vie adulte, quel que soit le niveau de ce stock intellectuel et l’âge de cette entrée, il faut alors reconsidérer les systèmes d’enseignement dans leur ensemble et leur conception même. Si ce qu’il faut apprendre est à réinventer et à renouveler constamment, alors l’enseignement devient l’éducation et, de plus en plus, l’apprentissage. Si apprendre est l’affaire de toute une vie à la fois dans sa durée et dans sa diversité, ainsi que de toute une société, en ce qui concerne tant ses ressources éducatives que ses ressources sociales et économiques, alors il faut aller encore au-delà de la révision nécessaire des ³systèmes éducatifs² et penser au plan d’une cité éducative. Telle est la vraie dimension du défi éducatif de demain. Il n’est pas sûr que les conservatismes culturels soient plus faciles à vaincre que les résistances économiques ou politiques Mais si, en face du prix, on mesure l’enjeu, comment refuser le combat ?

Or, de ce combat, nous possédons les moyens. »