Catégorie : Je partage
Lecture du cahier Livres du Devoir
À rebours
Page F6: Louis Cornellier commente le livre de Patrick Moreau, Pourquoi nos enfants sortent-ils de l’école ignorants? J’aurais aimé écrire ce texte (l’article, pas le livre-refrain!). Bravo: « L’humanisme a une histoire, mais il doit aussi avoir un présent ».
Page F5: Je découvre que la Librairie Monet quitte l’ALQ «…dans [le cadre d’]une démarche politique […] [et pour] marquer notre désir de porter nos propres mandats pour l’avancement du métier de libraire au Québec [parce que] Monet demeure une librairie engagée et militante. » Pour avoir fait pas mal de recherche sur les librairies québécoises en ligne depuis quelques temps, je peux témoigner du dynamisme de cette librairie. Je serai curieux d’en savoir plus. Le rôle de libraire est tellement important par les temps qui courent.
Page F2, section En bref. Étrange de mentionner le site qu’Harper Collins a lancé plus tôt cette semaine sans en donner l’adresse. Cela s’appelle Authonomy et c’est ici…
Encore plus désolant (vraiment!): comment Le Devoir peut laisser passer un texte tout faux?!? Sony viendrait de lancer son premier livre électronique: le PRS505 en est pourtant à sa deuxième version et est disponible depuis deux ans! Il ne serait pas compatible avec le Macintosh: alors que je l’utilise couramment sans inconvénient et les témoignages en ce sens sont partout sur le Web! L’objet doit se vendre en principe aux environs de 300$: pourquoi le conditionnel, il est ici à 299,99$
(Je suis rassuré, je ne suis pas le seul à avoir détecté la bêtise, Yves Nadeau l’a commentée avant moi sur le site du Devoir.)
Ce qui est vrai, c’est qu’aujourd’hui, il est à peu près impossible de trouver des livres d’auteur québécois à lire sur le Sony PRS505 (ou sur tout autre livrel de ce type, parce qu’il en existe plusieurs autres modèle) et que c’est un problème culturel auquel il est important de s’attaquer sans tarder.
C’est d’ailleurs ce qui m’anime actuellement…
Et tiens, pour ceux et celles qui s’intéressent à cet univers de l’édition numérique, vous pouvez avoir des traces de ce qui retient mon attention au fil des jours en vous abonnant à ce flux RSS ou en vous abonnant par courriel ici.
Rentrée scolaire
Clément: Vous avez eu une belle journée à l’école les enfants?
Capucine, 6 ans: oui! super belle!
(silence)
Capucine: eille papa, la semaine prochaine on va avoir des devoir! (chantonnant) la semaine prochaine on va avoir des devoirs (chantonnant) on va avoir des devoirs……
(silence)
Étienne, 8 ans: tu vas voir Capucine, c’est énervant.
Capucine: non, ça va être cool!
(silence)
Béatrice, 10 ans: Ça paraît que t’es pas en cinquième année!
(silence)
Les parents se regardent en souriant.
Tout est dit.
Drôle et triste à la fois.
Science-fiction sur papier journal
Je peux me tromper… mais au rythme où se font actuellement les changements dans le monde de l’écrit, tant pour les médias que pour le livre; et dans la façon par laquelle on accède aux informations qui nous intéressent… il me semble que signer un contrat d’impression pour 20 ans relève pratiquement de la science-fiction!
Un contrat de 1,7 milliard – Transcontinental imprimera le Globe and Mail jusqu’en 2028
Vous lirez encore le journal sur papier dans vingt ans vous croyez? Pour prendra la mesure que cela représente à l’échelle temps du Web… je me contenterai de rappeler que Google fêtera ses 10 ans le 27 septembre (source).
Les explorateurs de l’Amériques
Il est tard, pas le temps de rédiger longuement, mais je ne peux pas attendre pour vous présenter cette réalisation des éditions du Septentrion et de iXmédia, avec la collaboration de la Ville de Québec:
« Dans le cadre du 400e anniversaire de la ville de Québec […] le maire de Québec […] a invité ses homologues de la Franco-Amérique. Les 9 et 10 août derniers, une quinzaine de maires du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Vermont, du Maine ou encore de la Louisiane se sont retrouvés à Québec pour célébrer le fait français en Amérique. […] des vidéos […] représentant six trajets parcourus par les voyageurs d’autrefois [leur ont été présentés] — six chemins de pénétration du continent, le long desquels les Français ont essaimé de nombreux toponymes. Ils ont été conseillés par Dean Louder, Jeanne Vallois et Denis Vaugeois. »
C’est ici, et c’est impressionnant. Pour tous les curieux, pour les profs d’histoires et de géographie, mais aussi, plus simplement, comme remarquable exemple de la transformation d’une « simple carte » dans un contexte d’édition numérique.
Ciudad educadora
Hier soir, rencontre annuelle de la famille Laberge. Quelques-uns me demandent si je suis toujours aussi motivé par l’idée de cité éducative. Réponse: évidemment! Mais après presque trois ans hors de Québec, il faut que je prenne le temps de voir comment le projet a pu avancer, et ce qu’en ont fait celles et ceux qui ont gardé le phare — notamment au sein du comité qu’avait mis en place la Chambre de Commerce de Québec. Il faut que je prenne le temps de retrouver une nouvelle façon de contribuer à ce projet.
Ce matin, lecture du Soleil. Deux articles de Laurie Richard, me ramènent à la cité éducative. Dans Un changement incroyable et dans Des outils de développement: l’architecture, l’art et l’éducation, la journaliste nous parle de la métamorphose de Medellin, ville emblématique de la Colombie. Cela me ramène à la cité éducative parce que même si cela n’est pas mentionné dans les deux articles, je sais que Medellin est une des villes membres de l’Association internationale des villes éducatrices — avec Québec, Laval, et peut-être bientôt Lévis.
Dix-huit projets de la ville de Medellin, dont certains sont évoqués dans les textes de Laurie Richard sont d’ailleurs brièvement décrits sur le site de l’association: c’est ici.
Des bibliothécaires interdits de séjour au Canada
« …a number of intending delegates – including a number of people who hold office in IFLA or who were coming to the Conference to work as volunteers for IFLA – who have been refused visas to enter Canada. »
« It would be a great pity if this essentially decent nation which has in many ways a positive record on multiculturalism were to allow its anxiety over security – and its proximity to the United States – to damage its reputation as a supporter of human rights and civil liberties. After all, if the Chinese can allow entry to journalists accredited by the IOC and Russia can allow entry to football fans with tickets for the UEFA Champions League Final, then surely Canada has nothing to fear from library and information professionals registered for the IFLA Conference?! »
Source: Oops Canada
Pensons-y avant de condamner la Chine dans les prochains jours… et n’hésitons pas à partager la honte autour de nous…
Aussi: info générale sur l’événement concerné: World Library and Information Congress
Maisons d’édition de la région de Québec
Toujours dans le contexte de mes efforts pour (re)découvrir et comprendre l’environnement personnel (Québec) et professionnel (l’édition) dans lequel je reviens, j’ai reporté sur une carte quelques informations sur les maisons d’édition de la région de Québec.
La carte est en mode « collaboration ouverte » si certains ont envie d’y ajouter de l’information.
Perdre son temps… et rêver!
Mario perd son temps. C’est lui qui le dit…
Et moi je retrouve progressivement un peu de temps pour lire, pour reprendre contact avec ma ville et, bientôt sans doute, pour écrire.
J’écrirai bien sûr un peu plus que je ne l’ai fait jusqu’à présent au sujet des défis qui me ramènent à Québec, mais aussi sur le milieu de vie que je retrouve.
Simplement un commentaire pour aujourd’hui, suite à la lecture de quelques blogues et du Soleil de ce matin (au passage, je dois bien admettre que la lecture du journal en version papier ne donne pas des textes la même perception que la lecture en ligne…):
Je me réjouis comme David Desjardins de constater que Québec a (enfin) retrouvé l’envie de rêver.
Mais je suis aussi préoccupé, comme Bernard Lavoie, du risque que l’ivresse conséquente nous (re)plonge dans l’unanimisme [lien à venir, curieusement, le site du Soleil n’a pas été mis à jour depuis hier].
Je souhaite vivre dans une cité éducative, une ville où on jardine l’avenir et où les archives sont en fête; dans une ville où on a pas peur de la polémique et où tous les points de vue sont les bienvenus dans l’espace public. Même (surtout) ceux avec lesquels je ne suis pas d’accord.
Dire qu’on ne partage pas les points de vue de quelqu’un c’est bien, s’acharner sur les empêcheurs de tourner en rond c’est inutile, cela nous affaibli et nous distrait de tout ce qu’il y a à faire pour inventer la ville de demain.
LaFeuille
LaFeuille est sans aucun doute une des sources d’information francophones les plus indispensables sur l’environnement numérique du livre.
À titre d’exemple de la richesse du réseau qui prend forme autour de ce blog animé par Hubert Guillaud, cette discussion sur le thème: Les éditeurs doivent-ils développer des applications logicielles ?.
reimpression
Dans le contexte où je travaille actuellement à cartographier le monde de l’édition au Québec, de façon générale, et de l’édition numérique, en particulier, je (re)découvre plusieurs sources d’information très pertinentes pour alimenter ma réflexion.
En plus de m’assurer qu’ils soient présents dans mon agrégateur, je tenterai dans les prochains jours de les inscrire ici afin d’apporter ma contribution réseautage des gens qui s’intéressent à l’influence des technologies sur le monde de l’édition.
À commencer ce soir par reimpression, le blog personnel de Martin Robert, responsable des services techniques et du développement à la Société de gestion de la BTLF.
Au sujet des libraires
Virginie Clayssen, dans un commentaire, à la suite d’un de ses textes:
« …je conteste cette idée qu’il y aurait une partie “noble” au métier de libraire, qui concernerait son rôle de recommandation, et une partie “vile” qui serait l’aspect commercial de son travail. Un libraire se doit de faire prospérer son commerce, c’est ce qui lui permet de continuer à exister, c’est ce qui le fait exister dans la cité. Oui, c’est un marchand. Et alors ? »
Je suis évidemment tout à fait d’accord.
Un moment tout à fait excitant
Ça y est. Je suis de retour. De retour au Québec. De retour sur le Web. Houra!
Les exigences qui accompagnent le fait de changer de pays avec la famille, de se réinventer un milieu de vie et de changer de boulot me privent encore du temps qu’il faut pour bloguer autant que je le voudrais, mais j’ai quand même repris quelques web-activités, sur Twitter et sur del.icio.us, notamment.
Je reprendrai l’écriture-blogue dans les prochaines semaines (reste à voir de quelle façon) mais d’ici-là, je me permets de « faire du pouce » sur un texte de Virginie — qui cite Jeremy Ettinghausen — pour témoigner d’une partie de ce qui m’anime actuellement:
« C’est bien sûr un moment tout à fait excitant – nous pourrions être au seuil d’une révolution dans la façon dont nous distribuons les livres et dans la manière dont les gens y accèdent. Mais le mot clé est “nous pourrions” – ce qui est vraiment excitant c’est que personne ne sait vraiment comment les choses vont tourner. Le livre numérique pourrait changer notre monde, mais il pourrait aussi ne pas le changer… Nous en saurons un peu plus dans un an […]
[mais] la question centrale n’est en réalité pas de savoir s’il existe une forte probabilité de développement d’un usage massif de la lecture numérique ; [parce qu’] à partir du moment où cette probabilité existe, les acteurs du livre doivent s’y préparer sous peine de subir un impact qui modifie le marché de façon irréversible.”»
N’est-ce pas excitant?
Et je crois profondément que cela a toutes les raisons de l’être encore plus au Québec (et à Québec) qu’à Paris ou à New York… C’est dire l’enthousiasme qui m’habite…
Test feuilletage Memento
Voyages formateurs…
J’aime bien ce que je lis dans Le Soleil ce matin.
« Ce ne sera pas donc pas Christo. Le seul fait que le maire Labeaume y ait pensé est cependant révélateur de ses ambitions pour Québec, de sa créativité et de sa volonté de retourner les événements pour en essayer d’en tirer profit.
Le maire de Québec a envisagé un moment hier matin d’écourter sa mission et de rentrer à Québec, mais a évalué qu’il ne pourrait rien faire de plus. «Je ne suis pas pompier.»
Il a jugé qu’il serait « plus utile ici », en parlant de la suite de sa mission à Paris, Bordeaux, Namur et Bruxelles. Ce qu’il y a à faire, il le fera à distance et « ce sera pareil ». »
Écourter son voyage? Cela eut été populiste. Le maire est plus utile en mission qu’à poser devant les ruines du manège militaire, même encore fumantes.
Oser proposer, faire preuve d’audace, évoquer des idées folles pour faire travailler les gens sur de nouvelles idées — ouvrir de nouvelles perspectives: voilà ce que j’attends d’un maire dans des circonstances comme celles-là (et en toutes circonstances, d’ailleurs).
Et pour avoir la chance d’habiter à deux pas de la Promenade plantée [quelques photos ici], je n’ai pas de difficulté à croire que la journée du maire, hier, a pu être très inspirante… Et je m’en réjouis!
Je suis bien d’accord avec lui: il faut que les fonctionnaires aient l’occasion de voyager davantage… comme tous les citoyens, d’ailleurs, et les jeunes, de façon toute particulière!


