Manège militaire

Le manège militaire rasé. En plein 400e anniversaire de la ville. Attristant

J’ai d’abord été surpris de lire ce matin le maire se déclarer prêt à « écourter son voyage en France et de rentrer plus tôt au Québec, « si je peux être utile » ». Curieuse idée…

Mais je découvre ce soir qu’il aurait par ailleurs proposé une idée qui me semble cette fois vraiment digne d’intérêt… quelque chose qui pourrait devenir une très bonne idée! Lue sur Québec urbain… mais j’ignore la source première. Quelqu’un sait?

« Le maire Labeaume […] a suggéré d’envelopper les ruines du manège comme l’artiste Christo l’a fait à Paris et à Berlin. »

Et si on faisait un peu de milage sur cette idée?

Mise à jour: Complément d’info sur le site de Radio-Canada.

27 novembre

La bibliothèque municipale de Lyon a eu une très bonne idée:

Le 27 novembre est une journée ordinaire à première vue, mais de quoi se compose l’ordinaire d’un Lyonnais en 2007 ?

Chacun est invité à écrire ici, et à témoigner de son temps : petits riens du quotidien, ou grandes nouvelles, impressions ou prises de positions, sont autant de façons de peindre le présent, notre présent.

En racontant votre journée, vous vous adresserez à l’Histoire elle-même […]

Alors, à vos plumes : lecture d’un jour, visite d’un lieu culturel ou d’une expo, parcours dans la ville, clin d’œil photo, instants pris sur le vif, réflexion ou anecdote, rédaction personnelle ou collective…Votre vie dans la ville est la première pierre de cette plateforme. Ecrivez-nous, décrivez-vous, vous avez le champ libre, vous écrivez l’histoire à venir.

Source: http://www.lyon27novembre2007.org

Culture, éducation, cités, société

« Dans une société ouverte à l’innovation, la culture et les arts doivent faire partie intégrante de la formation scolaire. L’acquisition de compétences culturelles tout au long de la vie devient, au XXIe siècle, une condition nécessaire d’intégration sociale et d’ouverture aux réalités internationales. […] Il est important que dès leur jeune âge, nos enfants aient accès à la culture à la maison, à l’école et dans leurs loisirs […] Mme Courchesne a souligné le rôle déterminant des établissements d’enseignement comme véhicules de la culture et des arts dans la métropole, rappelant l’importance de la langue française pour l’identité culturelle de la société québécoise. »

Source: Communiqué du MELS

On s’approche de plus en plus de l’idée de cités éducatives. Cela me réjouit évidemment. D’autant que ma réflexion m’amène aussi, de plus en plus, sur la dimension culturelle de tout ça.

Print is dead

Prochaine lecture:

Via lafeuille

Mise à jour: Extrait d’une entrevue de l’auteur par Joe Wikert:

« First and foremost, publishers need to rid themselves of the notion that they’re in the « book » business. (The only ones who are in the book business are printers.) Instead, publishers need to realize that they’re in the idea business. And once they start to get this reality into their heads, they’ll start to see that a digital world will offer them many more opportunities than limitations, and that an electronic world isn’t the end of Gutenberg’s invention, but is instead its latest improvement. »

Levez la main…

Le Soleil a mis sur le site Web de Cyberpresse quelques esquisses récentes d’André-Philippe Côté (pour des caricatures qui n’ont jamais été publiées).

Vous pouvez les voir ici: les esquisses d’André-Philippe Côté.

La quatrième est particulièrement GÉNIALE. Je me permets de la reprendre ici parce que ce serait vraiment trop dommage que nous en perdions éventuellement l’accès sur le site du Soleil comme cela arrive si souvent.

esquisse_APCote.jpg

Note: c’est un petit accroc au respect du droit d’auteur, c’est vrai, mais dans les circonstances, j’ai cru que cela pouvait être acceptable — je corrigerai évidemment en retirant l’image si on m’en fait la demande.

Chagrin d’école

Réveil: il fait gris à Paris.

Courriel: quelques amis m’invitent à lire ce texte au sujet de l’hécatombe orthographique à l’examen du ministère de l’Éducation.

Soupir. À lire cela, il faudrait croire que nous n’y arriverons jamais. Tout le monde sont des cancres.

Heureusement, le dernier livre de Daniel Pennac est là pour nous réconcilier avec l’exigence de l’école — et en particulier celle de ne jamais céder aux jugements simplistes et définitifs, tant sur les élèves que sur l’école elle-même.

Et dans le contexte de toute cette violence tournée vers l’école et ceux qui la font, le choix du jury du Prix Renaudot de récompenser l’ancien cancre, devenu auteur de Chagrin d’école, est un véritable baume.

Tout est dans le présent de l’incarnation. C’est le temps qui doit obséder de l’école.

C’est une lecture indispensableque je n’ai pas encore tout à fait terminée… j’y reviendrai donc.

L’étincelle de l’intérêt commun

Lu récemment sur le site de Radio-Canada, au sujet de Vancouver:

« …chaque ville a une vision différente. Au coeur de cette vision, il y a le rêve des citoyens qui souhaitent faire de leur ville une cité remarquable pour le futur. L’expérience de Vancouver a réussi […] parce que des milliers et des milliers de citoyens se sont impliqués dans ce qu’il appelle la mission collective. […]

Larry Beasley défend ce type de développement des villes, qu’il appelle proactif. Il dénonce leur développement accidentel. […]

Il va plus loin en insistant sur l’importance de redécouvrir  » l’étincelle de l’intérêt commun  » ».

Je rêverais qu’on aborde sous cet angle la présente campagne électorale municipale à Québec…

Au sujet des Francs tireurs

Et tiens, en complément (de ce texte), toujours en rapport avec ma perplexité devant l’actualité politique québécoise de la dernière semaine — au sujet de l’invraisemblable entrevue que la ministre de l’Éducation a accordée à Patrick Lagacé dans le cadre des Francs tireurs.

Cela ne mérite pas un très long texte, ce serait faire trop d’honneur à cette déplorable démonstration d’ignorance. Néanmoins, en deux points:

1. Je n’aime pas le genre de journalisme adopté par Patrick Lagacé, mais je ne peux pas le lui reprocher; d’une part parce que c’est le format de l’émission (que connaissait la ministre en acceptant l’entrevue) et d’autre part parce que je pense qu’il avait délibérément choisi ce ton franchement ordurier précisément pour obtenir ce qu’il a obtenu.

2. Je suis sidéré qu’une ministre d’expérience comme Michèle Courchesne puisse tomber dans un panneau pareil — avec une candeur que je qualifierais volontier de masochiste. Comment est-il possible de ne pas avoir anticipé le désastre que ses propos allaient provoquer, réponses après réponses, dans les jours suivants? Sidéré, je pense que c’est le bon mot (j’en adopterais même volontier un plus fort encore… des suggestions?).

Mario nous dit que la ministre a consacré les derniers jours à faire du damage control. En ce qui me concerne, c’est trop peu trop tard.

Et pour ceux qui sont tentés de saluer le courage de cette ministre qui aurait osé « ne pas utiliser la langue de bois », je dirai que ce n’est pas parce qu’on « parle vrai » qu’on dit la vérité et qu’il est encore possible de dire à quelqu’un (et même à tout un ministère) ses quatre vérités sans tomber dans la démagogie et sans flirter avec le mépris. Cela exige toutefois beaucoup plus de rigueur que la ministre n’en a démontré cette semaine.

Rien d’autre à dire sur le sujet.

Les compétences en images

Mario nous annonçait plus tôt cette semaine la mise en ligne des blogues de PROTIC.

Au cours de mon exploration de cet extraordinaire univers pédagogique, je suis resté stupéfait devant les schémas développés par mon ami Michel Desbiens pour illustrer les compétences qu’il aide ses élèves à développer. Voyez par vous même, en n’oubliant pas de cliquer sur les images miniatures:

Schéma de la compétence 1 en mathématique

Schéma de la compétence 2 en mathématique

Compétence 3: communiquer à l’aide du langage approprié

Chapeau Michel pour ce remarquable travail! Il me semble que François et toi devriez regrouper vos schémas pour en faire un site de référence (et pourquoi pas un livre?!)

Widgets

J’essaie généralement d’éviter la confusion des genres en utilisant ce blogue pour des fins trop professionnelles (encore que certains souhaiteraient que je le fasse davantage!).

Cela étant dit, je ne résiste pas ce soir à solliciter ceux et celles qui passent par ici pour m’aider à faire quelques tests en rapport avec les widgets dont les équipes d’Editis ont récemment livré une première mouture (de nombreuses améliorations à suivre dans les prochaines semaines et si cela intéresse, je pourrai en faire la chronique ici au fur et à mesure) et que nous commençons à intégrer dans quelques sites, comme ici, ici et , notamment. Il en avait été brièvement été fait mention sur La feuille il y a quelques semaines.

Mieux: expérimentez celui-ci:

document.write(‘

‘);var monFlash = new FlashObject(‘http://www.nsxa-server.net/Dagobah.WebServices/book/editis.swf?ean13=9782258063310&bookshop=pressesdelacite&url=http://www.nsxa-server.net/Dagobah.WebServices/book&url_client=’+document.URL,’editis’,185,326,8,’FFFFFF’);monFlash.write(‘pressesdelacite_9782258063310_pf’);

– cliquez sur les flèches en bas à droite pour feuilleter en petit format;
– cliquez sur l’image de la couverture pour feuilleter en plus grand format;
– cliquez sur le logo éditeurs (à améliorer) pour visiter le site de l’éditeur.

Le test que j’aimerais que certains/plusieurs d’entre vous puissiez effectuer est assez simple. Il concerne la fonction de diffusion du widget qui, à la manière des vidéos de Youtube, permet d’insérer un extrait d’un livre dans un site Web afin de faciliter sa présentation. Dans un blogue, par exemple, au moment de faire un commentaire à la suite de la lecture d’un roman ou de la découverte d’un atlas.

Simple: cliquez sur le petit plus dans le coin inférieur gauche d’un des deux widgets présent dans ce texte et insérer le petit bout de code dans une entrée de votre blogue. Signalez-moi dans les commentaires où vous l’avez fait que nous puissions vérifier dans quel environnement cela fonctionne et où cela ne fonctionne pas (pour les amateurs de technique: nous savons que l’affichage par la commande script ne fonctionne pas partout et offrirons bientôt l’insertion par embed et par iframe, voire d’autres).

document.write(‘

‘);var monFlash = new FlashObject(‘http://www.nsxa-server.net/Dagobah.WebServices/book/editis.swf?ean13=9782735702879&bookshop=acropole&url=http://www.nsxa-server.net/Dagobah.WebServices/book&url_client=’+document.URL,’editis’,337,326,8,’FFFFFF’);monFlash.write(‘acropole_9782735702879_pf’);

Mieux encore, faites un petit commentaire sur l’un des livres (cet atlas, par exemple, qui est fantastique et qui gagne encore plus qu’un roman à être découvert sous cette forme) et avec un peu de chance je pourrai vous citer en exemple et montrer votre blogue dans chacune de mes présentations au cours des prochaines semaines. Et puis, tiens, mieux encore, il se pourrait bien que je fasse cadeau d’un exemplaire de chacun des livres à un ou deux blogueurs qui m’auront particulièrement aidé dans ce travail d’expérimentation! ;-)

Merci à l’avance! Et bienvenue à tous les commentaires et suggestions. Tout cela est un work in progress.

Note: Sur certains widgets (mais pas ceux-ci, il y a aussi un bouton pour acheter le livre directement auprès d’une sélection de librairies en ligne).

L’art de la guerre

Gros match ce soir. Demi-finale de Coupe du monde de rugby. La France rencontre l’Angleterre.

Il y a quelques minutes… échange d’avant match entre amis… égrenage de statistiques: futilités.

La seule défaite de l’équipe de France face aux Anglais qui importe, c’est celle des Plaines d’Abraham. Voilà le seul véritable enjeu ce soir: venger la défaite de 1759. J’espère que les Ibañez, Dusautoir, Pelous, Chabal et Dominici l’auront bien à l’esprit au moment où sera donné le botté d’envoi. Tout ce qui s’est passé entre nous au cours de 250 dernières années pourra être oublié si le XV de France l’emporte ce soir.

C’est beau le rugby.