Fête nationale

Au paradis, paraît-il, mes amis
C'est pas la place pour les souliers vernis
Dépêchez-vous de salir vos souliers
Si vous voulez être pardonnés...

— Félix Leclerc, Moi mes souliers

Matin de Fête nationale — petite pause dans le rythme effréné des dernières semaines. Temps d’arrêt pour m’interroger: qu’est-ce qu’on a à célèbrer aujourd’hui?

En buvant mon café, j’ai lu des témoignages dans La Presse. J’ai aussi lu la réflexion de Jean-François Lisée dans Le Devoir. J’ai trouvé ça inspirant: mais moi, personnellement, qu’est-ce que j’ai envie de célèbrer aujourd’hui?

Cette année, nos trois enfants sont devenus autonomes. Au sortir de la pandémie, ils ont déployés leurs ailes. Grâce aux choix et au travail des générations précédentes, ils ont la chance d’entreprendre leur vie d’adultes dans une société vigoureuse et bienveillante. J’en suis fier et reconnaissant — c’est le fruit de l’engagement de plusieurs générations de québécoises et de québécois.

Au cours des derniers mois, j’ai eu la chance de voir de très près le fonctionnement de la démocratie québécoise — particulièrement au niveau municipal. C’est une chose extraordinaire, qu’on ne devrait jamais tenir pour acquise. On ne devrait jamais perdre de vue que la démocratie est un système politique qui repose sur un travail colossal de collaboration entre des élus, leurs équipes, des fonctionnaires, des médias, des organisations de toutes sortes… et des citoyens engagés. Ce n’est pas parfait, ça ne le sera jamais, mais quand ça marche, c’est infiniment précieux. Je vois le niveau d’engagement que ça exige des élus (et plus encore des élues!) et je suis fier, ému même, de constater qu’on a une société où ça peut fonctionner. C’est une très grande force collective.

Je constate aussi que la société québécoise est de plus en plus consciente du besoin de s’ouvrir à de nouvelles idées, de nouvelles valeurs, d’être encore plus accueillante. Autrement dit, de la nécessité de sortir de sa zone de confort pour faire face aux défis qu’on a devant nous. Ça donne lieu à des tiraillages, à des débats, à des couacs… mais on a une société qui accepte de se transformer, qui ne se réfugie pas dans son passé. Nous avons, au contraire, plus que jamais l’envie de s’en faire une force, un tremplin. Je pense que nous avons a un rapport plus sain, plus courageux, avec notre passé — et avec notre avenir — que quand j’avais l’âge que nos enfants ont aujourd’hui. Je crois que, globalement, la société québécoise évolue positivement. Ça aussi, ça me rend fier.

Bien sûr, j’aimerais mieux que ceci se passe comme cela. Évidemment que je trouve qu’on devait aller plus vite dans tel domaine. Oui, il y a bien des choses déplorables. Évidemment que tout n’est pas parfait — loin de là! Mais c’est ça une société en mouvement: ça brasse, ça se coltaille, ça erre, ça s’ajuste. C’est même de ça que naît sa force!

Aujourd’hui, j’ai la profonde conviction que la nation québécoise a la capacité de faire face à l’avenir. Et ça, je pense que ça mérite d’être célébré — au moins une fois par année!

Bonne Fête nationale tout le monde!

3 réflexions sur “Fête nationale

  1. Cher Clément,
    Toi qui est un des rouages bien huilés de la démocratie, je te célèbre 💕
    Une belle journée avec ta famille et tes amis.
    Louis

  2. Bonne fête nationale, Clément Bravo pour ta vigueur à faire fructifier la démocratie.

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