Je reprends ici un commentaires rédigé à la suite de ce texte de Serge Pouts-Lajus sur les conférence de Gee et Papert aux RIMA puisqu’il ne semble pas pouvoir s’ajouter au bas de la page du Wiki…
—/ début /—
Autant je pense que tu touches certains points importants, Serge, autant je pense que tu exagères un peu sous certains aspects. Je souhaite avoir le temps de revenir articuler ma pensée un peu plus, mais pour le moment j’ai le goût de noter ici deux « nuances mais nuances importantes », pour reprendre tes mots.
Dans le cas de Gee: je ne pense pas qu’il plaide pour qu’on développe des « jeux éducatifs beaux comme des jeux vidéos »… mais qu’il nous invite plutôt à concevoir dans nos écoles des contextes d’apprentissages qui, activant certains mécanismes semblables à ceux sur lesquels reposent les jeux vidéos, pourront stimuler davantage les jeunes. Je pense qu’ils nous invite davantage, comme pédagogues, à explorer les concepts de scaffolding et d’affordance qu’à nous transformer en ingénieurs ludiciens. Voir à ce sujet les pistes ouvertes par Stéphane Allaire au cours des derniers jours: http://carnets.ixmedia.com/stephane/archives/004590.html
Dans le cas de Papert, je crois que c’est une erreur de retenir qu’il *souhaite* la mort de l’école. J’en retiens plutôt qu’il la croit inévitable et qu’il nous invite à agir en conséquence. En d’autres termes, il nous dit: « ma lecture est que l’école telle que nous la connaissons est appelée à disparaître, ce serait une erreur de s’acharner à la maintenir, vaut mieux développer une vision de ce qui pourra la remplacer et agir de manière à ce que la transition se fasse pour le mieux, dans l’intérêt des enfants ». Cela dit, on partage son hypothèse de départ ou pas. Mais ce n’est certainement pas un exercice vain de se questionner sur « ce qu’il conviendrait de faire »… si jamais il avait vu juste!
Ce serait trop facile de simplement balayer du revers de la main sous prétexte que la pensée exprimée a un caractère trop subversif.
Dis-moi plutôt en quoi leurs propos ont pu t’interpeller? Je ne peux tout simplement pas croire qu’il n’aient suscité que du rejet.
—/ fin /—