Un clavier qui aide à rédiger

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J’ai fait référence il y a quelques mois à un mini logiciel de traitement de texte qui limite le vocabulaire de ses utilisateurs aux 1000 mots les plus fréquents de la langue anglaise — prétenduement pour favoriser la lisibilité des textes produits.

1000 mots | 8 avril 2016

Morten Just, concepteur du logiciel, avait même prévu un Trump Mode qui poussait la contrainte encore plus loin en limitant le vocabulaire à 300 mots. C’était avant la montée en force du candidat républicain — quand on ne prenait pas encore très au sérieux l’énergumène.

Je découvre ce matin que Morten Just a poursuivi sa démarche — et qu’elle prend aujourd’hui une forme beaucoup plus aboutie.

L’outil qu’il nous propose prend maintenant la forme d’un clavier pour iOS. Ce qui le rend encore plus générique puisqu’il est ainsi possible de l’utiliser dans n’importe quelle application sur un iPhone ou un iPad.

Plus intéressant encore, plutôt que de se limiter à restreindre le vocabulaire de l’utilisateur, le clavier indique continuellement le niveau de difficulté du texte qui est en cours d’écriture. Ça vaut vraiment la peine de prendre le temps de regarder les exemples:

Trump’s iPhone Keyboard | Morten Just | 7 août 2016 

Je trouve qu’il s’agit d’une innovation très intéressante, qui devrait inspirer bien au-delà du contexte polémique dans lequel l’inscrivent toutes les références que le concepteur a choisi de faire à Donald Trump.

Un clavier qui accompagne la rédaction en soulignant au fur et à mesure les difficultés que comporte le texte et qui suggère, au besoin, un vocabulaire alternatif ou complémentaire. Ça me semble très inspirant, notamment dans une perspective pédagogique (et pourquoi pas politique!).

Je serais très curieux de savoir ce que pense Jean-Yves Fréchette de cette idée.. qui me semble avoir quelques points communs avec la démarche qu’il proposait il y a vingt ans avec la Console d’écriture.

 

 

Place Saint-Germain des Prés

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Je me dirigeais d’un bon pas vers la petite Place du Québec quand mon regard a été attiré par cette vitrine. Je n’avais jamais remarqué qu’il y avait une boutique Vuitton à cet endroit, sur la droite, juste avant les Deux Magots.

Des piles de papier, des plumes et quelques dactylos, dans une mise en scène chic et de bon goût. Du grand Vuitton. Je me suis approché.

Le texte inscrit sur la première feuille qui a attiré mon attention commençait par:

Il vous est peut-être déjà arrivé de manquer un train…

J’ai repris ma route en imaginant la suite.

Par ici les photos…

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Rallye Instagram été 2011. Le premier. Mon dernier. Pourtant, j’avais eu  beaucoup de plaisir à le faire. Manque de temps.

Il y avait plusieurs thèmes. Résultat: quelques bonnes photos — pour l’esthétisme, parfois; pour les clins d’oeil, le plus souvent.

Un défi créatif, surtout — pour susciter l’attention, faire de la lumière un matériau. Un puissant moyen de rester à l’affût.

Comme il est de plus en plus clair que c’est dans mon blogue que je souhaite conserver les traces de mes créations — plutôt que sur Instagram, dans Facebook, Twitter ou ailleurs — je (re)publierai ici dans les prochaines semaines certaines des photos que j’ai pu prendre avec Instagram au fil du temps. En me donnant la peine d’y ajouter quelques mots, une autre dimension.

Et, de la même façon, j’essaierai de publier dorénavant ici certaines des photos prises avec mon iPhone — que j’aurais autrement déposé uniquement dans Instagram ou ailleurs. Le plus librement possible.

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P.S. texte à lire, mettre en parallèle, avec cet autre texte, écrit il y a quelques semaines… contradictoire? Je ne pense pas. Cela témoigne plutôt d’une réflexion toujours en cours… Instagram, oui, mais pas qu’Instagram.