La cité éducative dans la plateforme régionale du Parti québécois

« En matière d’éducation, le Parti Québécois fera de la lutte au décrochage une priorité. Nous ferons de Québec une cité éducative et créatrice, en mettant en commun les ressources des universités, des cégeps et des écoles pour combattre le décrochage scolaire et l’analphabétisme. »

J’ai publié ce court texte sur Facebook, la semaine dernière, afin d’attirer l’attention sur un communiqué annonçant la plateforme électorale du Parti québécois pour la région de la Capitale-nationale.

Des amis m’ont demandé s’il existait un document plus complet décrivant cette plateforme. Je l’ai demandé, j’en ai obtenu une copie: le voici en format pdf.

Il y a beaucoup de choses dans ce document: plusieurs engagements audacieux et quelques rappels importants sur l’origine de plusieurs des projets qui font aujourd’hui la fierté des gens de Québec (qui ont été initiés par un gouvernement du Parti québécois). Il n’y a toutefois que peu de précisions sur chacun des projets — ce qui me semble normal dans un document de cette nature.

* * *

Je prends par ailleurs le temps de souligner le plaisir que j’ai eu en constatant que l’idée de faire de Québec une cité éducative avait continué à faire son chemin, lentement mais sûrement, dans les réflexions, les discours et les programmes politiques — parce que ça fait longtemps que j’y crois.

À ma connaissance, le concept de cité éducative provient du Rapport Faure, publié par l’UNESCO en 1972 (pdf, 12 Mo). Il a été maintes fois repris depuis — dans toutes sortes de circonstances. Il est notamment devenu le nom de la revue de l’Association générale des étudiants et étudiantes de la Factulté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal.

Mais je crois que je suis le premier à l’avoir utilisé dans le contexte d’une orientation de développement global pour la ville de Québec — à avoir formulé l’idée de faire de Québec une cité éducative.

C’était il y a dix ans. C’est long… et court à la fois. Parce que pour les idées fassent leur chemin elles doivent d’abord s’affranchir de leurs premiers promoteurs: voler de leurs propres ailes. C’est ce qui est arrivé ici — et je trouve cela merveilleux.

Je pense que c’est une des plus grandes joies du militantisme: se battre pour des idées nouvelles; accepter, parfois, la lenteur de la société pour en reconnaître l’intérêt; et finalement les revoir resurgir là où on ne les attendait pas forcément.

C’est ainsi que du 6 octobre 2002 à aujourd’hui, en passant par le 22 mars 2003, le 26 février 2004, et le 25 août 2008 (pour ne nommer que ces dates, et les quelques textes qui y sont associés) l’idée a manifestement continué à prendre forme dans l’esprit d’un nombre croissant de personnes.

Je souhaite vivement que le prochain gouvernement du Québec soit composé de suffisamment de députés du Parti québécois de la région de la Capitale-nationale pour que l’idée de faire de Québec une cité éducative devienne le plus rapidement possible une réalité.

Cette perspective donne d’ailleurs beaucoup de sens à mes actuels engagements partisans.

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