Ça a assez duré!

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J’ai lu les journaux ce matin. J’ai fait le tour des réseaux sociaux. J’ai échangé quelques courriels avec des amis proches.

J’ai pris une grande respiration.

J’ai pris une deuxième grande respiration.

Et j’ai décidé de ne pas me retenir d’écrire ceci:

Si la course à la chefferie au Parti Québécois ne reprend pas très rapidement un peu de hauteur;

Si aucun de ses principaux protagonistes n’arrive à faire preuve de la stature que j’attends d’un-e leader politique;

Si on continue d’occulter les enjeux déterminants auxquels le Québec est confronté pour parler de religion et de vêtements;

Moi je débarque.

Je ne voterai tout simplement pas.

Je ne serai pas complice de ce cirque.

À bon entendeur, salut!

6 commentaires

  1. Clément, tu ne trouves pas Martine Ouellet a su garder le débat la hauteur. Elle a publié un Plan de développement économique intelligent» de 30 pages avec chiffres à l’appui. Elle a publié ce qui serait La Constitution initiale de la République du Québec. C’est la seule qui s’est prononcée contre les mégatraités de libre-échange: Le Transpacifique et l’Accord Canada-Europe.
    Sa proposition de faire porter la prochaine campagne électorale sur un projet clair d’indépendance du Québec ferait évoluer l’opinion publique sur la question. Couillard devrait répondre à la vraie question et non pas agiter l’épouvantail d’un possible, probable, improbable référendum à une date improbable. Avec Cloutier et Lisée, c’est ce qui va arriver. Si le PQ de Martine est élu, la suite des choses est Claire.
    Manque de hauteur? Martine s’en plaint également. Les deux coq monopolisent le débat vers le bas. Et elle ne peut mettre de l’avant les vrais enjeux.

  2. Clément, Je suis tout à fait en accord avec tes propos. Je m’attendais à tellement plus et mieux de Jean-François Lisée…Un « Heille » ça peut passer mais là c’est trop. Pourquoi jouer encore dans la petite politique en voulant aller chercher des votes à la CAQ tout en essayant de nous manipuler sur les valeurs identitaires. Si M. Lisée veut des échanges à ce sujet, il le fera lorsqu’il sera au pouvoir. En attendant qu’il se taise sur ce sujet, il nuit à la cause du parti québécois, il ne fait qu’inciter à la violence.

    Tellement déçue, j’ai travaillé depuis le début de la campagne pour M. Lisée, j’ai convaincu des membres à voter pour lui, maintenant j’en suis à songer à quitter le parti. Encore une fois, trop de chicanes vaines alors que le Québec a besoin de leaders forts, vissionaires, capables de contrôle.

    Les libéraux sont actuellement en pré-campagne. M. Barrette nous montre de lui, depuis quelque temps, une image plus conciliante et semble vouloir prendre en compte les besoins des citoyens – annulation des frais accessoires. Le ministre de l’éducation qui nous propose une vaste consultation sur la réussite éducative.

    Alors que nous en sommes encore à se chicaner entre nous.

    La bande dessinée manque de créativité.

    Déçue, déçue, déçue.

    Madeleine Blais, orpheline

  3. En gros, vous ne souhaitez pas qu’on parle de laïcité et de vivre ensemble dans la course?

  4. L’objectif, la vocation du Parti Québécois est de réaliser l’indépendance du Québec de façon démocratique par élection majoritaire (50% + 1) et loi subséquente adoptée de façon majoritaire (50% + 1) par les députés.
    Selon les principes dé la démocratie, les citoyennes et citoyens, les députés et le gouvernement du Québec indépendant adopterons démocrstiquement la constitution, les lois et décrets qu’ils jujeront appropriés.
    Le Parti Québécois et les candidats à la chefferie nous parlent actuellement d’un gouvernement provincial et de mesures qui devraient être éventuellement adoptées par un Quebec indépendant, alors que la province de Quebec n’a aucune compétence pour ce faire (c’est de l’utopie).

  5. Personnellement, j’ai le goût de laisser la chance aux coureurs. En dépit de ce que nous entendons depuis les derniers jours. Dans toute course à la direction d’un parti politique, il y a des embuches. D’autant plus que c’est, dans celle qui nous préoccupe, une course de fond. Celles et ceux qui font les nouvelles, peu importe le médium, n’attendent que ce qui pourrait déstabiliser les protagonistes. Et on le fait avec d’autant plus de satisfaction que le Parti Québécois a toujours eu de la facilité à débattre pour le plaisir de la joute elle-même.
    Et, comme dans toute joute sportive, ça prend un moment avant d’élever le jeu d’un cran, pour reprendre une expression à la mode dans le merveilleux monde du sport. C’est souvent lors des éliminatoires, que l’on fait la distinction entre les amateurs et les vrais. J’ose espérer que nous y arriverons bientôt. Je ne suis pas encore à jeter la serviette, car je me méfie des messages tronqués que nous livrent les faiseurs de nouvelles. Nous sommes au dernier tournant. J’espère aller à la soirée du 3 octobre organisée par le Devoir pour prendre ma décision sur la personne la plus digne et la plus qualifiée à gouverner le Québec … avec des collaboratrices et collaborateurs dédiés et compétents qui feront équipe.

    Clément, je suis d’accord avec ton analyse … et le conditionnel de la conclusion. Et c’est tant mieux que ce soit demeuré ainsi car la Parti Québécois aura toujours besoin de personnes de réflexion pour faire avancer le débat, peu importe la place qu’ils occupent dans le parti, et non pas de belles mères.

  6. Merci pour vos commentaires — auxquels je suis désolé de ne répondre qu’une semaine plus tard (et quelle semaine, pas beaucoup plus réjouissante en terme de teneur des débats!).

    De façon plus particulière:

    @Jacques: Martine a très certainement eu une contribution importante en terme de contenus. Je ne nie pas cela. Elle a toutefois aussi contribué à la dégradation des débats dans les dernières semaines (en qualifiant ceux et celles qui ne l’appuyaient pas de provincialistes, en confrontant aussi directement la direction du parti, etc.). Tout cela mine la capacité de collaboration à l’intérieur même du parti. Comment sera-t-il possible, dans de telles circonstances rallier les forces pour franchir tous les obstacles qui se dressent encore devant nous? J’ai trop de doutes. Par ailleurs, je suis curieux, que penses-tu de cette affirmation de Paul Saint-Pierre-Plamondon: «Je vois mal comment, dans un contexte de corruption, de démolition de notre confiance en nous-mêmes de toutes sortes de manières, de démolition aussi de certaines institutions démocratiques, le collectif, le goût de l’avenir peuvent émerger»?

    @Madeleine: J’ose croire (encore une fois) que Jean-François a compris dans les derniers jours que la majorité des gens qui l’appuient ne sont pas d’accord avec ce type de stratégie inutilement clivante. Accordons-nous les deux dernières semaines de la campagne pour observer — et décider au terme des derniers échanges / débats.

    @Sébastien Bouchard: aie-je dit quelque chose qui pourrait vous faire croire cela? Je souhaite absolument qu’on en parle avec franchise, courage et détermination — mais en privilégiant le bon sens, en gardant toujours notre sang froid, et en s’accordant le temps de bien faire les choses plutôt que de céder aux coups d’éclats, qui nous font plus souvent reculer qu’avancer.

    @Jean-Pierre: je suis d’accord qu’il faut impérativement sortir de cette focalisation obsessive sur le référendum.

    @Vincent: ton intervention est très sage et m’a aidé à passer la semaine un peu plus sereinement. On en reparlera donc au lendemain du dernier débat, organisé par Le Devoir, le 3 octobre. Merci.

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