Dylan, Hamelin, Couillard et Sévigny

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La remise du Nobel de littérature à Bob Dylan a beaucoup fait jaser cette semaine. La caisse de résonance médiatique est plus efficace que jamais.

Je n’ai pas d’opinion sur la décision de l’Académie Nobel — et je confesse un intérêt très limité pour ce débat — mais je me réjouis qu’elle contribue à (re)mettre à sous les projecteurs la question de la place de la littérature — sous toutes ses formes — dans l’espace public.

C’est d’ailleurs avec ça en tête que j’ai lu la courte entrevue de Louis Hamelin dans le Boréal Express reçu avec Le Devoir, au sujet de son plus récent livre Autour d’Éva:

«Le roman pourrait apporter quelque chose à la politique si les politiciens lisaient des romans. Dans un monde idéal, le roman pourrait même contribuer à former de meilleurs électeurs, en ouvrant l’imagination, en élargissant le spectre des possibles.»

«Le Québec n’est pas sage, il est satisfait. C’est bien pire. Pour ce qui est de la frilosité à la critique,on devrait se chicaner un peu plus souvent, ça nous ferait du bien.»

J’avais justement abordé la question du rapport que les politiciens entretiennent avec le roman, il y a une quinzaine de jours, notamment pour suggérer la création d’un club de lecture à l’intention des députés. En rappel:

L’automne, la lecture et la politique

Et comment, dans ce contexte, ne pas faire également référence à la délicieuse réponse de François Parenteau à la poésie-parce-que-ça-rime de Philippe Couillard?

Un billet de circonstance (audio)

Je retiens aussi de mes lectures matinales le projet de la Grande bibliothèque souterraine de Montréal, que m’a fait découvrir Fabien Deglise:

Une communauté souterraine de lecteurs

Un projet m’a rappelé la photo que j’avais publiée ici l’an dernier — et que j’aime particulièrement. En rappel, c’est l’en-tête de ce texte:

Lire vous transporte

***

Et question de plonger encore plus dans la rencontre du roman et de la politique, j’ai prévu entreprendre dans les prochaines heures la lecture de Sans terre, de Marie-Ève Sévigny, que j’ai acheté dès sa sortie… et dont je n’ai entendu que du bien depuis ce jour (sauf qu’il me restait des lectures à terminer avant de m’y lancer à mon tour!).

Sans terre | Marie-Ève Sévigny | Héliotrope Noir

À suivre, donc.

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