La loi 101 au cégep?

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Je me réjouis que les congrès régionaux du Parti Québécois s’amorcent et que le débat s’anime enfin — même si j’aimerais mieux qu’il commence sur d’autres bases que ce que nous rapporte le Journal de Montréal ce matin:

Plaidoyer pour la loi 101 au cégep

Je m’oppose personnellement à cette proposition. Et ce n’est pas parce qu’elle serait trop controversée, comme le suggère l’article. C’est parce qu’elle incarne deux choses que je souhaite depuis longtemps voir disparaître des réflexes du Parti Québécois:

  • La tentation des solutions mur à mur;
  • Offrir l’apparence d’une revanche sur le passé.

Est-ce qu’on peut reconnaître une fois pour toutes que la situation linguistique est radicalement différente à Montréal qu’ailleurs au Québec? Et imaginer, en conséquence, des réponses adaptées à la réalité de chaque région? Je pense que notre action serait beaucoup plus efficace.

Je suis en faveur d’une distribution accrue des pouvoirs vers les régions. Et quand ce n’est pas possible, je pense que le gouvernement du Québec doit privilégier des solutions asymétriques, qui tiennent compte des spécificités de chaque région. Le dossier linguistique n’en est qu’un exemple.

Je plaide pour que le Parti Québécois ait le programme le plus décentralisateur de tous ceux qui seront offerts aux Québécois lors de la prochaine élection.

Telle que présentée, la proposition d’appliquer de la loi 101 au cégep ne va pas dans cette direction.

Je pense qu’il faut aussi éviter de définir notre projet politique dans des termes qui donnent l’impression que nous souhaitons prendre une revanche sur le passé.

Évidemment pas parce qu’il faut renoncer aux batailles entreprises dans le passé, mais bien parce qu’il est indispensable de faire la démonstration que nous sommes capables d’actualiser notre lecture des défis auxquels la société québécoise est confrontée et de proposer des façons innovatrices pour y répondre.

Si on se présente à l’élection en s’exposant à la perception que nous sommes un parti qui puise dans les solutions du passé pour aborder les défis du Québec d’aujourd’hui et de demain, nous n’aurons pas les résultats espérés. Il faut sortir des sentiers battus.

Telle que présentée, la proposition d’appliquer de la loi 101 au cégep ne va pas dans cette direction.

 

 

Un commentaire

  1. Je crois que la langue française, on devrait la maîtriser dès la fin du primaire.

    Le secondaire devrait permettre de toucher au théâtre, à la poésie et aux essais.

    Le cegep devrait valider cette connaissance mais ne devrait pas obliger au français à tout prix.

    Par contre l’enseignement unilingue tout un ou tout l’autre au Québec, c’est étrange.

    Tout dépend à quel avenir nous nous destinons… Tournés vers le monde ou centrés sur nous-mêmes?

    Beaucoup de problèmes nous attendent si nous nous ouvrons délibérément et ce, sans réflexion sur le monde. Centrés avec comme arrière pensée que nous devons faire bénéficier à nos citoyens ou si on fait profiter de nous… Toujours pour un profit plus grand des entreprises mondiales…

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