Quand Kim Dotcom joue au Père-Noël

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24 décembre, tard dans la soirée, le fils reçoit une PlayStation4. Un des jeux inclus dans boîte doit être téléchargé sur le PNS Network.

Multiples tentatives: ça ne fonctionne pas. Conclusion dépitée: on réessaiera demain.

25 décembre: ça ne fonctionne toujours pas.

Une recherche sur Internet permet de confirmer que le réseau de Sony est hors service. Vagues rumeurs d’attaques de pirates informatiques (forcément puisque c’est Sony: « des Nord-Coréens, peut-être » — fous rires). Le XBox Network aussi est hors service.

Toute la journée: PNS Network Status: Offline.

26 décembre: toujours Offline. Nouvelles recherches sur le Web.

Traboulidon! Ce que je découvre est invraisemblable…

Les réseaux reviennent progressivement à la normale. Kim Dotcom a offert 3000 comptes premium de son nouveau service d’hébergement aux pirates pour qu’ils cessent leurs attaques et qu’il puisse jouer à Destiny.

L’échange entre le polémiste entrepreneur du Web est surréaliste. Extraits:

Hi @LizardMafia, I want to play #Destiny on XBOX Live. I’ll give your entire crew Mega lifetime premium vouchers if you let us play. Cool? [source]

Thanks @KimDotcom for the vouchers–you’re the reason we stopped the attacks. @MegaPrivacy is an awesome service. [source]

Remember… Lizard Squad only gets the benefit of free Mega premium accounts if they don’t attack Xbox Live & PSN again. #ThatsTheDeal [source]

Et le résumé de l’histoire… par son principal protagoniste:

A Christmas Miracle. How @MegaPrivacy saved @Xbox & @PlayStation from the @LizardMafia attack. Enjoy your games! :-)  [source]

Kim Dotcom, ne peut même pas s’empêcher de faire la morale au gouvernement des États-Unis, rien de moins:

Obviously, diplomacy works. I recommend that the U.S. Government gives it a try. #MakeLoveNotWar #UseMegaVouchers  [source]

Un remarquable coup de pub.

Et, clairement, ce conte de Noël, lui, n’est pas sans prétention.

Conte de Noël sans prétention

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Soleil levant. C’est la sonnerie qui le sortait du sommeil depuis longtemps, cinq jours par semaine. Étirer le bras. Glisser le doigt sur l’écran. Débrancher le fil. Ouvrir les yeux. Souffrir la luminosité, d’un oeil, puis de l’autre. Facebook. Like. Like. Twitter. Gmail. La routine matinale. Position horizontale.

Tous les matins: un bagel avec du fromage à la crème, une demi-banane et un verre de jus de pamplemousse. Aujourd’hui, par exception, Joe s’est servi dans une belle coupe de verre taillé. Il avait l’esprit à la fête.

Son repas négligemment déposé sur la table, il étire le bras pour saisir le iPad. Un rayon de soleil traverse la coupe et fait apparaître un petit arc-en-ciel sur le bagel.

Joe relève la tête, se lève, va chercher dans l’armoire du salon un napperon tissé par sa grand-mère, redispose son repas, balaie du revers de la main quelques graines de sésame, ouvre Instagram, choisit le filtre Mayfair: «Bon appétit tout le monde! #arcenciel #dernierejourneeavantlesvacances».

Les like et les commentaires des uns et des autres jouent le rôle de la ponctuation dans les journées de Joe. Ils lient les événements, créent le rythme, donnent un sens. Et quand ça s’essouffle, c’est qu’il faut mettre une bûche dans le poêle, publier, alimenter le réseau, susciter l’écho.

Depuis quelques jours les chats portant des bonnets de Père-Noël côtoyaient les suggestions de vins pas trop chers et les vidéos qui révèlent quelque chose de tellement incroyable qu’elles peuvent vous tordre le coeur. L’ambiance de Noël 2014. Avec Rdio en background — Joe FM Special XMas.

Une rumeur à travers ça: des hackers nord-coréens auraient piratés les serveurs de Sony et formulé des menaces suffisamment sérieuses pour que la multinationale annule la sortie de la comédie qui devait être le blockbuster des Fêtes. Le Président Obama s’en était mêlé — mais tout le monde s’en foutait pas mal. Les images truquées des collines de Los Angeles où le Hollywood était remplacé par North Korea et le selfie de Ellen DeGeneres aux Oscars avec Kim Jung Un au premier plan, étaient bien plus intéressants. Share. Like.

Heureusement, la vie suivait son cours. Le Sapin avait des boules. Les hackers nord-coréens n’avaient pas réussi à affecter notre style de vie. Grâce à Mike Zuckerberg, Noël était véritablement devenue la fête du partage.

Mais c’était sans compter sur trois hackers québécois, bien déterminés à réussir là où les troupes de Kim Jung Un avaient échoué. Convaincus que les médias pouvaient récupérer à leur avantage tous les gestes spectaculaires et que la culture occidentale se nourrissait de ces coups d’éclat, ils savaient qu’ils devaient être ingénieux et s’armer de subtilité.

C’est dans un sous-sol de Trois-Rivières qu’ils travaillaient sur leur coup depuis des mois. Ensemble, coupé des réseaux sociaux, parce que le silence est d’or. Ils mirent leur plan à exécution au moment prévu. Précisément 2014 minutes avant Noël.

Personne ne se rendit compte de rien. Jusqu’au lendemain, veille de Noël.

En ouvrant Facebook ce matin-là, Joe constata que la phrase «À quoi pensez-vous?» avait été remplacée par une autre phrase:

«Comment ferez-vous sourire quelqu’un aujourd’hui?»

Le monde avait changé.

365 nuits

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Depuis le 21 décembre 2013, j’ai noté tous les matins mon nombre d’heures de sommeil dans Daily Tracker (j’en avais parlé le 20 août).

Cela fait un an aujourd’hui. 365 jours.

Bilan:

Une moyenne de tout près de 7h de sommeil par nuit (c’était mon objectif)

La nuit la plus courte: 3h (le 9 octobre)

La nuit la plus longue: 16h (le 2 novembre)

Je dors presque 8h par nuit en moyenne la fin de semaine.

Et un peu moins de 7h par nuit en moyenne la semaine.

Le mardi étant généralement ma nuit la plus courte et le dimanche ma plus longue.

En juillet, j’ai dormi presque 8h toutes les nuits. À peine plus de 6h par nuit en février.

* * *

Est-ce que j’ai apprécié faire cet exercice? Oui. Est-ce utile? Je ne sais pas.

Je pense que c’est bien de garder une conscience de nos habitudes de vie. Et que noter ces mesures peut y contribuer.

Est-ce que je continuerai l’année prochaine? Je ne sais pas. Est-ce que je serai plus attentif à autre chose? C’est possible.

Est-ce que je suis fier de l’avoir fait? Oui — pour la discipline que j’ai maintenue. Et parce que je m’étais donné le défi de le faire.

Pourquoi je partage cela? Je ne sais pas.

Mais pourquoi pas?

Dernier droit

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La fatigue s’installe. Les moments magiques se faufilent heureusement dans l’agenda.

Endormi dans un hall d’entrée avant un rendez-vous à Montréal. Se faire réveiller par la grosse voix d’un ami pas vu depuis des années. Magie.

Une fin de journée au Marché du Vieux-Port, entouré de délices colorés, suivi d’une marche sous les gros flocons de neige. Magie.

Un souper improvisé avec une amie qui me souligne l’évolution de mon discours politique — « plus affirmé, plus confiant, plus clair » — depuis un an. Ça n’a pas été sans effort. Ouf! Le plaisir n’en est que plus grand.

J’apprivoise chaque jour mon nouveau rôle de directeur général. Bonne pression, beaux (et nombreux) défis.

Le plateau de charcuterie du vendredi soir est particulièrement savoureux.

La première semaine de décembre se termine en installant l’arbre de l’Noël… avant de m’endormir devant la télévision, un petit verre de scotch à la main.

Je ne peux pas dire que ça n’a pas été une belle semaine.

Exigeante, mais belle.

2014. Ô, 2014.

Ouf.

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« Il y a des semaines comme ça…», c’est ce qu’on dit.

C’est une expression, bien sûr: une boutade. Sauf que dans la réalité des semaines comme celle-là il n’y en a vraiment pas beaucoup.

Au coeur de la semaine, il y avait un conseil d’administration de De Marque particulièrement important dont la préparation et les suites immédiates ont été spécialement mouvementées. Une réunion au terme de laquelle nous pourrons enfin accélérer la démarche de mise à jour de la vision stratégique de l’entreprise. Une réunion dont je ressorts également avec des responsabilités élargies.

Seule courte pause dans ce maelström professionnel, une soirée avec un ami… qui en a profité pour me rappeler à quel point le temps file… On devait se voir tous les mois cette année, mais ça n’a pas été possible. La dernière fois c’était fin février: « tu te préparais à être candidat, le Parti Québécois allait former un gouvernement majoritaire… et Pierre-Karl Péladeau était un homme d’affaire. »

C’est ça qui est ça. Le temps passe. Et pas toujours de la façon la plus prévisible.

Le clin d’oeil était d’autant plus amusant que j’étais plongé quelques jours plus tard dans l’opération de signature du bulletin de mise en candidature de PKP à la chefferie du Parti Québécois. Blitz d’une fin de semaine… Presque vingt heures d’engagement, avec un petit groupe de militants hyperefficaces. Ouf! Et dire que certains pensent que la politique c’est essentiellement une affaire d’idées… y’a de ça, évidemment (et heureusement!), mais il y a tellement de travail de terrain aussi.

Souper en famille dimanche soir, vers 20h, pour souligner la conclusion d’une fin de semaine qui n’aura finalement jamais existée…

Une chance que les vacances de Noël approchent à grands pas.

Parce que c’était ça ma dernière semaine de novembre.

Fatigue, écoute et prises de parole

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Troisième semaine de novembre. Une autre semaine surchargée. Au point où je me suis même offert le luxe de m’endormir devant mon ordi, vers la fin de la semaine, assis dans le divan, en écoutant Josée présenter Hikikomori à la radio. J’étais tout simplement trop crevé… pourtant, c’était passionnant, et ce sera une indispensable lecture pour le temps des Fêtes.

S’endormir écoutant la radio: une invitation à l’humilité, sans doute, alors que je faisais à mon tour de la radio dans les jours suivants. C’était à La Sphère — pour parler du livre numérique et du besoin d’arrêter les débats manichéens qui l’opposent au livre imprimé, sous la forme d’une bataille entre le bien et le mal… parce qu’il y en avait encore au Salon du livre de Montréal cette année: soupirs! J’ai beaucoup aimé l’expérience, ça faisait trop longtemps!

J’ai aussi prononcé mercredi la conférence d’ouverture du colloque des 25 ans du RISQ — j’ai d’ailleurs promis d’en publier ici un résumé… dès que possible. Une présentation que j’ai eu beaucoup de plaisir à préparer et qui a été une belle occasion de revisiter mon propre parcours depuis la fin de mes études secondaires, il y a déjà… 25 ans.

C’est aussi la semaine où a eu lieu l’Assemblée générale du Parti Québécois de Jean-Talon — où j’ai été réélu président pour un deuxième mandat. Sylvain Gaudreault y a fait une présentation la souveraineté environnementale qui a été très appréciée par les militants. Nous avons aussi fait un exercice de réflexion collective des plus intéressants.

En complément à tout ça: un premier souper relaxe en famille depuis plusieurs semaines, un souper avec mes parents, un autre avec de la famille élargie pour un anniversaire, et un dernier chez un couple d’amis (un dimanche soir!) juste pour le simple plaisir de jaser.  Toutes des rencontres qui m’ont fait le plus grand bien et qui ont renouvelé mon énergie.

Impossible de ne pas mentionner en terminant qu’Ana et moi avons enfin commencé de la deuxième saison de House of Cards, collés collés dans le divan, avec un verre de vin. Mieux vaut tard que jamais — non?

* * *

Le récit est un peu factuel cette semaine — peu éditorialisé. Je pense que c’est parce que je manque un peu de recul. Je suis trop absorbé par le réel. Je vais avoir besoin d’un peu vacance pour relier tout ça avec le reste, y intégrer un soupçon de fiction — faire de ces quelques événements une étape dans une plus vaste aventure.

Monument invisible

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Avenue Mont-Royal. Station-service abandonnée. Premier jour de décembre.

Tout le monde passe devant la surface asphaltée sans tourner le regard. L’espace n’existe plus.

Quelqu’un est pourtant passé par là. Manifestement.

Je le vois. C’est la première fois que je passe là depuis très longtemps.

Stonehenge sur le Plateau.

Et ces vêtements, ce soulier. Un souvenir? Un sacrifice? Un hommage?

Et ces chaises. Invitation au dialogue.

Je prends une photo. Les passants ne semblent pas comprendre ce que je trouve beau, ou touchant.

Pourtant.

Dialogues

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Deuxième semaine de novembre. Bigarrée. Surchargée.

Défis professionnels nombreux et complexes liés à la planification de l’année 2015… que j’imagine s’éloigner rapidement de la simple continuité. Dîner très agréable avec une amie. Ne jamais oublier que partager un défi c’est déjà commencer à le relever.

De nombreuses heures d’engagement politique aussi. Dispersion? Non, tout le contraire: renforcement! J’ai la ferme impression que boulot et politique se répondent avec une pertinence inédite et contribuent à donner une nouvelle trempe à mon caractère qui sera utile pour les prochaines étapes de ma vie.

Deviens-tu ce que t’as voulu? demande Daniel Boucher — je le deviens, je le deviens.

Tout ça entre la première neige sur Québec et la rencontre de Philae et Tchouri — le plus émouvant exploit scientifique auquel je me souviens d’avoir assisté. Ah, que ça fait du bien de voir ce que les êtres humains peuvent accomplir ensemble quand il s’agit de réaliser patiemment l’impossible.

« Philae is now talking to us, sitting on the ground of a comet! »

Quasiment au même moment, je voyais sur Facebook une référence à L’Espèce fabulatrice, de Nancy Huston:

« …les histoires dont sont faites nos vies ne sont pas différentes de celles de personnages de roman. […] ce livre présente l’histoire humaine sous l’angle de la fabrication d’identités collectives imaginaires […] situe la construction et le partage de fictions personnelles et collectives au cœur de ce qui constitue notre humanité. »

La réalité et la fiction établissent parfois un dialogue particulièrement fascinant. C’était le cas cette semaine.

Beaucoup de bon temps avec les enfants aussi, dans toutes sortes d’activités, alors qu’Ana participait aux Rencontres Champlain-Montaigne, à Bordeaux.

C’est finalement avec une fondue au fromage que nous avons célébré la conclusion de nos six épisodes de monoparentalité alternée de l’automne.

L’hiver peut maintenant arriver.

Y’é toujours plus tard qu’on pense

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Première semaine de novembre. Lendemain d’Halloween avec douze ados dans la maison — et l’incomparable plaisir de voir les amis de ses enfants se mêler les uns aux autres, partager un repas, rire ensemble. J’aime croire que c’est l’écho de ces rires qui a donné envie à Mikado d’adopter notre logis. Bienvenu le chat!

Semaine où je me suis aussi fait couturier le temps d’ajouter le C du capitaine sur le chandail de hockey du fils. Un carré de tissu cousu d’une grande fierté. Voir ses enfants démontrer des capacités de leadership ça donne confiance en l’avenir!

Ça aide à passer par dessus les quelques déceptions, les bris de confiance et les obstacles plus difficiles à surmonter que prévu. Et il le faut: il y’a tellement à faire! On a un pays à bâtir. Par tous les moyens.

Des réunions politiques à la maison, des personnalités qu’on voit à la télé qui viennent s’asseoir au bout de la table de la cuisine pour débattre — ça aide aussi les enfants à comprendre le monde dans lequel on vit… et ce qu’il y a à faire pour le changer.

Vendredi la ministre de la Culture soulignait le succès de la plateforme prêtnumérique.ca — dont j’ai contribué à la mise en place, et dont je suis très fier. Dimanche, elle soulignait l’importance de Muséomix pour l’avenir des musées québécois — un projet dont Ana est une des principales responsables. Nos engagements et nos efforts ne sont pas vains. Il faut prendre le temps de le savourer.

* * *

C’est aussi la semaine où on a choisi de tourner une nouvelle page dans le livre des saisons en rendant visite aux oies posées sur le bassin Beaudet, à Victoriaville. Les plumes et les panaches de fumée de l’usine Lactancia se répondaient sur un impeccable ciel bleu.

Apprécier les contrastes. Se nourrir des paradoxes. Cultiver les nuances. Rester optimiste. Se retrousser les manches. Toujours.

Tous les jours.

Parce qu’il est toujours plus tard qu’on pense — comme, le rappelle le titre de l’extraordinaire nouvel album de Fred Pellerin (disponible en primeur sur Ici Musique jusqu’au 18 novembre).

Quidam

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C’était le 18 septembre, en fin de journée. J’avais une heure pour me balader dans le quartier Porta Nuova, de Milan, avant de reprendre la direction de l’aéroport.

Cette intersection a capté mon attention. Est-ce à cause de cette belle voiture blanche au premier plan? Plutôt à cause des flèches bien visibles sur la chaussée? Ou de l’étonnante géométrie des fenêtres de ces trois immeubles? Je ne sais pas.

Je me souviens de m’être appuyé sur la rambarde pour observer, longuement.

J’ai d’abord vu un premier jongleur au pied des feux de circulation, tout près des deux flèches blanches sur un cercle bleu. Les quilles dans la main gauche.

Puis j’en ai vu un deuxième, sur un unicycle, un peu plus loin, devant la voiture noire qui se trouve devant la file de voitures immobilisées.

Mais je n’ai jamais remarqué cette bannière de Quidam — le spectacle du Cirque du Soleil, pourtant là, tout près de moi.

Je l’ai vue seulement ce soir… alors que je cherchais une photo qui pourrait spontanément m’inspirer l’écriture d’un court texte avant d’aller me coucher.

Ceci est une pancarte

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La dernière semaine d’octobre a été marquée par un déplacement à Londres et Paris.

J’arrivais le dimanche à Londres — avec le besoin de faire le vide. À bord de l’avion, j’avais lu Meurtre à Westmount avec beaucoup de plaisir. J’avais aussi écouté, à répétition, Dusty Rainbow From The Dark.

Une idée se précisait dans mon esprit depuis quelques jours: 2015 sera une année pour apprendre à avancer dans l’adversité. «Il faut que j’apprenne à avancer malgré les désaccords, à bien vivre avec ça, à ne pas trop douter — à consulter, sans pour autant me remettre chaque fois en question sur le fond. C’est un apprentissage que je dois faire pour réaliser mes aspirations professionnelles et politiques.»

J’ai marché presque 20 km dans Londres. En plus de courir 5 km dans Hyde Park avec Christian. C’est mardi qu’avait lieu la présentation qui justifiait notre présence à Londres… et elle s’est très bien passée. On croise les doigts.

Ensuite, direction Paris par l’Eurostar. J’étais ravi de pouvoir saluer pour une deuxième fois cette année la statue de John Betjeman à la gare Saint-Pancras. Deux jours de rencontres avec des clients et des partenaires, actuels et potentiels. Un peu de temps avec des amis aussi.  Je me suis également accordé le temps d’un repas dans le petit restaurant indien de la rue du Père-Guérin qui est devenu au fil des ans mon lieu de prédilection pour réfléchir à mes défis professionnels.

À quelques mètres de l’entrée du restaurant, un bout carton m’attendait au sol, sous la lumière d’un lampadaire: « Ceci est une pancarte ». Quand Magritte s’invite chez MissTic…

C’est ravi de ma semaine que j’ai repris l’avion pour Québec le vendredi matin. À mon arrivée, c’était l’Halloween… et il y avait douze ados dans la maison.

C’est vraiment un pur bonheur de voir les amis de ses enfants s’intégrer les uns aux autres autour d’un bon repas ponctué d’éclats de rire.

Éditorialiser…

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Il y a quelques jours j’ai signalé sur Facebook que j’avais rédigé ma 1000e note dans DayOne — un outil pour faciliter la tenue d’un journal personnel quotidien.

Depuis le 21 septembre 2012, fréquence d’utilisation croissante — au moins une entrée par jour depuis près d’un an.

1000e entrée rédigée au cours de la fin de semaine.

À ce jour: 127 600 mots, soit l’équivalent d’un peu plus de 500 pages.

Et un plaisir toujours croissant à utiliser DayOne. C’est fou tout ce que cet exercice personnel d’écriture (destinée à aucun autre lecteur que moi-même) permet de réaliser…

J’ai aussi écrit, dans un autre contexte que je m’interrogeais encore sur quoi écrire dans DayOne (privé), Facebook (portée restreinte, rétroaction instantanée) ou mon blogue (totale ouverture, moins de rétroaction, plus longue portée).

Or, François Bon a eu la générosité de me faire part d’une réaction très intéressante:

« je t’avais déjà lu sur cette utilisation de Day One – pas réussi à accrocher de mon côté, peut-être à cause de l’utilisation « pour soi » […] tu as pensé à (éditorialisation) reprise mensuelle dans ton blog ? »

C’est une perspective stimulante. D’autant que j’écris avec spontanéité et particulièrement librement dans mon journal — ce que je ne fais autant ni sur Facebook ni sur mon blogue. Quand je suis en voyage, par exemple, je reste très discret sur mes déplacements — avec pour résultat, je ne partage souvent presque rien à mon retour… alors que c’est chaque fois une expérience dont bien des éléments pourraient faire l’objet de texte ou de partages photographiques.

Une éditorialisation mensuelle me semble un peu exigeante, mais l’idée de faire une brève synthèse de la semaine-précédente-ou-à-peu-près sur mon blogue, à partir d’une sélection de ce que j’ai écrit dans mon journal… ça, ça me parle.

Je pense que je vais essayer ça dans les prochaines semaines.

Un appui à Pierre-Karl Péladeau

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Divers médias font référence ce matin au fait que je suis cosignataire d’une lettre en appui à la candidature de Pierre-Karl Péladeau dans la course à la chefferie du Parti Québécois. Je reprends la lettre ci-dessous, en ajoutant préalablement quelques éléments en rapport avec la réflexion qui m’a amené à signer cette lettre.

D’abord un rappel: j’ai été candidat du Parti Québécois à la dernière élection. J’ai bien vu (vécu!) les difficultés du parti dans la région de Québec.

Quelques événements dans cette campagne m’ont particulièrement marqué, plusieurs en présence de Pierre-Karl Péladeau — et notamment une rencontre organisée avec un groupe d’entrepreneurs, homme et femmes, pour lequel j’avais convaincu Mme Maltais et M. Péladeau de se mettre, avec moi, «en mode écoute», pour prendre le temps d’entendre ce que ces entrepreneurs avaient à dire au lieu de leur faire un discours à saveur électoral.

Après l’élection, j’ai mis beaucoup de temps à réfléchir à cette première expérience comme candidat — et j’en ai beaucoup parlé autour de moi. On m’a évidemment interrogé très souvent au sujet de la course à la chefferie qui s’annonçait.

Pendant plusieurs semaines j’ai répondu que j’allais prendre le temps d’écouter les propositions de chacun des candidats et candidates et que je déciderais à la fin de la course pour qui je voterais.

C’était jusqu’à ce qu’un ami et mentor politique me fasse douter de cette approche. Je paraphrase:

« Comment crois-tu qu’un aspirant-chef devient un bon chef? par lui-même? par magie?

Un chef devient chef par l’entourage qu’il constitue autour de lui qui porteront son attention sur des enjeux particuliers, grâce aux propositions qui lui sont faites, etc.

Est-ce qu’il y a des enjeux que tu juges essentiels d’amener dans cette course à la chefferie? Est-ce qu’il y a des idées ou des valeurs que tu crois essentielles d’intégrer dans le programme d’un des aspirants-chefs?

Est-ce que tu as envie de prendre part à l’exercice, à jouer un rôle actif dans l’élaboration des idées d’un candidat ou te poser en observateur et choisir à la fin? »

Je raconte ça simplement, c’est évidemment un peu plus complexe, mais cela a beaucoup influencé la suite de ma réflexion et guidé ma façon de voir la course à la chefferie. Cela m’a amené à faire un choix, celui d’encourager Pierre-Karl Péladeau à poser sa candidature, et de l’appuyer s’il la confirmait.

C’est un choix personnel dont je témoigne en signant cette lettre. Je le fais bien sûr à titre de président de l’exécutif du Parti Québécois de la circonscription de Jean-Talon, mais cela n’engage pas mes collègues de l’exécutif ni les militants de la circonscription. Et j’ai assuré les émissaires de tous les autres candidats qui ont communiqué avec moi au cours des dernières semaines que tout serait fait pour faciliter leur rencontre avec les membres de l’exécutif et les militants de Jean-Talon.

La démocratie existe grâce aux débats et aux échanges.

* * *

Pierre-Karl Péladeau pour sortir du « mystère Québec »

Il y a deux façons d’aborder une course à la chefferie quand on est membre d’un parti politique.

On peut écouter les candidats débattre pendant quelques mois et choisir ensuite à qui on accordera son vote. On peut aussi choisir un candidat rapidement en fonction du contexte et joindre son équipe dans le but de participer à l’élaboration de son discours et insister sur des éléments particulièrement importants à nos yeux.

Nous avons choisi la seconde option, pour trois raisons.

Pierre-Karl Péladeau pour retrouver la région de Québec

Nous avons d’abord choisi d’appuyer la candidature de Pierre-Karl Péladeau parce que nous croyons qu’il est le plus apte à refaire du Parti Québécois une véritable force politique dans la Capitale nationale — et que c’est une condition préalable pour réussir à faire du Québec un pays.

Nous sommes tous engagés depuis plusieurs années dans les différentes instances du Parti Québécois. Nous croyons qu’il est urgent d’arrêter de s’abriter derrière le très commode « mystère Québec » et de consacrer enfin tous les efforts nécessaires pour regagner la confiance des citoyens de la Capitale nationale.

Pour cela, il est important de poser un regard nouveau sur l’économie de notre région, qui s’appuie aujourd’hui davantage sur le développement des petites et moyennes entreprises technologiques et sur l’apport de l’économie sociale que sur la croissance de la fonction publique. Il faut un plan sur plusieurs années pour se reconnecter avec les forces vives de l’économie régionale. Il faut pouvoir répéter que l’efficacité et la rigueur dans la gestion des affaires de l’État sont au coeur de nos préoccupations et que c’est le développement économique bien plus que l’austérité qui permettra aux citoyens d’en avoir pour leur argent. La légitimité de Pierre-Karl Péladeau sur ces questions ne fait aucun doute.

Il est aussi essentiel de reprendre contact avec les artistes qui sont en train de redéfinir la personnalité de notre Capitale nationale, parce que leur créativité est plus que jamais essentielle à la redéfinition de notre avenir collectif. Monsieur Péladeau a déjà fait la démonstration de ses convictions dans ce domaine.

Pierre-Karl Péladeau pour changer la dynamique politique au Québec

Nous croyons que Pierre-Karl Péladeau a compris que le Parti Québécois doit se remettre à l’écoute des jeunes de tous les horizons politiques, à la grandeur du Québec, et doit renouveler ses approches pour le faire. Cette rencontre avec la jeunesse est indispensable pour changer en profondeur la dynamique politique au Québec et convaincre les jeunes que la souveraineté leur permettra de réaliser plus facilement leurs aspirations. Il en va de même avec les communautés culturelles avec qui nous devons maintenir et renforcer nos liens dans la Capitale et partout au Québec

Pierre-Karl Péladeau pour redonner confiance aux Québécois

L’engagement de Pierre-Karl Péladeau à nos côtés lors de la dernière campagne électorale à Québec nous a permis de constater à quel point il pouvait porter ces messages avec force et conviction pour redonner confiance aux Québécois dans leur avenir.

Nous l’encourageons à poser sa candidature aujourd’hui pour qu’il puisse continuer à le faire à titre de chef du Parti Québécois, lors des prochaines élections et tous les jours qui nous séparent encore du pays auquel nous aspirons.

Monsieur Péladeau, vous pouvez compter sur nous, comme nous savons que la Capitale nationale pourra compter sur vous.

SIGNATAIRES: Clément Laberge, Président de l’exécutif de Jean-Talon, Denis Martel, Président de l’exécutif de Charlesbourg, Aracéli Fraga, Présidente de l’exécutif de Louis-Hébert, Maude-Amélie Verville, Présidente de l’exécutif de La Peltrie, Réjean Bacon, Président de l’exécutif de Montmorency

Tom Pouce

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C’est un test de publication à partir du iPhone.

(quelques instants passent)

Ça fonctionne bien. Je vais donc essayer d’en faire un peu plus qu’un test.

Je conserve donc la trace ici de l’expérience hier de manger un Tom Pouce au Marie Beaupré (le Marie Antoinette original, à Beaupré — dorénavant le seul!).

Incroyable… Vingt ans plus tard (au moins!), c’était comme mordre dans un souvenir. Identique!

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Plus sérieusement, je faisais ce test dans une démarche de réflexion sur quoi publier où? — quoi sur Facebook, quoi ici, en particulier.

Réflexion à poursuivre…

Très très canadian

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Matin d’automne. Café Tim Horton, attente pour changement d’huile et pose de pneus au Canadian Tire (je ne me suis jamais senti aussi canadian).

À la télévision, un joueur de hockey invité dans une émission de cuisine. Triste de voir un gars aussi désemparé devant un couteau de cuisine et une louche — incapable de décrire son alimentation.

« Je mange surtout des petits plats préparés par ma nutritionniste ».

Note: j’ai d’abord publié ce texte comme un statut Facebook… et je me suis ensuite demandé pourquoi. Il faut  encore privilégier écrire ici que dans l’environnement fermé de Facebook… quitte à le faire aux deux endroits, mais d’abord  ici, dans un espace que je maîtrise.