Quinze jours plus tard…

Fallait-il partir de moi? de ma rencontre de l’Autre? Privilégier une perspective plus personnelle? ou plus professionnelle? Qu’importe! J’ai choisi les airs de Zebda (Essence ordinaire, 1998) et je me suis lancé dans l’écriture.

Mon visage est une page qu’on n’arrache pas
(Tombés des nues)

Les deux semaines qui viennent de s’écouler auront été marquantes à bien des points de vue. Être loin de sa famille, laisser des copains derrière soi, vendre sa maison, aborder un nouvel emploi — dans un nouveau pays — et apprivoiser tous les sentiments qui accompagnent cela, ça ne laisse pas indemne. C’est une expérience particulièrement intense.

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Juger la France?

Le témoignage dramatique d’un beur de 33 ans, né dans une cité du nord de Paris et qui y vit toujours:

« J’ai vécu en Australie sept années. Et j’étais heureux. […] Pour eux, j’étais français. […] La haine, la colère, les frustrations accumulées durant mon enfance se sont tout doucement évanouies. Je suis revenu […] depuis trois ans. La haine revient petit à petit. » (Libération, 12 novembre 2005)

Il serait bien facile de juger « le modèle d’intégration de la France » sur la base de témoignages comme celui-là, mais sommes-nous vraiment mieux à Québec, largement incapables d’accueillir les immigrants dont nous aurions tellement besoin, pour des raisons économiques, bien sûr (réf. Le choc démographique), mais aussi, surtout, parce qu’ils pourraient nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel on vit? Sans doute pas.

Vision 2015… en Haute-Yamaska

« …un grand forum de réflexion sur ce que sera l’avenir de notre région en 2015. En tout, 130 participants issus de tous les secteurs de la MRC de la Haute-Yamaska y ont été invités afin d’exprimer leurs visions et d’en débattre librement. Le projet […] se veut d’abord une démarche citoyenne pour dessiner l’avenir de la région en termes forts et audacieux. Son objectif? Identifier les forces et les stratégies gagnantes. »

J’ose croire que nous pourrons prendre connaissance des résultats de l’exercice à partir d’Internet.

Savoir sur quoi mettre l’accent

Je ne sais pas trop quoi penser de la demande du Conseil supérieur de la langue française pour que les écoles québécoises appliquent progressivement la réforme de l’orthographe qui dort sur les tablettes, presque partout dans la francophonie, depuis plus de dix ans.

Je suis quelqu’un qui n’a pas peur du changement et des inconvénients qu’il entraîne inévitablement.

Je suis néanmoins sensible à l’opinion que relaie l’éditorial du Devoir de ce matin — sa conclusion, en particulier.

Je pense qu’au bout du compte, tout est question de priorités. Et il est vrai que, dans le cas présent, les écoles n’ont pas vraiment besoin d’une nouvelle source de polémique entre parents, enseignants et experts de toutes sortes. On en a déjà plein les bras avec le renouveau pédagogique et la volonté, de plus en plus partagée, d’adopter un modèle d’école plus ouvert sur la communauté.

Établir des priorités, c’est aussi ça, savoir où mettre l’accent.

Un ordinateur portatif à moins de 100 $

C|net: « The proposed design of the machines calls for a 500MHz processor, 1GB of memory and an innovative dual-mode display that can be used in full-color mode, or in a black-and-white sunlight-readable mode. […] Power for the new systems will be provided through either conventional electric current, batteries or by a windup crank […] The machines, which will run a version of the Linux operating system […]For connectivity, the systems will be Wi-Fi- and cell phone-enabled, and will include four USB ports […]

…a goal of the project is to make the low-cost PC idea a grassroots movement that will spread in popularity, like the Linux operating system or the Wikipedia free online encyclopedia. « This is open-source education. It’s a big issue. »

« This is the most important thing I have ever done in my life, » Negroponte said. »

Production de masse annoncée pour 2007. Faut vraiment voir les images… Impressionnant!

Le monde n’a décidément pas fini de changer! Les conséquences de tout ça sont vraiment imprévisibles. Nous avons, comme éducateurs, à réfléchir à tout ça. Pour les enfants d’ici, et d’ailleurs.

Âgisme!

La conclusion d’un texte d’opinion publié aujourd’hui dans Le Devoir me fait réagir:

« [André Boisclair] sait rassembler les diverses générations de Québécois pour les mettre en route et les inspirer. »

ll me fait réagir parce que sa lecture s’inscrit dans la suite de quelques messages échangés par courriel avec des amis au cours des derniers jours. Des échanges qui avaient eux-mêmes été initiés par la lecture de deux autres textes, qui m’ont franchement agacé :

L’affaire André Boisclair — C’est ma génération que vous attaquez!

Course à la direction — Boisclair veut rajeunir le Parti québécois

Extrait: «C’est pourquoi je veux passer du temps auprès des jeunes pour essayer de les convaincre de faire le pas. Les chiffres sont justes, et c’est pour cette raison que je veux agir», a expliqué M. Boisclair, qui bénéficie de l’appui de 13 leaders, anciens et actuels, du mouvement étudiant. » (Note: le texte d’appui est ici, précédé d’un communiqué)

Ainsi donc, cette amie me disait:

« Je pense que le regard porté sur notre génération par les babyboomers est infantile. En ce sens que à 35 ans voire 40 nous sommes des jeunes en début de carrière et que nous avons des croûtes à manger avant d’être vraiment pris au sérieux… »

Ce avec quoi j’ai le regret d’être d’accord. Sauf que! Sauf que quand on fait le lien entre ce triste constat et l’affaire Boisclair, alors là, je décroche. Carrément!

Mon opinion n’est pas encore tout à fait claire, mais je trouve que dans le cas qui nous intéresse c’est précisément André Boisclair qui a alimenté cette déplorable image de la génération à laquelle j’appartiens, et, ce, en plaidant que sa consommation de cocaïne, à presque trente ans — alors qu’il était ministre! — « était une erreur de jeunesse ». Batinse!

Si on veut être pris au sérieux à 32 ans, on a vraiment, mais alors vraiment pas besoin qu’un aspirant premier ministre de quarante ans laisse entendre pour sa défense qu’au début de la trentaine « on est encore dans la fin de l’adolescence »! Vraiment pas! On a besoin de gens qui assument fièrement qu’à 25, 26, 28, 30 ou 35 ans on est responsable de ses actes et capable d’agir en adultes!

En d’autres mots, je pense que dans cette histoire André Boisclair a clairement desservi la cause des jeunes.

Je suis de ceux qui croient qu’il n’y a rien comme assumer ses responsabilités pour mériter de prendre la place qu’on croit nous revenir.

Je trouve dommage qu’on soit apparemment encore obligé de se rabattre sur une forme de « solidarité de convenance » en appuyant politiquement des jeunes simplement parce qu’ils sont jeunes.

Cela dit, il y a peut-être bien d’autres raisons pour appuyer André Boisclair. J’ai personnellement fait un autre choix.

P.-S. Sous un tout autre angle, mais toujours sur l’affaire Boisclair, le texte de Jean-Claude Leclerc, également dans Le Devoir d’aujourd’hui, est particulièrement intéressant.

Que penser de « l’affaire Boisclair »?

Sachant que j’appuie l’équipe de Pauline Marois dans la campagne au leadership du Parti Québécois, des amis me demandent ce que je pense de « l’affaire Boisclair ». J’y réfléchis à voix haute.

Pour le moment, trois choses me préoccupent dans cette histoire:

1. S’il est vrai que la consommation de cocaïne peut relever de la vie privée, il me semble qu’il en est autrement lorsque celle-ci survient pendant qu’une personne occupe des responsabilités politiques importantes. Le fait qu’André Boisclair ait pu consommer de la cocaïne « pendant sa jeunesse » n’influencera pas mon choix dans la course à la chefferie, mais s’il a consommé alors qu’il était ministre, c’en sera autrement.

2. Si ce qu’il y a dans le placard d’André Boisclair peut le rendre vulnérable aujourd’hui, dans le contexte de la course à la chefferie, qu’en sera-t-il lorsqu’il sera éventuellement chef? Les vrais adversaires de la souveraineté ne seront-ils pas bien plus vicieux avec cette nouvelle que ses adversaires circonstanciels d’aujourd’hui? Est-ce que le Québec y gagnera?

Mais surtout, comme éducateur:

3. Quand André Boisclair se défend en disant qu’il n’a fait que comme tous les jeunes québécois… je m’inquiète. Je m’inquiète parce que mon entourage n’est pas comme ça et parce que, comme parent, cela brouille profondément le message éducatif que tente d’envoyer à mes enfants. Cette banalisation ne m’aide pas du tout à jouer mon rôle de parent. Je ne m’attends pas à ce que tous les politiciens soient de parfaits modèles pour mes enfants, mais je souhaite qu’ils mesurent bien l’importance des messages qu’ils envoient aux jeunes québécois et à ceux et celles qui les aident à grandir.

Je continue à réfléchir… en trouvant bien dommage que le débat public prenne cette tournure à un moment dont nous pourrions profiter pour élaborer un peu plus/mieux notre projet de société.

Proximité, diversité et engagement

Je suis particulièrement fier du travail qui a été accompli au cours des dernières années par les membres du conseil d’établissement de l’École du Versant, dont je fais partie.

Il en a fallu des heures de discussion et de concertation — avec les parents, les enseignants, les autres personnels, la direction d’école, etc. — pour en arriver à un document comme celui que nous avons déposé ce soir en audiences publiques (et ceux qui l’ont précédé).

Proximité, diversité et engagement — trois principes pour une école publique de qualité

Ce n’est encore bien sûr qu’un point de départ à bien des égards… mais le simple fait que nous puissions maintenant affirmer aussi clairement les valeurs autour desquelles nous souhaitons voir se développer nos écoles, ça me réjouit beaucoup!

L’échec de la pensée à long terme

« Katrina, 9/11, and the broken US electoral system are victories for short-term, cynical, negligent thinking over long-term, dispassionate and compassionate thinking. They are victories for terror and helplessness over reason and self-control. They are victories for the dark side of our nature over its bright side. The shocking awareness that violence, abuse of power, and inhumanity can so easily, and so often, wash over us with such destructive force, like the waves smashing the levees of New Orleans, is enough to make us all crazy. »

Source: Do Events Like Katrina and 9/11 Make Us Crazy? (Dave Pollard — How to save the World)

Michaëlle Jean: la peur, les ponts, la politique

« Parmi les souverainistes, certains auraient hurlé tout haut ce que d’autres penseraient tout bas? J’aurais aimé que les leaders souverainistes, les Marois, les Legendre et les Boisclair, prennent clairement position face à la nomination de Michaëlle Jean comme Gouverneure Générale avant que les acharnements de quelques uns fassent très mal à une partie importante de la population du Québec. Y’a t-il un René Lévesque dans la salle? »

Un texte REMARQUABLE de Mohamed Lotfi, sur La Tribu du Verbe.

Rejoindre les résidents d’un quartier par courriel…

Le site Web du quartier que j’habite a été un peu en repos cet été. Mais on se relance dans les prochains jours — dans un contexte où il y a beaucoup d’activité et de réflexions autour de l’école de quartier et des élections municipales à l’horizon (les candidats commencent d’ailleurs à se manifester)

J’aimerais bien être en mesure de rejoindre facilement les résidents du quartier, par courriel, lorsque ce sera utile ou nécessaire. Mais comment rassembler, le plus simplement possible, les adresses de courriel de tous ces gens?

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