Au sujet du calendrier scolaire (suite)

Il y a quelques jours je concluais ainsi une réflexion au sujet de modifications apportées au calendrier scolaire d’une école de l’Ontario:

« Je me demande si des écoles québécoises ont fait semblable réflexion. Je m’interroge aussi sur ce que ça implique d’un point de vue logistique. »

Les suggestions de lectures et les commentaires se sont enchaînés à la suite de mon texte… jusqu’à celui de Mario, un peu plus tôt cet après-midi.

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Engagement social, éducation et politique

Je suis tiraillé depuis quelques semaines au sujet du temps et de l’intérêt que je porte au monde de l’éducation et au monde politique. Parce que pour une foule de raisons, ces deux univers convergent actuellement, au coeur même de mon quotidien. Et je ne vois pas qu’il en soit autrement dans les prochains mois. Or, dans la vie, il faut savoir faire des choix, le temps étant limité.

Je m’interrogeais particulièrement depuis quelques jours…

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Blogues et politique

Jean-Pierre Cloutier a publié dans les derniers jours un texte au sujet d’une étude du New Politics Institute intitulée Emergence of the Progressive Blogosphere: A New Force in American Politic (aussi disponible en format pdf). L’étude analyse en profondeur 250 blogues politiques, de toutes tendances.

Je retiens particulièrement la fin de son texte, qui fait référence à une annexe de l’étude qui s’adresse aux candidats à des postes électifs…

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Que pensent-ils de l’éducation

Il y a quelques jours, Pier-André Bouchard Saint-Amand réfléchissait tout haut sur son carnet Web en rapport avec la présente course à la chefferie du Parti Québecois.

Comme il a été très engagé au sujet de l’éducation au printemps (il était président de la FEUQ au moment de la grève étudiante), je me suis permis de suggérer à la suite de son texte qu’il pourrait être intéressant de formuler collectivement une série de questions sur l’éducation et de l’adresser par la suite à l’ensemble des candidats. Cela nous permettrait peut-être de les forcer à aborder les thèmes qui nous sont chers… et, pourquoi pas, de faire éventuellement une grille de leurs réponses.

L’idée semble lui avoir plu, alors j’ai réactivé l’espace wiki d’Opossum (un peu fouetté par la réactivité exemplaire de Sacco, dans un autre dossier, plus tôt cette semaine!) et j’ai préparé une page destinée à recevoir les idées de chacun. C’est ici.

Ma première contribution a pris la forme d’une courte liste de thèmes qu’il me semble important d’aborder. Je poursuis par ailleurs ma réflexion au sujet des questions, parce que je souhaite que nous soyons à la fois originaux et audacieux à cet égard: il me semble qu’il faut à tout prix éviter une approche trop conventionnelle!

Code vestimentaire dans les écoles…

Je me réjouis de la réaction de Jean-Marc Fournier et de Pauline Marois au délire des Jeunes libéraux du Québec.

Selon Le Soleil de ce matin, le ministre de l’Éducation et la critique de l’opposition en matière d’éducation (et candidate à l’investiture du Parti Québécois) estime que des décisions sur des sujets semblables reviennent aux conseils d’établissement, où siègent des parents, des professeurs, les directions d’école et des élèves au secondaire (voir aussi Cyberpresse à ce sujet).

Voilà: à chaque milieu de se doter d’un cadre réglementaire qui correspond à ses valeurs, à ses défis propres et à ses priorités d’interventions.

Investir d’abord dans les enfants

La dernière lettre de Louis Bernard m’a séduite. Le texte est simple, le point de vue innovateur, la prise de position claire et courageuse.

« …on continue malheureusement de penser que les CPE ont été créés pour les parents (on parle encore de «garderies»), alors que c’est d’abord pour les enfants que ce réseau existe. Les CPE ne sont pas des services de garde, mais des services essentiels d’éducation.

Les CPE doivent donc cesser d’être les parents pauvres du système pour en devenir le secteur privilégié. Le même raisonnement vaut pour le niveau primaire : c’est durant les premières années de scolarisation que l’on peut donner aux enfants l’aide dont ils ont besoin pour développer leurs capacités d’apprendre. […]

Un peuple qui croit en son avenir se doit d’investir d’abord dans ses enfants. »

On entre peut-être (enfin) dans la période où les candidats à l’investiture du Parti Québécois proposerons des idées concrètes! Je le souhaite.

Priorité au développement du Québec

Un texte intéressant soumis au Devoir par les membres de l’équipe éditoriale de la publication Les Cahiers du 27 juin.

Lors de son congrès de juin dernier, le Parti québécois s’est engagé à solliciter, lors de la prochaine campagne électorale, le mandat de tenir un nouveau référendum sur l’accession du Québec à la pleine souveraineté […] les membres du comité éditorial des Cahiers ont souhaité soumettre au débat public une autre vision du développement du Québec. »

À cogiter au cours de mes prochains jours de vacances…

Une année de recul pour Manon Cornellier

La journaliste Manon Cornellier, nous apprenait ce matin dans Le Devoir qu’elle se prépare à « prendre congé […] pour une année entière afin de poursuivre un projet d’étude mais aussi de prendre du recul après bientôt 20 ans passés sur la colline parlementaire fédérale ». Elle me manquera, j’ai toujours beaucoup apprécié son regard sur l’actualité politique.

Son texte de ce matin, intitulé Au revoir! n’a pas fait exception:

« Ce qui me désole, c’est la peur qu’ont bien des politiciens d’affronter les questions difficiles et de faire un vrai débat sur la place publique plutôt que de mener une opération de marketing. Le gouvernement prétend consulter alors qu’il multiple les groupes témoins et les sondages pour mieux modeler son message et le faire avaler.

Le niveau du débat aussi a décliné. […] Mais la classe politique est-elle la seule responsable de l’état actuel des choses ? […] 

[Heureusement], une chose n’a pas changé depuis 20 ans et explique le fait que le cynisme ne me frappe pas encore : la vie publique reste habitée par beaucoup de gens sincères, désireux de servir leurs concitoyens»

À lire

François sur l’école communautaire

François élabore sur le modèle de l’école communautaire auquel je faisais référence hier. Il soulève plusieurs bonnes questions.

J’y reviendrai dans les prochaines heures, je pense qu’il est important de faire du chemin sur cette « nouvelle » au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Tout se passe comme si le ministère voulait faire une « consultation informelle » sur le sujet au cours de l’été et annoncer ses orientations peu après la rentrée (ça ressemble à un ballon politique quoi…).

Écoles communautaires

Belle surprise en ouvrant Le Soleil ce matin: un article de Violaine Ballivy qui nous apprends qu’un groupe de travail recommande au ministère de l’Éducation d’adopter rapidement une politique spéciale pour favoriser le développement d’écoles plus communautaire. J’y crois.

« Mandaté à l’issue du Forum des générations, le groupe de travail a publié une vingtaine de recommandations sur l’avenir de l’école communautaire au Québec […] « Une école communautaire vise à faire de la réussite des jeunes un engagement social » en mobilisant les parents, le personnel de l’école et les partenaires du milieu communautaire, social, culturel, municipal, gouvernemental… »

Le site du ministère présente le rapport complet du groupe de travail, que je vais m’empresser de lire dans les prochains jours. Commentaires à suivre donc.

Le document tombe d’autant plus à point qu’il vient mettre de l’eau au moulin pour un mémoire que je dois écrire pour le conseil d’établissement de l’école du Versant, qui reposera essentiellement sur trois principes: l’école de quartier, une école qui favorise la mixité et une école qui favorise qu’on s’y engage.

C’est stimulant tout ça.

Quel leadership attend-on de nos politiciens?

Parmi les carnets socio-politiques que j’ai adoptés, il y a celui de Valérie Bélair, appelé Verstehen (ce qui représente la compréhension empathique de la société, selon Max Weber).

S’y trouve par exemple aujourd’hui un début de réflexion des plus intéressants:

« Maintes discussions politiques avec mes collègues et amis me font croire qu’il est évident que le rôle de leadership des politiciens est aujourd’hui bien différent de celui d’hier. »

Je me suis lancé avec quelques remarques… la discussion se poursuivra sans doute dans les prochains jours.