Le témoignage dramatique d’un beur de 33 ans, né dans une cité du nord de Paris et qui y vit toujours:
« J’ai vécu en Australie sept années. Et j’étais heureux. […] Pour eux, j’étais français. […] La haine, la colère, les frustrations accumulées durant mon enfance se sont tout doucement évanouies. Je suis revenu […] depuis trois ans. La haine revient petit à petit. » (Libération, 12 novembre 2005)
Il serait bien facile de juger « le modèle d’intégration de la France » sur la base de témoignages comme celui-là, mais sommes-nous vraiment mieux à Québec, largement incapables d’accueillir les immigrants dont nous aurions tellement besoin, pour des raisons économiques, bien sûr (réf. Le choc démographique), mais aussi, surtout, parce qu’ils pourraient nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel on vit? Sans doute pas.