Si tu oublies le futur tu perds le présent

« Moi, j’ai compris très tôt qu’une vie, ça passe en un rien de temps, en regardant les adultes autour de moi, si pressés, si stressés par l’échéance, si avides de maintenant pour ne pas penser à demain… Mais si on redoute le lendemain, c’est parce qu’on ne sait pas construire le présent et quand on ne sait pas construire le présent, on se raconte qu’on le pourra demain et c’est fichu parce que demain finit toujours par devenir aujourd’hui, vous voyez ?

Donc (…) Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons (…) Et se dire que c’est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. (…) Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d’éternité.

Le futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des vrais projets de vivants.»

Extraits de: Muriel Barbery, L’Élégance du hérisson, Gallimard, France, 2006, pp.133-137.

Merci à mon père pour ce clip!

Les citoyens et les infrastuctures

Je rêve de voir cela prendre forme aussi à Québec, comme à Merced.

C’est une idée aussi brillante que simple, pour laquelle nous avons toute l’expertise à la portée de la main.

J’imagine ça réalisé par Poly9 et iXmédia, puis rendu accessible sur Québec Urbain en association avec ZapQuébec.

Je ne doute pas que cela pourrait par la suite intéresser la ville de Québec, qui fait déjà de gros efforts pour mieux informer les citoyens des travaux d’infrastructure en cours (notamment les travaux routiers) et pour leur permettre de lui signaler des travaux à entreprendre, par exemple. Tout cela pourrait aussi être intégré à la carte du « Projet infrastructure de Québec ».

Mise à jour:
Cela devrait aussi intéresser les médias de la région. Francis Pisanni explique ainsi pourquoi, reprenant le message initial de Jeff Jarvis:

« Jeff Jarvis, professeur de journalisme plein d’idées a utilisé son blog pour lancer un appel aux médias peu de jours après la catastrophe de Minneapolis. Mettez une carte Google sur votre site, leur conseille-t-il. Ajoutez-y Platial (qui permet à chacun de créer les cartes de son choix en y indiquant les lieux important pour lui/elle) et invitez vos lecteurs à y indiquer les infrastructures qu’ils jugent dangereuses. Ça vous permettra d’avoir une quantité d’informations que vous n’auriez jamais autrement. Puis, faites votre métier: allez-voir sur place. Produisez des reportages, informez votre public en détail.

Spock

Si j’avais besoin d’autre chose pour me convaincre qu’il est plus que temps d’arrêter de disséminer des informations personnelles dans toutes sortes de services et de systèmes qui n’en assurent pas la protection, voici cette chose: Spock.

On en parle ici et , notamment.

Bonne lecture. Et prenez garde… ça laisse un petit arrière goût amer.

Identité et communautés virtuelles

Dans la suite des réflexions de la semaine dernière sur le contrôle des renseignements que nous sommes prêts ou non à partager pour joindre une communauté virtuelle, je retiens cet extrait de commentaire de Virginie Clayssen en rapport avec Babelio (un site à découvrir, par ailleurs):

« Que partager, pourquoi, et avec qui ? Est-ce que l’on ne fait que s’offrir soi-même en pâture aux marchands, en dévoilant ainsi sur le web ses goûts, ses lectures ? Qu’est-ce qui fait qu’on le fait quand-même, le sachant ? Quel avantage on va en retirer ? Quel intérêt ? Pourquoi cela m’a fait plaisir de voir que quelques personnes m’avaient ajouté dans leurs “bibliothèqes préférées” ? Pourquoi étais-je contente de voir que j’avais en commun pas mal de livres avec quelques personnes que je connais ? C’est bien sûr cette question-là qui est au centre de ces problématiques de “communautés virtuelles” »

Créations Othalla

Impossible de passer sous silence le lancement du site des Créations Othalla, grâce auxquelles mon grand ami Nicolas Faucher peut (enfin) rendre visible une petite partie de l’imagination et de la créativité qui l’habite. Beaucoup de très beau travail — et très bien présenté.

Je vous invite chaleureusement à aller découvrir rapidement les univers de Briselune, d’Arkeo, et du Royaume de l’ombre ainsi que les projets didactique de Nicolas (qui est aussi enseignant de biologie). C’est ici…

Des vacances, du bonheur et du rêve

Je suis en vacances depuis quelques jours. J’en avais bien besoin. J’en profite pour m’abreuver des rires d’enfants, pour lire, pour marcher, pour prendre l’air, pour cogiter et pour écrire — notamment pour en découdre dans la complicité avec quelques amis en rapport avec le sujet de l’heure sur Internet.

Entre les journaux et quelques romans, je lis avec beaucoup de plaisir le dernier numéro du Monde de l’éducation (juillet-août 2007) qui a pour thème « une autre école — les penseurs, les acteurs, les passeurs ». C’est une parfaite lecture estivale composée de courts textes, stimulants sans être trop lourds ou trop denses. Quatre vingt pages qui situent le lecteur au coeur de l’avènement de cette « autre école ».

Et justement, entre autres discussions (autour de bons petits plats à Paris ou par courriel avec Québec et Wendake), je retiens pour guider mes prochaines lectures cette question qui résume bien, je crois, la perspective avec laquelle je souhaite continuer à réfléchir sur l’éducation:

« Comment inventer une éducation qui, à l’échelle d’une ville, permet à l’être humain d’apprivoiser la liberté et de participer, de plein droit, à l’Aventure humaine? Une éducation qui valorise à la fois la sérennité que procure le bonheur au présent et l’insatisfaction qui accompagne le rêve et le désir d’un autre demain? »

La semaine prochaine je serai loin de toute connexion à Internet, au coeur de la montagne, et j’aurai cette question à l’esprit.

Possible ou probable

Le récit, la fiction, l’anticipation… autant d’outils de formation, de stimulation de l’imaginaire et de mise en état de créativité et d’action.

C’est en tous cas ce que nous avons souhaité exploîter en préparant, avec l’équipe de Francis Grosjean, la vidéo suivante, dans le but de susciter la discussion au sein du groupe Editis (depuis un mois) et maintenant bien au delà.

Cela illustre aussi à quel type de nouveaux environnements mes collègues et moi devons préparer les éditeurs et leurs équipes.

Au plaisir d’en discuter.

Réseaux sociaux et identité — sentiment d’urgence

Bien que je sois particulieusement silencieux ici depuis quelques temps, je reste évidemment très actif sur le Web et plus que jamais en mode exploration, découverte et réflexion sur de nouveaux usages du Web.

J’explore notamment Facebook, avec autant d’émerveillement que d’angoisse — il faut bien le dire! Et même un peu plus d’angoisse que d’émerveillement, pour tout dire.

En conséquence, je ne peux m’empêcher de relayer ici ce texte de Virginie Clayssen, qui s’appuie sur le travail toujours exceptionnel de Danah Boyd (et sur un résumé remarquable de Olivier Ertzscheid), qui résume bien tout le défi que représente « les réseaux sociaux » dans une perspective éducative.

Il m’apparaît de plus en plus évident que ce dossier de « la gestion de l’identité » sera LE chantier des prochaines années.

Sommes-nous prêt à y faire face? De toutes évidences, non…

…et avec Internet on n’a plus besoin d’éditeurs!

J’ai rédigé il y a quelques semaines un texte sur l’édition des ressources éducatives numériques pour une revue qui a finalement choisi de ne pas le publier.

J’ai donc choisi de le publier plutôt sur le blogue du Canal numérique des savoirs (CNS), que je préside, en espérant qu’il pourra donner lieu à la discussion qu’il avait pour objectif de susciter.

C’est ici: « … et avec Internet, on n’a plus besoin d’éditeurs! »