Redécouvrez YouTube avec Mojiti!

Impressionnant ce nouveau service offert par la société chinoise Mojiti: choisissez un vidéo sur YouTube (ou Google Video, ou une foule d’autres sources) et annotez-le visuellement à l’intérieur même de la vidéo.

Imaginons:

  • prendre une vidéo et en faire un « sous-titrage pédagogique »;
  • demander aux élèves de traduire des dialogues (dans des vidéos historiques, par exemple);
  • faire très simplement des tutoriels pour des logiciels;
  • proposer aux élèves des analyses de spots publicitaires;
  • analyser/nuancer des discours politiques pendant les campagnes électorales;
  • et quoi encore?

Et c’est simple comme tout. Accessible à tous. Wow!

Voilà un outil qui pourrait permettre à l’occident de découvrir une partie de la culture visuelle asiatique, et inversemment.

Et François qui nous parlait justement il n’y a pas si longtemps de l’importance croissante de la vidéo en éducation… Je suis impatient de savoir ce qu’il pensera de Mojiti.

Note: au plan économique c’est aussi très bien pensé… voilà une entreprise chinoise qui pourrait éventuellement détourner une part (importante?) du trafic (audience) de YouTube… à très peu de frais: pas d’hébergement des vidéos, très peu de bande passante… Juste un petit service à valeur ajoutée. Génial! Ne reste plus qu’à YouTube à faire de même!

Steve Jobs plaide pour la libre circulation des fichiers musicaux

Si vous n’avez qu’un texte à lire aujourd’hui, ce doit être celui-ci:

Steve Jobs: Thoughts on Music.

Extraits:

«Let’s examine the current situation and how we got here, then look at three possible alternatives for the future. […] »

« The third alternative is to abolish DRMs entirely. Imagine a world where every online store sells DRM-free music encoded in open licensable formats. In such a world, any player can play music purchased from any store, and any store can sell music which is playable on all players. This is clearly the best alternative for consumers, and Apple would embrace it in a heartbeat. »

« Why would the big four music companies agree to let Apple and others distribute their music without using DRM systems to protect it? The simplest answer is because DRMs haven’t worked, and may never work, to halt music piracy. »

« If such requirements were removed, the music industry might experience an influx of new companies willing to invest in innovative new stores and players. This can only be seen as a positive by the music companies. […] »

« Convincing them to license their music to Apple and others DRM-free will create a truly interoperable music marketplace. Apple will embrace this wholeheartedly. »

« Comment on fait pour savoir? »

J’avais gardé cette anecdote pour la famille proche, mais ma désolation devant la tournure des discussions qui ont actuellement cours au Québec sur « les accomodements raisonnables » me donne aujourd’hui le goût de la partager avec vous.

* * *

CONTEXTE: Nous sommes à Paris depuis douze mois. À l’école, les amis des enfants sont vraiment de toutes les couleurs. Or, il y a quelques semaines, au moment du petit-dejeuner:

BÉATRICE (qui s’était fait couper les cheveux et coiffer la veille): « Papa hier je portais une tresse africaine. »

CLÉMENT, intrigué: « ah oui, qu’est-ce que c’est une tresse africaine? »

BÉATRICE: « c’est une tresse française ! Ici ils appelent ca une tresse africaine! »

ÉTIENNE: « pourquoi ils appellent ca une tresse africaine? Il n’y a pas d’Africains ici? »

CLÉMENT, intrigé: « ben oui, il y a des Africains ici… »

ÉTIENNE: « ah bon. »

CLÉMENT: « Etienne, comment tu pourrais faire pour savoir que quelqu’un est africain? »

ÉTIENNE, perplexe: « ben, je sais pas… comment on fait pour savoir? …on ne peut pas savoir… »

Eh non… effectivement… papa était dans l’erreur… le fils avait bien raison: on ne peut pas savoir! Il faut décidément se méfier des apparences. Pour lui, tous les enfants de sa classe sont français, c’est normal! À Québec, les gens sont blancs; à Paris, de toutes les couleurs… Ça fait réfléchir.

L’ordinateur à l’école: indispensable!

Un article dans Le Soleil de ce matin qui fait référence à l’expériences des neufs jeunes québécois qui témoignaient de leur utilisation des blogs et des wikis à Autrans la semaine dernière.

J’en retiens particulièrement deux phrases — la première de Virginie, la seconde de Louis-Étienne:

« [l’ordinateur] est un outil génial ! Ça facilite l’apprentissage, parce qu’avec Internet, on a accès à une foule d’informations. Je serais prête à m’en passer à la maison… mais pas à l’école ! »

« Quand on sait qu’on est lu, ça nous motive à faire plus attention à ce qu’on écrit »

Parole, blog, cité, légitimité…

« C’est prendre le droit à la vie de la cité que de s’exprimer, de surcroit de la manière la plus aboutie chez les humains, pas l’écrit. Si je prends droit à participer à la vie de la cité, c’est que j’y ai un intérêt qui vaut surement autant que celui des autres. […] [Or, au cours des dernières semaines] ma légitimité m’a fait défaut ou en tout il m’a fallu l’interroger. C’est ce que je vous invite aussi à discuter en cette fin d’année 2006 »

Extrait d’un texte de Bruno Devauchelle sur lequel je souhaite trouver le temps de revenir dans les prochains jours.

Mise à jour 2 janvier 2017: le lien vers les texte est maintenant plutôt celui-ci.

23 décembre

Le 23 décembre a toujours été une date spéciale pour moi — marquée par l’air de Beau dommage et par le début des fêtes de Noël.

Dorénavant, cette date sera aussi marquée par l’expérience parisienne d’un début de réjouissances à la fois bien différent et très semblable à ce que j’ai toujours connu.

Bien différent parce qu’il y a quelque chose de remarquable pour nous, athés, d’être reçus l’après-midi chez des voisins musulmans et de recevoir le même soir des amis juifs, tout ça à l’occasion d’une fête chrétienne.

Très semblable parce qu’à Québec comme à Paris, chez-eux comme chez-nous, l’essentiel c’est la rencontre d’êtres humains curieux et amicaux, intéressés par l’Autre, prêts à partager leur expérience de la vie en mets, en paroles et en rires.

Joyeux Noël!

Person of the Year: You!

François attire notre attention sur une brillante idée du Time Magazine qui consacre ses honneurs annuels non pas à une personne, comme c’est la tradition, mais à tous ceux et celles (potentiellement tout le monde!) dont les gestes, relayés par une nouvelle générations d’applications réseaux (dits, à tort ou à raison, Web 2.0), sont en train de réinventer Internet et de donner de nouvelles formes à la culture, aux médias, à la collaboration: Person of the Year: You

« It’s about the many wresting power from the few and helping one another for nothing and how that will not only change the world, but also change the way the world changes. »

C’est un très puissant message que lance ainsi Time Magazine, dont l’édition de fin d’année est une extraordinaire caisse de résonnance. En ce sens, je trouve particulièrement intéressant qu’ils aient choisi de mettre les projecteurs sur les gens plutôt que sur la technologie.

Décidément, l’année 2007 ne sera pas moins stimulante que 2006 pour ceux et celles qui cultivent de grands rêves. Plus que jamais, rien n’est impossible!

Optimisme naïf? candeur? Peut-être, mais je le crois vraiment! Et je choisi cette utopie pour éclairer mes choix et guider mon action.

6 décembre 1989

Merci Rosalie. Merci Mario.

« Cette année, il y aura 17 ans que ces 14 jeunes femmes sont mortes. Jeunes, elles avaient l’avenir pour elles. Mais femmes, elles ont été prises au piège d’une logique meurtrière dirigée contre les symboles les plus visibles de l’affirmation et de la libération du sexe féminin. La commémoration de cette tragédie nous rappelle que le fléau de la violence persiste dans nos sociétés, au Québec comme ailleurs dans le monde. » (source: Conseil du statut de la femme)

Plaidoyer écologique

Nicolas Hulot dans Libération:

« …la possibilité future de production et de redistribution des richesses est désormais conditionnée par l’état de la planète. Avec des ressources naturelles en voie d’épuisement et des grands équilibres du vivant fortement compromis, il n’est plus envisageable de concevoir la répartition des parts du gâteau de la richesse autour de sa croissance illimitée.

C’est à partir de ce constat, radicalement inédit dans l’histoire de l’humanité, que les politiques doivent désormais se redéfinir, à droite comme à gauche, et offrir des solutions qui, pourquoi pas, peuvent s’avérer différentes et provoquer de féconds débats démocratiques. Répondre au défi écologique constitue aujourd’hui la première tache politique, le socle commun de tous les choix à venir.

[…] il ne suffira pas d’agir à la marge et d’additionner les gestes de bonne volonté, individu par individu. Il n’y a pas compatibilité entre le système économique tel qu’il fonctionne et l’imaginaire culturel qu’il déploie, et la mutation à laquelle nous sommes conviés. Nous devons nous engager vers des changements structurels auxquels le logiciel du libéralisme, à base de laisser-faire et de logique marchande, n’échappera pas. Mais les postures dénonciatrices et les incantations ne suffiront pas. Il importe maintenant de savoir comment nous allons faire. »

Le gras est de moi…

Centre d’exploration scientifique

« Son projet : créer un lieu grand public pour faire vivre les sciences. Pour partager les résultats de la recherche, montrer des prototypes, toucher, voir, expérimenter, semer le goût des sciences chez les jeunes et, peut-être, de la carrière scientifique. […] Un lieu pour rire, courir, pour parler fort. Un lieu qui donnerait envie de revenir pour vivre d’autres expériences. C’est comme ça qu’elle imagine la chose.  […]

« Un centre de sciences est aussi un outil de développement économique pour une région, un attrait touristique supplémentaire, une vitrine pour les entreprises locales. On y développera peut-être le goût de l’innovation et du risque qui manque parfois à cette ville. »

Texte complet sur le blog de Mario…

Tout savoir sur le projet sur le site de la Boîte à Science…