La petite télé

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Journée sportive. Hockey. Mini-basket. Une pratique. Deux matchs.

J’observe.

Des caméras vidéos. Des appareils photos. Des téléphones. Des iPhones. Des photos. Beaucoup de photos! Souvent.

Mais pas tout le temps. Et pas au hasard. C’est intriguant.

Tous les appareils semblent se lever en même temps, comme si les bras qui les portaient étaient guidés par une même intention.

C’est comme si les moments forts étaient encore plus excitants vus dans un écran — cadrés. Encadrés. Comme à la télé.

Clic. En mémoire — celle de l’appareil. Pour les souvenirs ça reste à voir.

Ça m’intrigue.

Ça m’intrigue parce que sont les autres moments qui m’intéressent le plus — ceux qui préparent ces moments-clics. Les moments de préparation, les chutes, les complicités, les oups et les tapes dans le dos qui disent la prochaine fois ça va aller mieux.

Ce que j’aime voir dans la petite télé, c’est ce qu’on ne voit pas assez dans la grande télé.

Moutons

Des moutons. Autrefois on comptait des moutons.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six… dix… z z z

Et vous? à quoi consacrez-vous vous dernières pensées du jour?

À la journée de boulot? Au chapitre du roman que vous venez de déposer sur votre table de chevet?

Et à quoi pensez-vous que peut bien penser une fille de 9 ans?

Vous croyez pouvoir l’imaginer? Je le pensais aussi.

* * *

La lumière était déjà fermée. Elle avait les yeux ouverts. Immobiles.

— Bonne nuit ma grande.

— Bonne nuit papa.

— À quoi tu penses?

— J’essayais de compter dans combien de livres de ma classe il doit y avoir le mot suffixe.

J’étais bouche bée.

Et vous? Dans combien de livres de votre bibliothèque il y a le mot suffixe, croyez-vous?

Un, deux, trois, quatre, cinq, six… dix… z z z

Thé

— Je vais me faire un thé.

— Déca pour moi s’il te plaît, je ne prends plus de chances.

— ok.

Pendant l’infusion, je prends cette photo — espérant y trouver l’inspiration pour un court texte.

Mais la théière se vide en vain.

Jusqu’à ce que je google:

thé littérature québec

Résultats:

Fred Pellerin me suggère de boire mon thé fort pour pisser drette (dommage, c’est du déca, ça va être slaque);

Les Jardins de Métis m’invitent aux thés littéraires de la saison 2011 (malheureusement pas d’éditions hivernales);

Et Jack Kerouac se faufile sur mon écran parce qu’il a écrit On The Road Again (et que Google n’a pas compris que c’est l’accent aigu qui donne au thé toute sa saveur).

Mais c’est un autre lien qui attire mon attention:

Littérature québécoise – Le monde selon Hélène Rioux | Le Devoir

17 déc. 2011 – Consultez l’article Littérature québécoise – Le monde selon Hélène … le traducteur mélancolique, devant un thé-citron; il tente depuis des …

Je clique.

Les mots surlignés tissent une toile qui me plaît bien:

Thé-citron

Théâtre

Bibliothèque

C’est dans l’esprit du moment.

« La lecture de ces pages laisse un goût joyeux et sensuel. Papilles érudites, à la recherche de mets parfumés et savoureux, Hélène Rioux édifie la table en un art du quotidien. »

Un personnage ajoute: « Ce qui existe dans la vraie vie ne suffit pas, c’est pour ça qu’on rêve. »

J’aime. Suis intrigué. Je n’ai jamais lu Hélène Rioux.

Quelques clics de plus. J’en télécharge un extrait.

Premier chapitre. Une vingtaine de pages.

« C’est pas parce que les choses fonctionnent d’une façon depuis la nuit des temps qu’il faut pas les changer, comme elle aime le répéter. Tout peut s’améliorer.» Vu comme ça, elle n’a peut-être pas complètement tort. «Il n’y a pas pire eau que l’eau qui dort.» Sans doute. Mais quand elle a voulu baptiser « hachis Parmentier » le vénérable pâté chinois, Marjolaine s’est insurgée. Trop, c’est trop.

J’ajoute à mes prochaines lectures.

Nuits blanches et jours de gloires

A priori pas grand chose à voir avec le thé.

Et pourtant.

Le monde des livres

C’est l’histoire d’un homme qui lisait Le Monde avec délectation presque tous les soirs au retour du boulot. Plonger les doigts dans la poche pour en ressortir 1€30, tendre la main à l’homme du kiosque à journaux, repartir avec l’exemplaire daté du lendemain. Un rituel.

Trois années plus tard, à plus de cinq mille kilomètres de Paris, il lui arrive encore d’acheter Le Monde — des exemplaires qui portent généralement une date pourtant déjà oubliée par son agenda. Pour 4,25$. Pour le plaisir. Pour le souvenir. Pour lire.

Cet homme affectionne particulièrement les éditions du vendredi parce qu’on y trouve Le Monde des livres. Et cette semaine, coup de chance, il avait pu l’acheter dès le samedi en fin de journée, malgré la distance.

Première section lue dans le canapé, samedi soir, avec un verre de vin. Actualité française et internationale. Deuxième section le dimanche matin, avec une tasse de café. Le Monde des livres. En page 5 :

Les histoires de peu de Christian Gailly

Six nouvelles qui se révèlent plus étonnantes les unes que les autres, malgré une redoutable économie de moyen. Ou grâce à celle-ci. ()

Il est question de La roue et autres nouvelles, un livre tout juste publié par les Éditions de Minuit.

L’homme pensa qu’il était bien dommage qu’il ne soit plus à Paris. Cela aurait été si simple de rendre visite à son libraire et de commencer à lire ce livre qui avait attiré son attention. Dès aujourd’hui, puisqu’il en avait le temps. Cela aurait été une lecture parfaite pour cette journée de grand froid (il aurait bien sûr fait beaucoup moins froid à Paris, se dit-il, esquissant un sourire).

C’est alors que l’idée lui passa par l’esprit — mais bien sûr!

Il ouvrit ordinateur sur le monde des livresEurêka!

Le téléchargement débuta peu après et quelques minutes plus tard il découvrait l’univers étonnant des nouvelles de Christian Gailly; avec ses mariés-qui-ne-le-sont-pas, son perroquet rouge (ou vert), ses officiers de la police criminelle, son gâteau-pour-les-enfants et ses merveilleuses fleurs coupées.

Cet homme ne vous en dira pas plus, sinon vous confirmer que c’était effectivement une lecture parfaite pour une journée de grand froid.

Voiles

Je l’avais vu, de très loin. J’ai accéléré le pas jusqu’à la voir un peu mieux. Plus intrigante encore.

Toute vêtue de noir. Tissus neufs. D’une propreté impeccable. Hors de la réalité.

Elle donnait l’impression de flotter à quelques centimètres du sol, portée par des voiles. Quel âge pouvait avoir cette femme? Qu’était-elle venue faire dans le quartier? Parce qu’elle venait sûrement d’ailleurs ou d’un autre temps.

Arrivait-elle de la gare? Se rendait-elle au palais de justice?

Ou peut-être était-ce un personnage échappé d’un roman à la recherche de la bibliothèque Gabrielle-Roy?

C’est en formulant cette hypothèse que j’ai réalisé que nous étions le 27 octobre et que Québec en toutes lettres devait annoncer un peu plus tard dans la journée sa thématique pour la prochaine année.

J’ai reçu un courriel quelques heures plus tard:

Jeudi 27 oct 2011

Thématique 2012 : Isaac Asimov et la science-fiction — La science-fiction sera à l’honneur du 11 au 21 octobre 2012 avec l’écrivain et scientifique Isaac Asimov !     

J’en ai conclu, réjoui, que la littérature avait déjà commencé à envahir la ville.

Le vitrail

C’était à la Place de la Madeleine, si je me souviens bien. Ou tout près.

Je revenais d’un souper. Avec qui? Je ne m’en souviens plus.

C’était un soir d’automne sombre et venteux, quelques semaines avant que Paris ne s’illumine pour les Fêtes.

Tout à coup, cette vitrine, au détour d’une rue.

Des tissus sobres, habilement modelés, suspendus — en vol — devant un carré de ciel bleu qui faisait face aux impressionnantes colonnades de l’église de la Madeleine.

J’y ai vu un vitrail, sous lequel j’ai eu envie d’écrire

l’habit ne fait pas le moine!

Fallait-il l’écrire en lettres d’or ou oser le faire avec une bonbonne aérosol? La question était intéressante.

Elle est toutefois restée bien théorique, puisque je n’avais pour seul outil qu’un vieux stylo, et mon appareil photo.

Besoin de papier

Ah, ce qu’on peut être mal pris parfois…

Dans ce temps là, on a souvent a besoin de papier.

De petites feuilles de papier carré prédécoupées, ou de feuilles 8 1/2 x 11 avec un message préformaté prêt à diffuser: un bon vieux communiqué de presse bien senti.

C’est à ça que j’ai pensé en lisant plus tôt aujourd’hui le papier de Raymond Chabot Grant Thornton au sujet de l’embauche de celle qui était vice-première ministre du Québec et responsable du Plan Nord, il y a à peine quelques semaines:

« Contrairement à ce qui a été dit depuis hier par certains médias, Mme Normandeau n’aura aucun mandat spécifique lié au Plan Nord. D’ailleurs, Raymond Chabot Grant Thornton est au courant de certaines contraintes auxquelles Mme Normandeau est assujettie à l’égard du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale et de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme. Autant Mme Normandeau que la firme, nous avons l’intention de nous y conformer. »

Faut croire qu’ils étaient ben mal pris.

J’espère que ça les aura soulagés. Pas moi.

Ça me fait chier de faire rire de moi.

Synthèse

Ce matin, dans Le Devoir, j’ai lu un article intitulé Internet sans entrave. On y fait référence à la Pirate Box — avec une image forte.

En cours de matinée, un ami m’a fait suivre une vidéo effarante où on voit une femme plonger malgré elle dans une rivière infestée de crocodiles après la rupture de l’élastique qui devait la retenir lors d’un saut de bungee.

Ce midi, à la pizzeria, il y avait un panier de jouets pour enfants à côté de notre table. J’y ai plongé la main pour en ressortir quelques items et fabriquer, sans trop réfléchir, une petite scène dont j’ai fait une photo.

En la regardant ce soir, je réalise que j’avais inconsciemment réalisé une étonnante synthèse de ma consommation médiatique matinale.

Restait à comprendre la présence du Rubik’s Cube

…vous savez, l’amusant casse-tête qui nous en a fait voir de toutes les couleurs et auquel il manque ici un morceau (le pirate est assis dans l’espace laissé libre)?

* * *

C’était le retour au travail ce matin. Est-ce que je vous l’avais dit?

Et est-ce que je vous ai dit que notre dîner avait pour but d’établir les priorités des prochaines semaines.

En y pensant bien, la présence du Rubik’s Cube s’explique peut-être assez bien elle aussi!

Au bout de la ligne

Il y a des photos plus faciles à faire parler que d’autres. Comme celle-ci, qui a été prise par Guy Bergeron ce matin, à Lo de Marcos, par exemple.

* * *

C’est le petit matin. On devine la brise qui accompagne le lever du soleil. Le bruit des vagues.

À la mer!

Et toutes ces lignes entremêlées. Hameçons rouillés. Bientôt appâtés.

À la mer!

Qu’y aura-t-il au bout de ces lignes?

Quels poissons?  Quels repas?

Et à l’autre bout? Qui aura-t-il?

Quels enfants? Quels espoirs?

À un bout de la ligne, il y a l’humain. Toujours.

Tout est de savoir à quel bout on se trouve.

Crêpes

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A. dormait encore. Il faut bien profiter de la fin des vacances. J’en ai profité pour faire les crêpes. La bonne vieille recette de Pinard. Laissez reposer 1h au moins sur le comptoir…

C: — les crêpes ne goûtent pas comme d’habitude.

A: — c’est papa qui les a faites…

Moi: — c’est la recette du plus grand cuisinier au Québec… ben meilleur que Ricardo (dit avec une pointe de fausse jalousie).

De fil en aiguille, on ressort le livre de Pinard. Déjà presque vingt ans. Pas de photos. L’ancêtre.

La section Dites-le avec des crêpes commence par: « Chère Josée… »

Elle même. La di Stasio.

On sort le troisième opus. Reçu à Noël. Fait de magnifiques photographies. Avec la même intelligence.

Échanges sur l’édition, la gastronomie, les mots et les goûts.

Les crêpes étaient vraiment très bonnes.

Oiseaux

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Ces petits oiseaux font entendre leurs chants seulement quelques semaines par année. J’aime particulièrement lorsqu’ils gazouillent le petit renne au nez rouge.

Ils migrent pour se poser dans le sapin familial depuis trente ans. Ils se nourrissent de pommes, également suspendues aux branches de l’arbre de Noël.

Ils repartiront probablement aujourd’hui, réjouis par l’agréable rencontre d’hier soir où ils ont pu assister avec nous à un ineffable spectacle de magie offert par C. et A.-M. (pauvres cuillères!).

La mise à mort des consommateurs improductifs

« Extraits du journal de Jules Flegmon

10 février. — Un bruit absurde court dans le quartier à propos de nouvelles restrictions. Afin de parer à la disette et d’assurer un meilleur rendement de l’élément laborieux de la population, il serait procédé à la mise à mort des consommateurs improductifs : vieillards, retraités, rentiers, chômeurs, et autres bouches inutiles. Au fond, je trouve que cette mesure serait assez juste. […]

12 février. — … il n’est pas question de mettre à mort les inutiles. On rognera simplement sur leur temps de vie. Maleffroi m’a expliqué qu’ils auraient droit à tant de jours d’existence par mois, selon leur degré d’inutilité. Il paraît que les cartes de temps sont déjà imprimés. J’ai trouvé cette idée aussi heureuse que poétique. […]

13 février. —C’est une infamie! un déni de justice! un monstrueux assasinat! Le décret vient de paraître dans les journaux et voilà-t-il pas que parmi  » les consommateurs dont l’entretien n’est compensé par aucune contrepartie réelle « , figurent les artistes et les écrivains! À la rigueur, j’aurais compris que la mesure s’appliquât aux peintres, aux sculpteurs, aux musiciens. Mais aux écrivains! Il y a là une inconséquence, une aberration, qui resteront une honte suprème de notre époque. Car, enfin, l’utilité des écrivains n’est pas à démontrer, surtout pas la mienne, je peux le dire en toute modestie. Or, je n’aurai droit qu’à quinze jours d’existence par mois. »

* * *

Ce sont quelques extraits de La carte, troisième nouvelle du Passe-muraille, de Marcel Aymé.

Je n’ai rien à ajouter. Seulement une suggestion à formuler:  garder ce texte en mémoire lorsque l’actualité politique reprendra dans quelques jours.

Téléporté!

La téléportation est aujourd’hui possible, j’en ai fait l’expérience ce soir.

— Ah ben ça, c’est la cerise sur le sundae… me direz-vous.

He ben justement, partons de là, si vous le voulez bien!

Ainsi, à partir du Dairy Queen où j’avais été transporté (allez savoir pourquoi), qui est situé à l’intersection de General McMullen Drive et de Ceralvo Street, je me suis dirigé vers le Nord. J’ai tourné à droite juste avant d’arriver à la cabane bleu ciel du casse-croûte Chris & Kids (c’était fermé, mais de toute façon, un hot dog avant de se coucher, ce n’est vraiment pas l’idéal!)

Je me suis alors retrouvé sur une petite rue tranquille d’un peu moins d’un kilomètre. Je n’aurais pas fait le choix d’y vivre, mais la visite a été agréable. La plupart des terrains étaient clôturés, mais presque toutes barrières étaient ouvertes. J’ai vu peu de maisons à vendre et toutes étaient relativement bien entretenues. Malgré le caractère modeste du quartier, j’ai pu voir en remontant la rue une vieille Cadillac rouge (devant le 513) et une Mercedes brune (devant le 121). À part ces deux exceptions, je n’ai vu que des voitures assez ordinaires et quelques pickups.

Devant le 320, des enfants jouaient dans la rue, sans supervision d’un adulte. Le quartier doit donc être assez sécuritaire. J’ai quand même vu des espadrilles suspendues aux fils électriques au-dessus de la chaussée (devant le 229) — ce qui est généralement un signe de la présence de gang de rue.  Personne n’a semblé remarquer ma présence, à l’exception des deux chiens qui sont sortis de la cour du 213 pour solliciter quelques caresses et qui m’ont suivi pendant quelques instants.

La rue Remolino se termine un peu plus loin, à l’intersection de la rue Escuela. L’école secondaire est à quelques minutes de là, sur la droite. C’est à cet endroit que j’ai pris la photo ci-dessus, afin de témoigner de mon étrange expérience. Pour vous aider à me croire.

Et avant que vous ne le demandiez, c’est évidemment en m’introduisant dans ce charmant petit garage aux portes bleues que j’ai pu être retéléporté dans mon lit sans devoir repasser par le Dairy Queen.

Il ne me reste maintenant plus qu’à éteindre ma lumière pour la nuit.

Déjà vu

Vous le voyez? À l’arrière-plan?

Je l’ai vu prendre une photo de la voiture, à la dérobée.

Je me suis demandé pourquoi.

Et j’en ai pris une à mon tour. Pour essayer de comprendre.

Je trouverais forcément des indices dans l’image. C’est ainsi que ça se passe dans Millenium. Dans le premier tome, je crois.

J’allais découvrir qui est cet homme et pourquoi il s’intéressait à cette voiture.

C’était il y a un mois. J’ai analysé la photo des centaines de fois sans comprendre, jusqu’à ce que je relise Le Décret, quatrième nouvelle du Passe-Muraille de Marcel Aymé.

À l’arrière-plan. C’était moi. Moi à un autre moment.

« Il y aura bientôt un mois que j’ai noté le récit de mon aventure et à le relire aujourd’hui j’éprouve le regret très vif de n’avoir pas été plus précis. Je me reproche de n’avoir su prévoir ce qui m’est arrivé depuis. Durant ces quelques semaines, je me suis si bien remboîté dans notre triste époque, que j’ai perdu la mémoire de l’avenir. »

Galons

C’était un matin d’hiver, au départ de Québec.

Je lisais. Le Devoir, proablement.

J’ai levé les yeux peu après le décollage. Page A6, juste après l’éditorial.

Merde! 

Quatre galons dorés sur l’épaule devant moi. C’est le commandant.

Devant moi. Au fond de l’appareil.

J’ai pensé en informer la chef de cabine — un galon, argent, sur la manche.

Je n’ai pas osé. Pas voulu l’inquiéter.

Tout s’est bien passé.

On s’est posé sans encombre à Montréal.