Apprendre à être optimiste

François nous propose un intéressant début de réflexion sur l’importance de l’optimisme dans l’éducation des enfants. Un extrait:

Côté affectif, l’optimisme est certainement l’un des sentiments les plus importants à préserver chez les élèves. […] Ça ne veut pas dire qu’il faille dorloter les enfants ou leur faire voir la vie en rose, mais les aider à accepter l’échec comme une étape de l’apprentissage…

Je n’avais jamais imaginé que l’optimisme puisse s’apprendre. Mais il semble que ce soit possible […] c’est une attitude qui gagne à être acquise dès l’enfance [et] à défaut de l’enseigner, il s’agit certainement d’un aspect que les enseignants ont tout intérêt à considérer. »

Charlie et la chocolaterie

J’ai lu avec beaucoup de plaisir dans les derniers jours Charlie et la chocolaterie. J’en fais aussi la lecture à voix haute aux enfants, qui y trouvent aussi un très grand plaisir. L’imaginaire de Roal Dahl est vraiment amusant et sait habilement rejoindre celui des enfants. L’univers de l’histoire est vraiment surréaliste, le propos joyeusement moralisateur (ce que je déteste habituellement mais qui, dans ce cas, est particulièrement bien réussi, grâce à l’humour).

Reste à voir ce que Tim Burton aura pu en faire.

Québec sans fil?

Je rêve que nous puissions un jour avoir à Québec un réseau sans sans fil aussi développé que celui de Montréal. Ça pourrait repartir de , par exemple. Mais on part de loin… parce que selon le répertoire de hotspots Jwire, Québec ne compte actuellement que 17 points d’accès… dont seulement trois sont gratuits. Y’a du travail à faire…

En attendant, un immense bravo à tous ceux et celles qui bâtissent progressivement le réseau montréalais et qui rendent ainsi un immense service à leur communauté (et aux visiteurs).

Cette représentation de leur travail est particulièrement fantastique (et pratique!)

Une année de recul pour Manon Cornellier

La journaliste Manon Cornellier, nous apprenait ce matin dans Le Devoir qu’elle se prépare à « prendre congé […] pour une année entière afin de poursuivre un projet d’étude mais aussi de prendre du recul après bientôt 20 ans passés sur la colline parlementaire fédérale ». Elle me manquera, j’ai toujours beaucoup apprécié son regard sur l’actualité politique.

Son texte de ce matin, intitulé Au revoir! n’a pas fait exception:

« Ce qui me désole, c’est la peur qu’ont bien des politiciens d’affronter les questions difficiles et de faire un vrai débat sur la place publique plutôt que de mener une opération de marketing. Le gouvernement prétend consulter alors qu’il multiple les groupes témoins et les sondages pour mieux modeler son message et le faire avaler.

Le niveau du débat aussi a décliné. […] Mais la classe politique est-elle la seule responsable de l’état actuel des choses ? […] 

[Heureusement], une chose n’a pas changé depuis 20 ans et explique le fait que le cynisme ne me frappe pas encore : la vie publique reste habitée par beaucoup de gens sincères, désireux de servir leurs concitoyens»

À lire

François sur l’école communautaire

François élabore sur le modèle de l’école communautaire auquel je faisais référence hier. Il soulève plusieurs bonnes questions.

J’y reviendrai dans les prochaines heures, je pense qu’il est important de faire du chemin sur cette « nouvelle » au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Tout se passe comme si le ministère voulait faire une « consultation informelle » sur le sujet au cours de l’été et annoncer ses orientations peu après la rentrée (ça ressemble à un ballon politique quoi…).

Écoles communautaires

Belle surprise en ouvrant Le Soleil ce matin: un article de Violaine Ballivy qui nous apprends qu’un groupe de travail recommande au ministère de l’Éducation d’adopter rapidement une politique spéciale pour favoriser le développement d’écoles plus communautaire. J’y crois.

« Mandaté à l’issue du Forum des générations, le groupe de travail a publié une vingtaine de recommandations sur l’avenir de l’école communautaire au Québec […] « Une école communautaire vise à faire de la réussite des jeunes un engagement social » en mobilisant les parents, le personnel de l’école et les partenaires du milieu communautaire, social, culturel, municipal, gouvernemental… »

Le site du ministère présente le rapport complet du groupe de travail, que je vais m’empresser de lire dans les prochains jours. Commentaires à suivre donc.

Le document tombe d’autant plus à point qu’il vient mettre de l’eau au moulin pour un mémoire que je dois écrire pour le conseil d’établissement de l’école du Versant, qui reposera essentiellement sur trois principes: l’école de quartier, une école qui favorise la mixité et une école qui favorise qu’on s’y engage.

C’est stimulant tout ça.

Quel leadership attend-on de nos politiciens?

Parmi les carnets socio-politiques que j’ai adoptés, il y a celui de Valérie Bélair, appelé Verstehen (ce qui représente la compréhension empathique de la société, selon Max Weber).

S’y trouve par exemple aujourd’hui un début de réflexion des plus intéressants:

« Maintes discussions politiques avec mes collègues et amis me font croire qu’il est évident que le rôle de leadership des politiciens est aujourd’hui bien différent de celui d’hier. »

Je me suis lancé avec quelques remarques… la discussion se poursuivra sans doute dans les prochains jours.

Web et politique: lire… et commenter (surtout, du moins pour le moment!)

Depuis plusieurs années, c’est essentiellement par le Web, et de plus en plus par la carnetosphère, que j’alimente mes réflexions sur l’éducation.

Je n’avais pas encore fait de saut semblable pour la réflexion politique. J’avais bien sûr suivi la campagne d’Howard Dean pour la présidence américaine, et un peu, distraitement, le référendum français sur le projet de constitution européenne, mais c’est encore essentiellement dans les médias traditionnels (journaux et radio, surtout) que je puisais l’essentiel de mon information.

Eh bien à travers l’expérience de la mise en ligne de paulinemarois.org (et de sa lente mise en marche) je dois dire que je découvre un monde au moins aussi riche que dans le domaine éducatif. Des carnets web, anglo et franco, des espaces de discussion, des sites de candidats et de députés très variés (lorsqu’ils existent!), des sources d’informations politiques alternatives remarquables, de gauche, de droite, modérées, excessives, allez hop! Et ça me bouffe un de ces temps… Mais c’est passionnant!

Des heures et des heures… d’ici à ce que je puisse mieux juger de la valeur et de la pertinence de chacune de ces sources, et mieux sélectionner celles sur lesquelles je porterai mon attention.

En attendant, je laisse des commentaires ici et là… et je rapporterai éventuellement quelques réflexions ici.

PaulineMarois.org et les nouveaux espaces démocratiques

Au cours des derniers jours, Opossum a eu l’occasion tout à fait imprévue de concevoir et de réaliser (avec iXmédia) le site de la candidature de Pauline Marois à la direction du Parti Québécois. Ça été deux jours et demi de travail intensif, mais je suis pas mal fier du résultat. Ce n’est pas parfait… mais c’est pas mal du tout et c’est très souple, alors ça va sans doute continuer à s’améliorer dans les prochaines semaines.

Il y a une partie du site qui est sous forme de « livre de bord » de sa campagne. Il est possible de réagir à chaque texte qu’elle publiera. Ça été fait ainsi dans le but de favoriser un dialogue et de faire en sorte que Pauline Marois puisse prendre le poul des gens et se laisser inspirer par leurs idées, leurs interrogations, leurs suggestions.

L’interaction qui en résulte est quelque chose que les responsables de campagne savent utile, pertinent et nécessaire, mais qui est sans doute un peu insécurisant (je présume!). Alors si ça vous dit de donner un petit coup de pouce pour favoriser la naissance de nouveaux espaces démocratiques, qui permettent une proximité croissante entre les « représentants » et les « représentés » (c’est nous ça!), eh bien ne vous gênez surtout pas pour laisser un petit mot sur le site: commentaires, questions, suggestions encouragements, etc. Ça ne vous oblige évidemment pas à prendre position… Après tout, la démocratie, c’est débattre, discuter, échanger des points de vue.

Je pense que nous avons la reponsabilité collective d’encourager les politiciens et les politiciennes qui, comme Pauline Marois et André Boisclair, osent expérimenter ce que les « nouvelles technologies » permettent comme nouveaux espaces la discussion, de débat et de dialogue.

Ce sera aussi un message lancé aux autres candidats, qui pour le moment n’ont pas de site Web ou en ont un qui ne fait pas de place aux idées du public. Le message sera aussi passé pour les prochaines élections. Il me semble que comme citoyen, nous avons droit à un contact de ce type avec les gens qui sollicitent notre confiance.

Bravo et bonne chance à Pauline Marois!

D’hier à aujourd’hui, l’AQUOPS… et nous!

Dans le contexte où l’AQUOPS lutte pour sa survie, j’ai proposé à Marcel Labelle ‹ qui est un des fondateurs de l’association ‹ de partager avec moi quelques réflexions sur les origines de l’association, sa pertinence aujourd’hui et ainsi que sur les formes qu’elle pourrait adopter dans l’avenir. Je reproduis ici, avec sa permission, l’essentiel de notre conversation.

Lire la suite de « D’hier à aujourd’hui, l’AQUOPS… et nous! »

Barouetté

Grosse fin de semaine de réflexions éducatives et politiques, heureusement entrecoupées de bains de soleil et de rencontres familiales.

Débutée avec la lecture de Marie-Victorin, interrompue par les tribulations provoquées par la démission de Bernard Landry, la fin de semaine se sera finalement conclue par le visionnement d’un chef d’oeuvre de Charlie Chaplin. Je me suis drôlement fait barouetté entre l’inspiration, l’admiration, et l’incrédulité. Je n’en ressors d’ailleurs pas complètement indemne. Ces trois hommes étaient manifestement guidés par de très puissants idéaux. Et moi, quels sont les miens?

Avec tout ça, j’ai évidemment manqué de temps pour compléter ma réflexion sur la nécessaire survie de l’AQUOPS. J’ai heureusement pu l’étayer considérablement, notamment grâce à un très fructueux dialogue avec Marcel Labelle, cofondateur de l’association. Je publierai d’ailleurs dans les prochains jours, avec sa permission, l’essentiel de notre conversation. À suivre…