Mentor en entrepreneuriat

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Je participais en fin d’après-midi jeudi à l’activité de reconnaissance d’Entrepreneuriat Sainte-Foy — un programme pour lequel j’ai accepté d’être mentor au cours des derniers mois.

C’était l’occasion pour le Cégep de Sainte-Foy, où j’ai eu la chance d’étudier, de reconnaître le travail remarquable accompli par les étudiants de la première cohorte de ce programme qui vise à développer une nouvelle génération d’entrepreneurs.

Ça a été très agréable de revoir les membres de l’équipe de BLDL Comptabilité, que j’ai accompagné comme mentor, ainsi que tous les autres étudiants, enseignants, entrepreneurs-mentors et intervenants du milieu économique.

C’était beau de voir ainsi dix entreprises et une quinzaine d’organismes particulièrement engagés dans la formation en entrepreneuriat dans le réseau scolaire.

Tout le monde avait les yeux brillants.

Et la bonne nouvelle, c’est que si le parcours est terminé pour ce premier groupe d’étudiants (encore bravo!), d’autres pourront profiter d’une expérience semblable dès l’an prochain.

* * *

Pas besoin de dire que je me réjouis par ailleurs de voir que la Grande journée des petits entrepreneurs, qui a pris son envol l’an dernier à Québec, s’étendra dès cette année à tout le Québec grâce à la collaboration de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Bravo à Mathieu Ouellet, Isabelle Genest, Catherine Morissette pour cette merveilleuse idée — ainsi qu’à tous leurs collaborateurs et partenaires!

De passage à La Sphère

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L’émission La Sphère, de la radio de Radio-Canada, était diffusée hier en direct du Salon du livre de Québec. J’y étais invité pour participer à un échange sur le livre numérique.

Ça été un échange assez large, où nous avons survolé bien des sujets en rapport plus ou moins direct avec les impacts du numérique sur le monde du livre et de la lecture. Et pas que sur la dimension technique (fichiers epub et pdf, lecture sur tablette ou sur eReader, etc.) — mais aussi sur la manière de raconter une histoire, sur les façons d’éditer et de diffuser les oeuvres. Un survol des modèles économiques qui sont bouleversés également. Bref, beaucoup de sujets en peu de temps.

Pour entendre ou réentendre l’émission, c’est ici:

La Sphère | Les différents visages du livre électronique | 11 avril 2015

Pour voir quelques-uns des gazouillis qui ont été publiés au cours de l’émission:

Storify | Le livre numérique à La Sphère | 11 avril 2015

Perdre son âme dans les discussions byzantines

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Qu’est-ce que je pense de l’entrevue que Jacques Parizeau a accordée à Michel Lacombe et qui a été diffusée un peu plus tôt aujourd’hui?

Le PQ a perdu son âme, selon Parizeau | Radio-Canada | 6 avril 2015

J’ai d’abord trouvé que l’ancien Premier ministre était étonnamment serein, malgré la déception de ne pas avoir réussi à faire la souveraineté du Québec, seule raison pour laquelle il s’était engagé en politique, a-t-il rappelé.

Bien sûr qu’il est dur, très dur même, avec le Parti Québécois. Et les médias se font déjà un plaisir de le mettre en évidence. Mais il faut bien admettre qu’il a un peu raison… non? «On [s’est] égaré dans des discussions byzantines», dit-il. Ce n’est certainement pas moi qui vais le nier. Nous avons multiplié depuis plusieurs années les sujets sur lesquels les membres se sont divisés — jusqu’à oublier la cause qui les rassemble. Il n’y a qu’à lire notre programme pour le constater! J’espère que la nouvelle mouture du programme qui émergera du prochain congrès sera simplifiée, à l’extrême. Vous pouvez compter sur moi pour y travailler.

En ce qui concerne la souveraineté du Québec tout dépendrait maintenant, selon monsieur Parizeau, de la volonté des jeunes de 30 et 40 ans (dont je fais partie) et de la modernisation de l’économie québécoise, qu’il présente comme comme une condition préalable à la souveraineté. J’ajouterais personnellement à ces conditions la capacité de faire une pédagogie plus efficace de nos convictions.

Cette pédagogie politique devra également éviter les pièges du dogmatisme qui colore actuellement l’ensemble des discours politiques, comme nous le rappelle, à juste titre, monsieur Parizeau.

Tout est aujourd’hui comme s’il fallait que nos convictions se concrétisent immédiatement sans quoi elles perdraient leur sens, alors que l’Histoire montre bien qu’il faut faire preuve de stratégie, de détermination et de patience avant de voir se concrétiser une idée.

La prise de position de l’ancien premier ministre en faveur de la gratuité scolaire était particulièrement éclairante à ce sujet: «Modernisons d’abord l’économie québécoise, afin de nous donner les moyens de s’offrir la gratuité scolaire, mais cela ne nous empêche pas de plaider en faveur de cette idée dès maintenant». Une chose à la fois, c’est dit.

Avancer étape par étape, en fonction d’un objectif clairement défini, sur une route dont tout le monde accepte de bon coeur les nécessaires détours et compromis… parce que s’il est tentant de croire que chacun de son côté on ira plus vite, c’est évidemment ensemble qu’on pourra aller le plus loin. Je pense que c’est cette conviction que monsieur Parizeau décrit comme «l’âme perdue» du Parti Québécois.

Il faut revenir à la base: notre parti est une coalition de gens qui croient dans l’action collective pour construire l’avenir, en se dotant des moyens dont dispose un pays — avec toutes les nuances et les compromis qui sont nécessaires pour rester solidaires dans la poursuite de cet objectif. J’y crois. Et je pense que la région de la Capitale nationale peut contribuer à faire renaître cet esprit dans le parti.

Jacques Parizeau n’est pas parfait. Il a fait des erreurs (je ne lui pardonne toujours pas le discours de la défaite en 1995) et il pose un regard parfois nostalgique sur le passé, mais le message qui ressort de cette entrevue, même très dûr, ne me démotive pas du tout. Au contraire.

J’en retiens essentiellement:

  • qu’il est indispensable de toujours se rappeler pourquoi on fait de la politique (« parce que ce n’est pas la politique qui est importante, c’est de construire l’avenir »).
  • que la clé du succès, c’est de savoir rassembler autour de soi les gens qui partagent les mêmes motivations essentielles.
  • qu’il est important de distinguer ces motivations essentielles des motivations secondaires et accepter de faire des compromis sur les secondes quand cela permet de poursuivre la réalisation des premières (à défaut de quoi, c’est dans un groupe de pression qu’il est préférable de s’engager, plutôt que dans un parti politique).

Autrement dit, la politique, c’est l’art du possible.

Plus que jamais.

Construire l’avenir

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C’était à Paris, au café en face du Salon du livre, début mars.

L’homme de la table voisine transcrivait une entrevue à partir d’un vieux walkman à cassette. Play, Stop, Rewind. Play, Stop… Le texte se déroulait devant nous, jusqu’à envahir progressivement notre table.

Expresso. Grand crème. Thé. 20 minutes pour faire le point avant de repartir chacun de notre côté pour nos rendez-vous de l’après-midi.

C’est un peu à l’image de tout le mois de mars qui vient de se terminer. Un rythme fou. Trop à faire en trop peu de temps. Mais je suis très fier de ce qui a été accompli. Famille, boulot, politique… mes priorités sont bonnes, je crois — l’efficacité est au rendez-vous… et les résultats aussi. C’est stimulant.

C’est seulement le temps pour écrire qui m’a manqué. Pour la première fois depuis un an, j’ai passé plus d’une journée — presque tout le mois en fait! — sans écrire au moins quelques mots dans DayOne — c’est à dire sans prendre le temps de me demander ce qu’il y avait à retenir de la journée, comment cette journée me permettait d’avancer dans mes projets et de construire l’avenir.

Pas que je n’ai pas pris le temps d’y penser. Au contraire! Ça a même été, plus que jamais, une réflexion de tous les instants… mais sans laisser de traces écrites, c’est un peu périlleux comme réflexion. Il faut faire mieux — me remettre à écrire.

Ça fera un an demain que ma première campagne électorale comme candidat du Parti Québécois dans Jean-Talon se terminait. Pas avec le résultat souhaité, bien entendu… mais il y aura d’autres occasions… et la prochaine approche même déjà à très grands pas.

Je serai prêt.

L’Âge de la parole

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Dans le contexte de la publication du livre de Régine Detambel intitulé Les livres prennent soin de vous, chez Actes Sud, le magazine Livres Hebdo a réalisé la semaine dernière un dossier sur les livres remèdes.

Lectures sur ordonnance | Livres Hebdo | 20 mars 2015

Pour ce dossier, j’ai été invité comme une trentaine d’autres personnes à décrire en 800 caractères un livre dont la lecture m’a particulièrement fait du bien. Mon choix: L’Âge de la parole, de Roland Giguère. Le texte que j’ai soumis:

« De tous les livres qui m’ont fait du bien, L’Âge de la parole, de Roland Giguère, est sans doute le plus marquant. J’en possède une édition originale (Éditions de l’Hexagone, 1965) trouvée par hasard dans une librairie d’occasion alors que j’étais ado. Soulevant la couverture on peut lire, écrit au crayon de mon écriture juvénile: « si vous trouvez ce livre prière de m’en informer, il a pour moi une valeur sentimentale inestimable ». Et pour cause: c’est dans ces poèmes que j’ai découvert et apprivoisé les mots de l’amour, de la rage et de l’espoir. C’est aussi en lisant ces pages que j’ai véritablement appris à écrire, à aimer écrire, à oser écrire. Y’a-t-il plus grand bien à recevoir d’un livre? Vingt-cinq ans plus tard, je reviens encore fréquemment à L’Âge de la parole pour trouver réconfort, inspiration ou courage. Chaque fois que j’ai besoin de me faire du bien. »

Le dossier complet est réservé aux abonnés de Livres Hebdo, mais la liste des livres proposés est ici:

32 prescriptions littéraires | Livres Hebdo | 20 mars 2015

Livre numérique, entre économie et politique

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Le 9e Colloque étudiant du GRÉLQ aura lieu les 16 et 17 avril à Sherbrooke sous le thème «Les transformations du monde du livre à l’ère du numérique». L’événement est organisé en collaboration avec le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ).

Colloque étudiant du GRÉLQ | Sherbrooke

J’aurai le privilège de faire une intervention le vendredi qui a pour titre «De l’imprimé au numérique: l’étape du choc entre  la volonté politique et la réalité économique».

Voici la description que j’ai proposée:

Dans de nombreux pays occidentaux, le livre bénéficie d’un statut particulier. On dit du livre qu’il n’est pas un produit comme les autres. Le commerce du livre est par conséquent l’objet de nombreuses particularités et bénéficie de nombreuses exceptions. C’est un marché qui est régulièrement guidé par une forte volonté politique — particulièrement dans les périodes de bouleversements.

Vient toutefois un moment où la réalité économique doit rejoindre la volonté politique si on souhaite assurer la pérennité des systèmes mis en place. C’est l’étape à laquelle sont aujourd’hui confrontés les acteurs du monde du livre, au Québec comme ailleurs dans le monde.

Cette présentation sera l’occasion de faire un survol de quelques-uns des enjeux associés à cette délicate étape pour le marché du livre — particulièrement quand il est commercialisé sous forme numérique.

Le programme complet de l’événement est ici…

Culture geek et politique

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Un collègue de travail a porté à mon attention au cours des derniers jours un texte sur le choc de cultures au sein des organisations.

Understanding the Culture of No — par Clay Jonhson

Il s’agit en fait d’une transcription d’une présentation qui a été faite à Mexico le 20 février dernier par le fondateur d’une entreprise qui s’appelle Department of Better Technology (DOBT), qui décrit sa mission de la façon suivante:

We make great software that helps governments and non-profits better serve their communities.

La coïncidence entre cette suggestion de lecture et la démission d’Yves Bolduc — qui me replonge dans un scénario d’élection — m’a beaucoup fait sourire.

Parce que le texte met efficacement en relief certaines des convictions qui guident depuis longtemps mon engagement politique (même si je déplore une description caricaturale des milieux de travail qui sont décrits par l’auteur: entreprises privées d’une part et organisations gouvernementales d’autre part).

Parce que je pense que ce que Clay Jonhson décrit comme « la culture du non » n’est pas étranger non plus à notre difficulté « pour se dire oui » — parlant de la souveraineté du Québec.

Parce que le collègue me disait avec raison « qu’il y a aussi beaucoup de choses dans ce texte qui s’appliquent autant à notre propre milieu de travail qu’à un gouvernement » — et que comme c’est actuellement mon boulot de tous les jours de réfléchir à notre organisation, sa culture, son fonctionnement et son efficacité… ben… ça interpelle aussi très concrètement  le chef d’entreprise.

C’est comme si plusieurs dimensions de mes engagements professionnels et politiques s’étaient mises à se faire des clins d’oeil imprévus.

Alors quand Pierre Bouchard a lancé sur son blogue, hier, un appel pour alimenter sa réflexion autour de cette question…

Pourquoi les geeks et les politiciens sont-ils incapables de se comprendre? | Pierre Bouchard | 27 février 2015

…je me suis dit qu’il fallait que je soumette le texte de Clay Jonhson pour alimenter la discussion.

J’en retiens particulièrement trois extraits, que je soumets en guise de premières pistes de réponses à certaines des questions soulevées par Pierre Bouchard.

«In government we say yes to big projects and don’t take small ones seriously. We need to change that. We need to start saying no to big, because as I pointed out earlier, it fails more often than it succeeds. »

«…when you give software to your employees that they hate using, they internalize that and pass that on to your customers. Moreover, the message you send is “we don’t value you, your time, and your happiness more than we value the lowest bid.” And that empowers the Culture of No more than anything else.»

« The Driver isn’t laziness or people being set in their ways. It is risk mitigation. That question, “how do we not fail?”, is antithetical to innovation, and is the thing that empowers the Culture of No.»

Je me demande si la deuxième n’est pas celle par laquelle il faudrait commencer: changer d’approche dans le choix des logiciels dans les organismes gouvernementaux — comme un moyen de favoriser l’empowerment des forces vives.

De retour du Conseil national

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Tout juste revenu du Conseil national du Parti Québécois, je m’accorde un moment pour prendre spontanément quelques notes, en vrac, et pour les partager ici. Je le fais d’abord à l’intention des quelques centaines de personnes avec qui j’ai partagé la fin de semaine, mais tant mieux si cela peut intéresser un peu plus largement (désolé si tout n’est pas clair pour ceux qui n’étaient pas à Laval). Je le fais de manière à pouvoir y revenir plus facilement dans les prochains mois, bien sûr, mais aussi pour les soumettre dès maintenant à la discussion.

Je dois confesser d’entrée de jeu le plaisir (coupable) que j’éprouve généralement dans une assemblée comme un Conseil national. Je l’avoue: j’adore l’application des codes de procédure. J’ai toujours perçu ça comme une sorte de grand jeu et considéré l’animation des assemblées comme un art. Je ne m’en lasse généralement pas.

Sauf qu’hier après-midi les délibérations étaient clairement un peu longues… très longues… trop longues même, pour tout dire! Au point où cela m’a amené à m’interroger sur l’utilité de tous ces efforts et de tout le temps consacré à quelques propositions qui n’allaient, de toute façon, n’engager vraiment personne ni aucune instance du parti.

Peut-être que j’étais plus fatigué qu’à l’habitude, mais quand même moi je ne trouve plus ça drôle, c’est qu’on est probablement entré dans une zone dangereuse pour la motivation des troupes — et encore plus dangereuse si on est sérieux dans notre désir d’augmenter le nombre de personnes qui appuient notre parti et la cause qu’il défend.

Pour cette raison, je pense qu’il est devenu nécessaire d’identifier des moyens concrets afin de simplifier notre fonctionnement et le rendre plus attrayant et plus efficace. Quelques pistes intéressantes me semblent heureusement émerger de nos travaux de la fin de semaine.

Parmi ces pistes:
  • Il faut certainement faire (encore) plus confiance aux membres. Leur permettre de dire régulièrement ce qu’ils pensent en leur offrant de nouvelles occasions de le faire. La démarche de consultation qui a été menée dans les circonscriptions au cours des derniers mois est un bel exemple de cela. Il faut aller encore plus loin: en faire un processus continu et y convier des non-membres. Tirer profit du web et des réseaux sociaux pour le faire, aussi.
  • En contrepartie, il m’apparaît indispensable de trouver une manière d’encadrer plus efficacement l’utilisation des droits de parole lors des assemblées. Il est évident que certaines personnes abusent de ce privilège et que cela se fait trop souvent au détriment des autres. On doit trouver une façon acceptable de composer avec les abonnés au micro. C’est délicat, je le sais, mais c’est un défi qu’on doit trouver le moyen de relever.
  • Dans cet esprit, et (re)connaissant la culture du parti, il faut que nous apprenions aussi à mieux évaluer ce qui doit faire l’objet d’une proposition en bonne et due forme dans une assemblée. Il n’est pas nécessaire de débattre de tout à la première occasion. Dit clairement: certaines proposition ne devraient pas se rendre sur le plancher. Parce qu’on le sait bien, si on soumet une proposition il ne faut pas se surprendre qu’il y ait des amendements: on ne sait tout simplement pas s’en empêcher. Apprendre à se concentrer sur l’essentiel est aussi très important. J’espère que le travail de réforme des règlements du parti nous offrira l’occasion de se pencher aussi sur ce genre de choses. C’est un travail exigeant qui n’est pas très sexy, mais il est absolument fondamental — et c’est d’autant plus important que nous nous engagerons bientôt dans la longue démarche qui nous amènera au prochain congrès.
  • Il faut également encourager davantage les initiatives spontanées des différents regroupements qui existent au sein du parti — et plus largement dans la société civile. Il faut reconnaître que notre succès repose sur notre capacité à coordonner l’action des gens d’affaires pour l’indépendance, des écolos souverainistes, des femmes pour faire un pays, etc. (en guise d’exemples, évidemment!). Il est inutile d’essayer de les piloter ou, pire, de les contrôler — il faut reconnaître leur autonomie, les encourager et les soutenir dans leurs actions. Ce sera bien plus efficace. À cet égard, les exemples que François Larouche nous a présentés en fin de journée samedi devraient très rapidement se transformer en plan d’actions pour le parti.

Bien vaste chantier tout ça me direz-vous. C’est vrai. Mais ce n’est rien devant tous les autres défis qui nous attendent pour faire du Québec un pays. Alors, autant se retrousser les manches et s’y attaquer dès maintenant.

Bouder le livre numérique? Non, mais…!

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Un texte publié sur le site Bible urbaine — que je ne connaissais pas avant aujourd’hui — a fait réagir plusieurs de mes amis éditeurs sur Facebook.

Biblio urbaine | Charlotte Mercille | Est-ce que le monde de l’édition québécois boude le livre numérique?

J’ai eu l’audace de dire que même si ce texte était effectivement fait, pour l’essentiel, d’affirmations à l’emporte-pièce, « tout n’y était pas faux, tout de même, non? ». On a réagi à ma bravade en me demandant de signaler ce que l’auteure disait de pertinent. C’est de bonne guerre.

Je m’y prête donc avec plaisir, en énumérant les affirmations de l’auteure du texte, pour y réagir spontanément. La discussion se poursuivra à partir de cela… qui sait?

* * *

AFFIRMATION 1 — « Les maisons d’éditions québécoises montrent un retard important au tournant de l’ère numérique.»

FAUX, mais… — Il faudrait apporter au moins deux nuances: toutes les maisons d’édition ne sont pas en retard, au contraire. Et par rapport à qui doit-on décréter un retard? Par rapport aux États-Unis? Si on jugeait par rapport à ailleurs dans le monde, on pourrait même se dire en avance. Cela dit, il faut bien reconnaître qu’il reste beaucoup de résistance, en particulier en ce qui concerne des modèles alternatifs à la vente à l’unité par téléchargement. Et certaines maisons rejettent encore carrément le numérique — on y reviendra.

AFFIRMATION 2 — « En parcourant les catalogues Amazon et iTunes, on remarque bien vite que les livres québécois sont complètement éclipsés par la marée de bestsellers américains.»

VRAI. Mais est-ce la faute des éditeurs? Amazon et Apple n’accordent encore que peu de ressources à la mise en valeur des catalogues francophones dans leurs « librairies en ligne » — dont les versions canadiennes sont mal adaptées pour composer avec des livres dans d’autres langues que l’anglais. Je pense que la réalité décrite est véridique, mais le coupable identifié n’est pas le bon (peut-être y aurait-il toutefois moyen d’agir plus vigoureusement pour que la situation change — et peut-être que les gouvernements s’en lavent un peu facilement les mains — mais c’est un autre débat).

AFFIRMATION 3 — « Si on arrive enfin à trouver le livre québécois souhaité, son prix se rapproche davantage de celui trouvé en librairie. »

VRAI… partiellement — Les prix définis par les éditeurs québécois (et francophones en général) sont plus élevés que ceux des éditeurs anglophones. Cela s’explique par de nombreux facteurs (dont la taille et la structure des marchés). Il est toutefois indéniable qu’il y a plusieurs cas de tarification pour le moins difficiles à comprendre pour les consommateurs.

AFFIRMATION 4 — « Branchées par intraveineuse aux subventions gouvernementales, les maisons d’éditions québécoises continuent de bouder une entreprise [Apple] qui a depuis longtemps fait ses preuves sur le marché. »

FAUX, mais — La « dépendance aux subventions » est une image déformée de la réalité. Il faut analyser la structure complète du marché pour comprendre la manière dont s’organise cette industrie. Et ne pas perdre de vue que pratiquement tous les pays occidentaux stimulent et protègent l’industrie du livre de façon particulière. Par rapport au fait de bouder des entreprises qui ont fait leur preuve sur le marché… il faudrait apporter au moins deux nuances: 1) c’est une minorité d’éditeurs qui boudent encore ces points de vente et 2) ces points de vente n’ont pas encore totalement fait leur preuve sur le marché québécois (ou peuvent certainement faire beaucoup mieux).

AFFIRMATION 5 — « Pendant que les éditeurs attendent sagement la permission de Québec, les grandes corporations américaines et canadiennes se régalent de leur monopole.»

FAUX — je ne comprends pas du tout celle-là. Qui attendrait la permission de Québec? Personne n’a attendu de permission de qui que ce soit pour avancer… au contraire.

AFFIRMATION 6 — « encore aujourd’hui, plusieurs éditeurs québécois ne sont pas enclins à ajouter leurs derniers titres sur ce site Internet [prêtnumérique.ca], ce qui donne de belles ironies, comme du Michel Tremblay seulement disponible en version anglaise.»

VRAI — l’affirmation est un peu large, mais il est vrai que plusieurs éditeurs bien en vue au Québec auront attendu presque trois ans pour rendre leurs livres disponibles aux bibliothèques sous forme numérique… ne le font que depuis quelques jours et ils ne le font de façon très timide. Quelques-uns refusent encore, mais ils commencent à être rares.

Quoi qu’il en soit, l’auteure du texte aurait dû, pour être honnête, dire que les éditeurs québécois ont été parmi les instigateurs de pretnumerique.ca, qui fait l’envie de bien des lecteurs dans bien des pays.

AFFIRMATION 7 — « Les grandes franchises comme Renaud-Bray et Costco ont réduit leurs prix et tué à petit feu les librairies indépendantes.»

FAUX, ou pas démontré — a priori, Renaud-Bray n’a pas pratiqué de coupes de prix sur les livres québécois. Et tout le monde n’est pas d’accord quant à l’impact réel des pratiques tarifaires de Costco. C’est un sujet complexe… très complexe… trop complexe pour un texte comme celui-là. Et dans le numérique, je pense que ce n’est pas vraiment un facteur.

AFFIRMATION 8 — « je constate plutôt un manque d’intérêt général pour le livre d’ici. Nous sommes donc tous un peu à blâmer. »

VRAI — on ne stimule pas assez la lecture et en particulier la lecture des textes d’ici. Mais dire que c’est la faute à tout le monde, c’est comme dire que c’est la faute de personne. Alors, on fait quoi? Parce que pendant ce temps, les utilisateurs de tablettes et de liseuses achètent vraisemblablement de plus en plus de livres en anglais (publiés avant leur version française, et souvent moins cher) — un phénomène qu’on évalue mal à l’heure actuelle, mais qui est très probablement largement sous-estimé.

Est-ce qu’on est pas un peu négligeant de sous-utiliser le Web et les réseaux sociaux — et de façon trop classique/conservatrice pour faire parler des livres publiés ici? Je le crois.

AFFIRMATION 9 — « Les classiques et les nouveau-nés de la poésie, sans oublier ceux du théâtre, deviennent de moins en moins accessibles parce qu’il n’y a tout simplement pas de demande pour ces genres-là»

VRAI? — moins de demande? ou moins de diffusion, et donc moins facilement accessible?

AFFIRMATION 10 — « Le problème, c’est que la culture québécoise est sous-représentée dans un médium en pleine expansion et demeure ainsi sous l’ombre des grands titres américains.»

VRAI — mais encore une fois, la faute à qui? Et si au lieu de chercher des coupables (les éditeurs? les nouveaux géants de la vente de livres numériques? les libraires?) on faisait un brainstorming collectif pour trouver des moyens de pallier à cela et revendiquer des moyens concrets pour les mettre en place? (ce serait peut-être plus concret et plus « dans les cordes » de ce gouvernement? — je dis ça comme ça).

AFFIRMATION 11 — « Si les éditeurs tentaient de surfer la vague numérique au lieu de l’endiguer, les éditeurs québécois risqueraient peut-être moins de manquer le bateau ebook.»

HEU…Franchement, comment dire… — je ne connais aucun éditeur qui est assez fou pour croire possible d’endiguer la vague numérique. Cela dit, c’est bien beau de parler de surfer sur la vague, mais pour cela, il faut aussi des moyens… et les donneurs de leçons sont généralement des gens qui ne connaissent pas la précarité des équilibres budgétaires des éditeurs. Ça n’explique pas tout, mais ça invite à un minimum de nuances.

* * *

Alors, tout faux? Non… quand même pas… Provocateur, certes… mais n’empêche… quand même quelques belles pistes de discussion, nécessaire, il me semble. Et puisque cela correspond sans doute à la perception d’une partie de la population, et des lecteurs, autant y accorder un peu d’importance.

J’ai pris le temps de rédiger ça parce que Gilles me l’a demandé… mais aussi parce que ce serait trop facile de balancer la critique sans en discuter au moins un peu… vous ne croyez pas?

Commerce du livre numérique: une deuxième vague?

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On parle beaucoup de ce que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a présenté comme sa résolution pour 2015: lire un livre toutes les deux semaines et en faire un groupe sur Facebook pour susciter la discussion.

Plusieurs ont dit que c’était peut-être l’initiative qui prendrait la relève du célèbre club de lecture d’Oprah Winfrey. Il est certainement un peu tôt pour l’affirmer, mais cela illustre bien la force qu’on associe aujourd’hui à Facebook (comparable à la mainstream television? ça reste à voir).

Elizabeth Sutton soulève une autre dimension intéressante dans un court article sur IDBOOX:

«L’initiative de M. Zuckerberg est finalement peut-être aussi liée à des projets plus vastes dans le domaine de la lecture sociale. Après tout, Amazon possède Goodreads un réseau social dédié à la lecture… Facebook va peut-être tenter par la voix de son fondateur de se positionner en réel concurrent… »

IDBOOX | Mark Zuckerberg a fondé un club de lecture sur Facebook

Presque partout, les ventes de livres ont été décevantes en 2014. Et les ventes de livres numériques n’ont pas augmenté au rythme souhaité, ni même prévu. Et cela met l’industrie sous pression.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’année 2015 sera une année de grands bouleversements où les équilibres entre les acteurs traditionnels du monde du livre pourraient être bousculés.

Et si cette «résolution» de Mark Zuckerberg n’était qu’un signe précurseur d’une deuxième vague de transformations pour le commerce du livre — en particulier sous sa forme numérique?

Une deuxième vague qui prendrait forme en réponse à l’échec (très relatif, mais tout de même) des premiers prétendants au contrôle du commerce des livres numériques: Amazon, Apple, Google, Kobo, etc.?

Et si c’était du côté des géants des réseaux sociaux que cette deuxième vague prenait forme?

Et si, et si… quelles opportunités est-ce que cela permettrait d’envisager?

Par-delà Netflix

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Je ne sais pas vous, mais on a souvent mentionné Netflix dans les discussions du temps des Fêtes. Parfois pour parler des séries que chacun avait appréciées dans les derniers mois et parfois comme phénomène en tant que tel — avec les enjeux culturels, économiques et sociaux qui l’accompagnent.

Certains ont même évoqué la possibilité de se désabonner bientôt du câble pour ne garder que Netflix.

— Si ce n’était pas du hockey, c’est certain que ce serait fait depuis longtemps.

— Sauf qu’on ne regardera plus aucune émission québécoise quand ce jour-là sera venu…

Silence.

Un silence que j’ai interprété comme l’admission qu’il y a forcément là un problème, mais que c’est peut-être inévitable. La tendance serait trop forte.

Eh ben non! Il faut absolument trouver moyen que ce ne soit pas une fatalité. Sauf qu’il faudra pour cela que la politique s’en mêle. Qu’on redevienne capable de formuler clairement un projet de société — un projet au coeur duquel notre culture et nos créateurs auront un rôle déterminant à jouer. Il va falloir qu’on retrouve du courage pour poser des gestes forts, audacieux.

On pourrait commencer par suggérer la lecture de La guerre des arts, de Francis Desharnais, à tout le monde. Une bande dessinée minimaliste qui pose un regard lucide, et sévère, sur notre rapport à la création artistique.

Éditions Pow Pow | Francis Desharnais | La Guerre des arts

Et il n’y a pas que Netflix — dont il ne faudrait pas non plus faire le seul grand méchant loup. C’est l’arbre qui cache la forêt. Le défi est encore bien plus large.

Pendant que je vous écris, il y a trois ados dans le sous-sol de la maison qui sont en train de terminer le visionnement des derniers épisodes d’une série sud-coréenne, sur YouTube, en langue originale, sous-titrée en anglais.

Wikipédia | 미남이시네요 |You’re Beautiful

On est très loin de Lance et compte. C’était une tout autre époque.

31 jours de photo

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Je ne me souviens plus très bien comment j’avais découvert l’existence de ce groupe Facebook appelé 31 jours de photo. Si je me souviens bien, c’était quelque part en octobre. Je l’avais rejoint aussitôt, observé les participants jusqu’à la fin du mois, j’ai laissé passé novembre et je me suis lancé une première fois avec le défi de décembre.

31 jours — 31 photos, et seulement quelques instructions très ludiques:

« Les lignes de conduite sont les suivantes:

  • Vous devez être l’auteur de la photo.
  • Identifiez bien le thème du jour dans votre titre.
  • Tentez de poster une seule photo par jour.
  • Si possible, pas de photo d’archives personnelles, mais bien des photos prises expressément pour le challenge.
  • Encore meilleur : prenez la photo le jour même.

Ceci n’est qu’un jeu, et les règles peuvent être enfreintes en tout temps! »

Je suis très fier d’avoir tenu tout le mois. J’ai pris les photos pour chaque thème au cours de la journée indiquée, toujours avec mon iPhone.  Chaque fois avec le plaisir renouvelé d’un défi qui aiguise le regard et force à voir autour de soi ce que le quotidien nous amènerait autrement à négliger.

Pour le mois de décembre, les thèmes quotidiens étaient les suivants:

  1. Autoportrait
  2. Rouge et blanc
  3. Paysage
  4. Soir
  5. Motif
  6. Écriture
  7. Souvenir d’été
  8. Cuisine
  9. Reflet
  10. Confort
  11. Ancien temps
  12. Météo d’aujourd’hui
  13. Jouet
  14. Vert
  15. Brillant
  16. Neige
  17. Carré
  18. Noir & Blanc
  19. Bokeh
  20. Ce que je porte
  21. Là-bas
  22. Rose
  23. Abstrait
  24. lutin
  25. Noël
  26. Cadeau reçu
  27. Étoile
  28. Affichage
  29. Fourrure
  30. De près
  31. Mouvement

J’ai regroupé mes 31 photos dans un album sur Flickr — si vous avez envie de les découvrir, il est ici:

31 jours de photo | Album | Flickr

De la plomberie à la photographie en passant par Saint-Gabriel-de-Brandon

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La deuxième semaine de décembre, c’est de la plomberie et de la menuiserie à la maison, deux réunions politiques, des gestes importants à poser dans mon nouveau rôle de directeur général — vraiment un peu de tout! Une très grosse semaine.

J’ai aussi passé un après-midi au Cégep Sainte-Foy où j’ai accepté d’être mentor dans un programme de développement de l’entrepreneuriat. Les différentes équipes d’étudiants présentaient pour la première fois leur projet. J’étais très fier de l’équipe dont je suis mentor: un projet simple, efficace, réaliste, bien préparé. Bravo! J’ai toutefois été surpris par le conservatisme de l’ensemble des propositions: rien qui s’appuie sur les technos, les réseaux sociaux, etc., ni même indirectement — alors qu’il y avait de très belles occasions.

Tout cela sans compter que la fin de semaine se passait en tournoi de hockey avec le fils. L’écho que j’en laissais sur Facebook:

Partir pour un tournoi de hockey du fils à Saint-Gabriel-de-Brandon… Faire une crevaison… réparée chez Pierre et Pierre sur la rue principale en dix minutes sans attente:

— Monsieur, ça fera 18,40$… Monsieur? Monsieur?

— C’est à moi que vous parlez?

— Oui, c’est terminé.

(me demande si je me suis endormi? Pourtant, non…) Eh ben… Merci infiniment!

Constater au retour la présence de la Roulotte de Paul Buissonneau devant l’aréna… saupoudré d’une belle petite neige.

Il y a de la magie dans l’air.

Nous avons perdu la demi-finale contre Mascouche. 4-3. Les gars étaient désappointés, mais ils ont beaucoup appris pendant ces trois jours.

Et à travers tout ça, le plaisir d’avoir recommencé le décompte fantaisiste du nombre de minutes avant Noël sur Facebook — qui est presque devenu une tradition.

Comment ne pas mentionner en terminant le plaisir que j’ai à participer à un groupe Facebook qui s’appelle « 31 jours de photo » — qui est essentiellement composé des personnes que je ne connais pas… mais dont la formule est toute simple: un thème par jour, une photo, idéalement prise le jour même. Cela force à regarder autour de soi et à porter attention à son environnement. C’est très sain. Presque une question d’hygiène visuelle.


L’origine de ces notes hebdomadaires:

8 novembre | Éditorialiser

Les publications précédentes dans cette série:

8 novembre | La première semaine d’octobre

15 novembre | La première semaine de novembre

24 novembre | La deuxième semaine de novembre

7 décembre | La troisième semaine de novembre

13 décembre | La dernière semaine de novembre

20 décembre | La première semaine de décembre

Voyager dans le temps

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La machine à voyager dans le temps, c’est le blogue.

Il y a François Bon qui nous amène avec lui depuis quelques jours (sur Facebook — privé) à la rencontre d’amis rencontrés au fil des ans — avec photos et souvenirs. Je m’y suis même retrouvé, il y a six ans, comme si c’était hier.

J’ai fait ce matin un saut de deux ans pour me retrouver sur El Rio de la Plata. J’y ai entendu Roland Giguère et lu Borges.

26 décembre 2012 | Des mots flots au livre de sable

J’ai eu cet après-midi l’envie de retourner plus loin… dix ans en arrière, presque jour pour jour.

20 décembre 2004 | Déchiffrer l’indéchiffrable

À ma grande surprise, Borges y était encore! avec mon beau-frère, René, que François connaît bien.

Il n’y a pas à dire, le temps est un ruban de Moebius — comme ceux de Brent Seales.

Des mots flots au livre de sable

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26 décembre 2012

Sur le bateau qui nous amène de Montevideo à Buenos Aires j’écoute Thomas Hellman chanter les mots de Roland Giguère.

L’eau couleur de lion scintille. Le ciel est s’est éclairci jusqu’au bleu. Azul.

La poésie est là, omniprésente.

Les mots-flots s’abattent sur la plage blanche où j’écris que l’eau n’est plus l’eau sans les lèvres qui la boivent.

Les mots peints sur mon mur de chambre quand j’ai connu Ana.

Les mots flots. La plage blanche. Le livre de sable.

Aujourd’hui, je suis là. Avec Roland Giguère, à la rencontre de Borges.