L’ADQ en fait la proposition. Un sujet difficile aux conséquences complexes, pour laquelle je n’ai d’idée préconcue, mais qui mérite certainement qu’on y réfléchisse bien…
Catégorie : Je partage
Réalité de la blogosphère
Je suis plutôt sceptique sur ce genre d’exercice, mais je veux bien y participer à la suite de Gilles, Mario et André.
L’ADQ au sujet de la réforme
« Il ne fait aucun doute que la réforme scolaire, récemment rebaptisée renouveau pédagogique, repose sur des intentions et fondements philosophiques nobles. En effet, nul ne saurait s’opposer à la modernisation de l’école afin de la rendre plus stimulante, à la mission de faire réussir tous les élèves et à la diversité des approches pédagogiques. Cela dit, une erreur grave a été commise. On a voulu renouveler l’école sans rien changer à son administration. On a cru à tort qu’il suffisait de repenser la pédagogie, d’évaluer des compétences –transversales?- plutôt que des connaissances et d’épouser les théories « socio-constructivistes » pour que « tous » désormais réussissent. Bref, dans une éloquente manifestation de la pensée magique péquiste, on a voulu réformer l’école sans réformer le système d’éducation. »
Source: Cahier du participant au VIe congrès de l’ADQ
Il faut aussi prendre connaissance des huit propositions « concrètes » de l’ADQ au sujet de l’éducation.
Renouveau pédagogique
« Ce renouveau est propice à la réflexion, à l’expérimentation et s’appuie sur un intérêt toujours grandissant des parents, des maîtres et des administrateurs scolaires envers une pédagogie plus respectueuse de la personne de l’enfant, davantage capable de le former que de l’informer, visant à développer chez lui cette capacité d’adaptation qui devient la pierre angulaire d’une vie dans une société moderne aux changements aussi multiples que subits. »
Source: Centrale de l’enseignement du Québec, 1969, cité par Marc St-Pierre dans un commentaire inscrit à la suite de ce texte de Mario.
Les drapeaux
Wow! TOUT dans cette page est à lire et écouter. Une émission comme celle-là vaut une saison entière de programmation de radio.
Merci à tous ceux qui ont eu les couilles d’exprimer leur opinion dans cette séquence haute en couleur: Leloup, Cassivi, Petrowski, Charette, les lecteurs de La Presse, les auditeurs de Radio-Canada.
On reste inconfortable devant tout ça et c’est très bien ainsi. Merde.
Wiki et service clientèle
Je suis abonné à Neuf Telecom pour mon accès à Internet, au téléphone et à la télévision — un marché où la lutte est très féroce en France, en particulier dans les grandes villes. Les entreprises qui offrent ce genre de services le font à grands renforts de publicités, d’innovations technologiques, de promotions, etc. La clientèle est très variée, avec des clients « ordinaires » et des « geek » qui veulent tout savoir de leur modem, de sa programmation, etc. C’est fascinant.
C’est fascinant, par exemple, de savoir qu’une société a été créée, indépendamment de Neuf Telecom, pour servir les intérêts de ses abonnés actuels ou futurs — il s’agit de JustNeuf, dont les forums comptent aujourd’hui 20 000 membres, et qui se paie vraisemblablement par la publicité — notamment celle… de Neuf Telecom, qui trouve largement son compte dans toute l’opération! À quand un service semblable pour les abonnés de Videotron, par exemple?
Cela dit mon émerveillement aujourd’hui vient plutôt de la découverte du wiki que JustNeuf a mis en place pour réunir toute l’information de nature pratique sur les équipements et services de Neuf Telecom. L’usage d’un wiki dans ce contexte est évidemment très bien, mais c’est le niveau de maîtrise de l’outil qui me surprend agréablement.
À observer: le choix de MediaWiki, la licence CreativeCommons pour le contenu, l’équilibre entre les pages vérouillées et les « nouvelles pages » soumises par les visiteurs, l’usage des espaces « discussion » de chaque page pour permettre la suggestion de modification, la qualité des explications sur chaque type de page et des invitations à collaborer à la documentation de différents sujets, etc.
Un exemple dans son genre à mon avis. Vous connaissez d’autres usages des wiki de ce type pour des produits « grands publics » — de consommation générale?
Lettre à Marcel Grenier, 10 ans plus tard
À peu de choses près la lettre envoyée il y a quelques minutes par courriel à Marcel Grenier, directeur général de la municipalité de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.
Je la reproduis ici pour mémoire, mais aussi pour partager un peu plus largement les remerciements que j’ai eu envie de lui transmettre de tout coeur.
—/ début /—
Bonjour M. Grenier,
Vous ne vous souvenez sans doute pas de moi, mais je me souviens très bien de vous. J’ai été responsable il y a dix ans (déjà!) d’un camp de jour technologique qui avait été organisé pour une trentaine d’élèves des écoles « du bas et du haut de la côte » de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Cela avait été une extraordinaire expérience, qui conserve une place très particulière dans mon vécu pédagogique avec les TIC. La collaboration de la ville avait été indispensable pour rendre possible la tenue du camp de jour, mais votre complicité avait encore plus importante pour lancer les activités — comme celles de plusieurs autres Catherinois, d’ailleurs, et notamment celle de M. Robitaille, de l’auberge Juchereau-Duchesnay. Cette expérience me suit encore tous les jours, partout où je vais, et je reste motivé par l’idée de la ville comme une « cité éducative » — un possible que j’ai pour la première fois « senti » à Sainte-Catherine.
C’est la lecture de cet article dans Le Soleil qui m’offre l’occasion de vous écrire aujourd’hui:
Le papier? Fini au conseil municipal!
J’ai eu envie de vous écrire à la lecture de ce texte parce que j’y ai reconnu encore une fois votre conception visionnaire de la ville et votre audace de précurseur — deux qualités qui ont été très inspirantes pour moi il y a dix ans et qui pourront sans aucun doute encore l’être encore pour bien des jeunes de votre coin de pays (et d’ailleurs!). Je vous en remercie car ce sont des qualités dont il est essentiel d’offrir aux jeunes (et aux moins jeunes) des exemples concrets.
C’est de Paris, où je travaille (toujours dans le domaine de l’éducation et des technologies) que j’ai pu lire le texte dans la version électronique du Soleil, mais je compte bien passer vous voir un de ces jours afin de vous féliciter et pour vous remercier de vive voix, parce que c’est un peu l’expérience que nous avons vécu ensemble — au tout début de ma vie professionnelle — qui m’a porté jusqu’ici.
Encore merci.
Très cordialement,
Clément
—/ fin /—
Bonne nouvelle / bonne idée
Pour référence ultérieure, une bonne nouvelle, et une bonne idée:
La nouvelle:
Québec, «Communauté de recherche de l’année»
L’idée:
100 000 entrepreneurs [pour] transmettre l’envie d’entreprendre
Faut-il être élu pour parler de politique?
Certains, dont Michael, ont louangé l’ouverture de Gilles Duceppe la semaine dernière. Bien. Mais quand je lis des choses comme cela, ça me désespère:
« Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pour sa part invité Justin Trudeau à sauter dans l’arène politique en se faisant élire s’il veut débattre de questions politiques. » (Source: Cyberpresse)
Comment est-il possible de dire des énormités comme cela? Tout le monde a le droit (le devoir?) d’exprimer des opinions à haute voix, non? N’est-ce pas un peu le sens de la démocratie? À la base… avant même l’idée de « démocratie représentative ».
Je déplorais déjà qu’on accordait beaucoup trop d’importance aux élections dans la vie démocratique du Québec et du Canada, par rapport à l’animation du débat public… alors là, ça dépasse vraiment les limites de l’acceptable à mon avis. Personne n’a le droit d’imposer le silence à quelqu’un de cette façon.
Je ne partage pas l’avis de Justin Trudeau, mais je lui souhaite la bienvenue dans la discussion — surtout s’il peut s’y engager autrement que sous forme de clip publicitaire.
Resaisissez-vous M. Duceppe, on vous sait être un meilleur debater que cela.
Chauffeur suivez cette voiture
Québec sans fil
« Pour faire de Québec une ville Internet sans fil d’ici les fêtes du 400e, Gilles Duceppe entend proposer au gouvernement fédéral de créer un projet pilote avec un fonds de soutien pour les projets de ville sans fil. Québec pourrait ainsi profiter d’une vitrine exceptionnelle, où les visiteurs découvriraient le mariage harmonieux entre la splendeur du patrimoine et le dynamisme de la modernité qui la caractérisent. »
Source: intervention finale de Gilles Duceppe dans le cadre de Québec, carrefour international
Ça avance! Restera bientôt plus qu’à le faire!
Québec carrefour international
Événement politique innovateur à Québec aujourd’hui.
En effet, à l’occasion d’un colloque d’une journée organisé dans le but de promouvoir « des projets incontournables pour l’avenir de la ville de Québec » le Bloc québécois invite quelques blogueurs à rendre compte de l’événement sur le Web dans le but de permettre à un plus grand nombre de personnes d’y prendre part et à favoriser la poursuite des discussions au terme de la journée. C’est ici que ça se passe: Québec, carrefour international.
Je lève mon chapeau au Bloc québécois pour avoir pris cette initiative audacieuse… d’autant plus que j’ai toutes les raisons de croire qu’il l’a fait avec la bonne attitude, en assumant les risques que cela comporte et en misant sur l’intelligence des citoyens et des internautes.
Je connais bien les blogueurs invités, pour lesquels j’ai le plus grand respect sachant qu’ils n’ont jamais fait preuve de complaisance dans leurs écrits sur le Web. Si les recherchistes du Bloc ont bien fait leur travail, ils savent très bien que ce ne sont pas des gens dont les opinions politiques leurs sont acquises — loin de là. Et c’est bien la raison pour laquelle je pense que l’expérience sera intéressante.
Je lève aussi mon chapeau aux six personnes qui ont accepté de consacrer leur dimanche à une expérience comme celle-ci parce qu’ils apporteront une importante contribution dans le sens de la réinvention des lieux où les débats — qui sont au coeur de la démocratie — peuvent prendre forme à l’ère des réseaux.
Merci Mario, merci Michael, merci François, merci Audrey et François, merci Francis. Et merci à tous ceux qui commenteront leurs écrits au fil des heures.
Et à défaut d’être présent physiquement, je serai de coeur et d’esprit avec vous.
Polémil Bazar à Paris!
Une soirée inoubliable se prépare, demain à moins de dix minutes à pied de chez moi:
Polémil Bazar dans la cale de la péniche El Alamein
Le fit entre l’éclectisme coloré des lieux et l’esprit de la musique me semble incroyablement bon. Ça promet!
Sérendipité
Belle exploration d’un concept que j’affectionne particulièrement: la sérendipité.
Participer au colloque de l’APOP… à partir de Paris!
Je me suis fais plaisir il y a quelques jours en acceptant d’animer un atelier dans le cadre de l’ambitieux projet de colloque à distance de l’APOP, qui aura lieu les 10 et 11 janvier 2007. J’animerai donc un atelier à parir de Paris, avec des participants qui seront physiquement situés un peu partout au Québec (et ailleurs, qui sait?).
Le programme présente la version courte de la description d’atelier, mais je reprends ici la version un peu plus longue pour le plaisir.
Du cyberespace à la cité éducative
Les établissements scolaires ont la forme qu’on leur connaît aujourd’hui parce qu’ils permettent de réunir en un seul endroit un vaste ensemble de ressources destinées à faciliter l’apprentissage: équipements, bibliothèques, enseignants, spécialistes, etc. L’école est une concentration des ressources éducatives de la cité.
Dès lors que les réseaux informatiques permettent de donner accès aux ressources éducatives sans pour autant devoir les réunir en un seul endroit quel sens doit-on donner à l’école? Comment expliquer aux jeunes adultes qu’ils doivent aller à l’école alors qu’ils peuvent parcourir le monde du bout des doigts?
Et si l’école, libérée sa fonction de « lieu d’accès à la connaissance » devenait surtout, grâce aux TIC, un lieu d’apprentissage de la citoyenneté — d’une citoyenneté plus ouverte, plus active et plus solidaire que jamais? Et si les technologies étaient avant tout pour l’école des outils pour s’ouvrir au monde ?
Et si nous nous étions trompé et qu’au lieu de chercher à initier les élèves aux nouvelles technologies le rôle de l’école était plutôt de les aider à passer du cyberespace à la cité éducative?
* * *
Cet atelier sera l’occasion d’explorer — à partir d’exemples concrets — comment les TIC nous obligent à développer une nouvelle conception de l’école et du matériel éducatif ainsi qu’à repenser lentement, mais sûrement, le rôle du prof qui, loin d’être marginalisé, devrait s’en trouvé fortement revalorisé.
Au programme : très courte introduction, série d’exemples commentés, courte conclusion et échange — surtout des échanges! Et peut-être même une réalisation collective au terme de l’atelier.
Et tiens… ça me fait penser que je n’ai pas encore rassemblé ici mes notes sur le congrès de l’Association internationale des villes éducatrices, qui s’est tenu à Lyon à la mi-septembre. J’y reviendrai dès que possible. J’en suis revenu à la fois ravi et très fier. À suivre